samedi 30 décembre 2017

Bilan 2017

C'est l'heure du bilan et force est de constater qu'il est bien léger cette année : 42 livres lus. Ce qui est à peu près le tiers de mon score habituel. Cela s'explique à la fois par des soucis de santé qui m'empêchent régulièrement de lire, mais aussi par un manque d'enthousiasme et peut-être quelques mauvais choix.
Si j'ai fait de belles découvertes, nouveaux auteurs, nouveaux univers (notamment Les Soeurs Carmines d'Ariel Holzl), et apprécié les suites de mes séries fétiches (Meg Corbyn d'Anne Bishop, Testaments de Jeanne-A Debats) ainsi que les recueils, anthologies et nouvelles que j'ai pu lire, ce sont quatre romans, des one shot, qui ont vraiment marqué mon année. En les listant, j'ai pu constater qu'ils ont d'autres points communs... Je vous laisse en juger.

Comme souvent, le livre d'entre deux années s'est révélé un excellent choix. Pour le passage de 2016 à 2017 il s'est agi de La Terre qui penche de Carole Martinez.
J'ai aimé ce réalisme magique flamboyant, ces éléments de contes s'intégrant dans la réalité pour former une mosaïque complexe et surtout cette héroïne en quête d'elle-même.

Boudicca de Jean-Laurent del Socorro m'a passionnée. Je l'ai lu très vite, emportée dans cet univers mythique strié des songes initiatiques de cette héroïne emplie de failles et de doutes, mais aussi de courage et de volonté.

Déracinée de Naomi Novik est arrivé dans ma vie à un moment où j'en avais terriblement besoin. Cela a sans doute contribué à me le faire aimer, mais je pense qu'il m'aurait de toute façon séduite. Sa structure épisodique m'a permis de mieux me laisser absorber et d'oublier un temps mes soucis. Cependant, ce long conte, loin d'être aussi manichéen qu'on pourrait le croire, m'a surtout rappelé ce qui m'a donné le goût de la lecture durant l'enfance.

Le grand coup de cœur de 2017 est indubitablement Mes Vrais Enfants de Jo Walton. Il m'est néanmoins difficile de vous expliquer pourquoi. L'autrice a réussi à rendre Patricia et ses deux vies bien réelles dans mon esprit, à rendre exceptionnel quelque chose qui ne l'est pas vraiment. Je parle des vies du personnages, pas des prouesses de Jo Walton qui prouve avec ce roman, s'il en était besoin, qu'elle possède un grand talent et une sensibilité hors normes.

Je ne vous parlerai pas des challenges, je n'ai guère avancé. J'espère me rattraper en 2018. Et même si je lis peu dans les mois qui viennent, si je peux compter au moins une lecture aussi merveilleuse que les quatre sus-citées, je me considérerai chanceuse.

mardi 5 décembre 2017

Le Bois sans dessus dessous et autres histoires conthées

Un livre jeunesse écrit par Clémentine Ferry et illustré par Sanoe, publié aux éditions du Lumignon.


Vous pouvez consulter un extrait sur le site de l'éditeur.


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Le-Bois-Sans-Dessus-Dessous

Présentation de l'éditeur :


À travers dix contes, les héros du Bois Sans Dessus Dessous nous emmènent dans des aventures gourmandes. Loirs, hérissons, grenouilles, chauve-souris : tous ont en commun le thé, qui sert de fil rouge à travers leurs différentes histoires.Ces petites contes initiatiques bien ciselés abordent des thèmes aussi variés que le vivre ensemble, la timidité ou encore l’acceptation de soi.


 

Le Bois sans dessus dessous est un très joli recueil d’histoires pour enfants en grand format, abondamment illustré.
Les contes animaliers ont toujours la côte. Cette ambiance campagnarde, fleurant la douceur de vivre, prônant des valeurs telles que l’amitié et la solidarité, a bercé mon enfance et sans doute la vôtre aussi. Le Bois sans dessus dessous est l’héritier de tous ces récits intemporels. Si vous avez grandi avec Pierre Lapin ou les personnages du Vent dans les saules, vous serez ravis de partager avec vos enfants cette délicieuse lecture qui les inspirera et éveillera en vous de bons souvenirs.
Plus que le lieu — aussi magique et charmant soit-il — c’est le thé qui se trouve au centre de tous ces contes et cela de façon plus ou moins directe. J’ai apprécié ce lien si improbable et l’inventivité dont a fait preuve l’autrice pour garder ce thème tout en se renouvelant à chaque fois. Qu’il s’agisse de la culture des théiers ou de l’heure du goûter, il y a toujours une bonne raison d‘aimer le thé.
Au fil des pages vous trouverez entre autres : un loir qui a le mal de l’air, une petite chouette qui veut devenir créatrice de thés, une chauve-souris timide et un blaireau à la vue déclinante. Si la plupart de ces histoires sont légères, comme celle de la petite souris cherchant le plus beau cadeau de mariage, d’autres sont douces-amères, comme celle des lapereaux perdant leur papa. Cela dit, le sujet est traité avec une grande délicatesse et passe un peu de baume sur les peines qu’il dépeint.
Les récits sont courts, juste la bonne longueur pour une histoire du soir. Cependant, ils seront tout autant appréciés par les enfants qui commencent à bien lire tous seuls. La police et le contraste sont parfaits pour eux.
Les illustrations sont magnifiques. Elles sont en noir et nuancées, façon crayonnés, ce qui ajoute à leur charme un peu old school. Elles fourmillent de détails et les enfants y passeront du temps avant d’en faire le tour. Le papier épais et de qualité leur rend parfaitement justice. J’apprécie qu’un tel soin soit apporté à un livre pour enfants.
La plupart des animaux présents dans ces contes ont des noms de plantes ou d’arbres que l’on retrouve en fin d’ouvrage sous forme d’herbier avec des dessins et une description. C’est une excellente idée, aussi ludique qu’instructive, et qui peut encourager les enfants un peu récalcitrants à la découverte de la botanique.
Le Bois sans dessus dessous est vraiment un très bel ouvrage à l’univers un peu fantasque et aux histoires pleines de douceur que je vous conseille chaleureusement.


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