lundi 12 janvier 2026

Le Tarot de la Fleur de Fougère

 Un tarot créé par Walderya et illustré par Vassilissa Gamzukoff, aux éditions Arcana Sacra.

Présentation de l'éditeur :

Laissez la mythique fleur de fougère vous dévoiler les arcanes du monde féerique… Tous les botanistes classiques vous diront que la fougère ne fleurit pas. Et pourtant… Une seule fleur éclorait à minuit, la nuit de Noël. Elle permettrait à celui qui la trouve d’accéder aux mystères de la nature, aux murmures des arbres, aux secrets des fées. Le Tarot de la Fleur de Fougère s’inspire de cette fleur insaisissable. Il ouvre un chemin vers un monde oublié, tissé de contes anciens, de plantes aux vertus cachées et d’animaux porteurs de messages. Chaque carte est une passerelle entre intuition et tradition, entre visible et invisible. Mais prenez garde : le monde féerique n’est pas fait que de lumière. Il est aussi peuplé d’êtres farceurs, d’augures sombres et de vérités profondes. Un tarot illustré avec âme, accompagné d’un livret, conçu pour guider aussi bien les novices que les initiés.

Depuis de nombreuses années, je collectionne les tarots et oracles. Je les choisis pour leur originalité et leur beauté, mais j’aime aussi pouvoir les utiliser. Celui-ci est superbe. La qualité du coffre et des cartes est appréciable. Les illustrations sont magnifiques. Il s’agit d’un tarot de forme classique, soit 78 lames, mais il en compte une de plus : la fameuse fleur de fougère.
L’avantage du tarot, dans sa forme habituelle, est que sa symbolique s’applique à chaque jeu de manière plus ou moins égale. On n’a donc pas à réapprendre la signification des arcanes. Cependant, si le Tarot de la Fleur de Fougère est bien composé de 78 lames comprenant des arcanes majeurs et mineurs, il a son propre symbolisme. C’est un tarot dans la forme, mais pas tant que ça dans le fond. Cela à l’avantage d’offrir quelque chose de nouveau en comparaison d’un jeu que vous possédez potentiellement déjà.
Les quatre suites portent des noms différents : Étincelles, Gouttes, Épines et Racines. La suite à laquelle les arcanes appartiennent est identifiable grâce à un symbole sur le côté de la lame, en haut à gauche, ce qui est plutôt bien pensé. Les arcanes majeurs ont aussi leur propre symbole.
Ce jeu n’est pas facile à utiliser pour la divination si vous avez déjà une connaissance du tarot car vous aurez tendance à chercher des correspondances tout le temps. Parfois ça aide, parfois non. Pour s’en servir, il faut l’apprivoiser, l’apprendre, comme un oracle, et je ne trouve pas les cartes aisément identifiables d’un coup d’œil malgré les symboles. C’est une question de sensibilité, j’imagine. J’emploie davantage les jeux plus évocateurs. J’aurais tendance à lui préférer des oracles botaniques qui sont plus accessibles dans la pratique. Ceci dit, il me semble un excellent support pour la méditation et la recherche d’inspiration. C’est une aussi une bonne occasion de se plonger dans le folklore et d’apprendre des choses.
Bien entendu, ce n’est qu’un avis personnel et l’usage que vous en ferez ne tient qu’à vous. Il est tout à fait utilisable en tant qu’outil divinatoire. En outre, il est toujours bon d’apprendre quelque chose de nouveau et de sortir de sa zone de confort.
L’autrice encourage l’utilisateur à la créativité dans sa pratique ainsi qu’à développer sa propre méthode, ce que j’apprécie. J’aime aussi beaucoup les formes de tirages qu’elle propose. Elle encourage également à voir le tirage dans son ensemble et nos opinions s’accordent là-dessus. C’est un aspect de la lecture que de nombreux manuels laissent de côté alors qu’il est essentiel.
J’ai de surcroît apprécié la façon dont elle parle des plantes, la profondeur de sa pensée et la sensibilité avec laquelle elle a développé son jeu. Elle évoque également les contes et le folklore régionaux qui sont, à mon avis, fort intéressants à explorer, que ce soit dans la pratique du tarot ou en dehors.
La carte qu’elle ajoute, la fleur de fougère, apporte un petit plus un rien mystique au jeu. On peut lui trouver de nombreux usages.
Je ne pense pas l’utiliser souvent car ce n’est pas, pour moi, le jeu le plus évocateur, néanmoins ce tarot est une belle pièce de collection et je suis ravie qu’il se soit ajouté à la mienne.

 

jeudi 20 novembre 2025

Quand vient la sorcière

 Un roman de T. Kingfisher, publié chez Verso.


Quand Cordelia déçoit sa mère, celle-ci l’emprisonne dans son corps et la force à obéir. Qui a déjà expérimenté une paralysie du sommeil ne peut que trembler à cette idée. Le début du roman est d’ailleurs très évocateur à ce sujet. Cependant, malgré tout l’effroi que lui inspire sa génitrice, Cordelia n’a pas la moindre idée de ce dont celle-ci est vraiment capable.
Quand vient la sorcière est un roman subtil, tout en manigances et faux-semblants. Il tient un peu du conte, un chouia de l’horreur, mais aussi des intrigues sociales chères à Jane Austen. Imaginez une intrigante voulant se marier avec un petit propriétaire terrien — usant de charmes aussi bien que de charme — une sorcière impitoyable, cruelle et déterminée. Il s’agit d’Evangeline, la mère de Cordelia, et sa fille ne sait comment l’arrêter. Pas plus que ne le sait Hester, la sœur du Squire qui est la proie d’Evangeline.
Ce roman est lent, favorisant la réflexion ainsi que la plongée en profondeur dans la psyché des personnages. Bien sûr Evangeline est odieuse, voire effrayante, mais elle est une excellente représentation de la mère abusive. Elle fait parfois froid dans le dos. Cordelia, aussi naïve soit-elle au début, grandit au cours de cette histoire, mais les autres personnages ne sont pas en reste. J’ai particulièrement aimé la sémillante Penelope. Et bien sûr il y a Hester, deuxième personnage principal qui partage la place centrale avec Cordelia.
T. Kingfisher a l’originalité de mettre au cœur du récit deux personnages féminin aux âges inhabituels pour des héroïnes. Hester a 51 ans et Cordelia 14. Or, nous savons tous qu’une héroïne a entre 16 et 29 ans, selon le type de roman. Un personnage en dehors de cette tranche d’âge se voit relégué au second plan. Au-delà de l’audace de ce choix, cela apporte réellement un plus récit. J’ai beaucoup aimé Hester, femme pragmatique et réfléchie. Elle sait louvoyer, mener ses batailles en silence et utiliser des armes simples, à sa portée. Elle n’en est pas moins courageuse, mais elle ne fonce pas tête baissée si elle peut l’éviter. Elle sait également s’entourer des bonnes personnes et il est difficile de ne pas aimer ces personnages. Ils sont tous un peu des héros ordinaires et c’est ce qui les rend si attachants.
Quand vient la sorcière est un très bon roman, mais qui demande de la patience. Il se déroule comme une pelote, il prend son temps, peut-être un peu trop parfois. Cela ajoute en réalisme, mais attend-on d’un conte qu’il soit réaliste ? Cela étant dit, je suis une grande amatrice de contes, surtout revisités, et j’aime les personnages intelligents. Même si je me suis prise à espérer parfois que l’intrigue avance plus vite, j’ai beaucoup apprécié le temps passé avec ce roman.


dimanche 26 octobre 2025

La Captive de Dunkelstadt

 Un roman de Magali Lefebvre, publié chez Château âmes.


Au sortir de ses études, Émile Dupontel n’est pas vraiment pressé de se ranger. Son avenir est tout tracé, mais si le jeune homme a toujours docilement suivi les plans de ses parents, de ses études studieuses à la fiancée qu’on lui a choisi, il veut satisfaire un peu de ce goût de l’aventure qui sommeille en lui avant de céder à la pression sociale. Ses parents lui ont offert un tour d’Europe en récompense de ses excellents résultats et il entend en profiter. Émile est particulièrement attiré par les curiosités locales, les contes et légendes, les maisons hantées et autres superstitions… Aussi, quand il entend parler de Dunkelstadt et de son château maudit, il ne peut résister à l’attrait que ce lieu exerce sur lui. Cependant, si Émile est sceptique quant à la véracité de la légende locale, les habitants, eux, sont d’un autre avis.
La Captive de Dunkelstadt ravira les amateurs de romans gothiques et de fantastique, mais aussi de romance. L’ambiance est sombre à souhait et les mystères du château, de son spectre et de sa malédiction se dévoilent petit à petit. Cette lecture est parfaite pour l’automne et se lit bien trop vite. L’écriture de Magali Lefebvre est agréable, évocatrice et élégante.
L’ambiance d’un roman gothique en est la clé de voûte, mais les personnages font vivre l’intrigue. Si Émile semble un peu falot au départ, son personnage prend de l’envergure. Lui qui n’était pas vraiment prêt à devenir adulte, à s’impliquer, change et grandit. J’ai de surcroît beaucoup aimé les femmes de ce récit qui sont tout en nuances. À Dunkelstadt, les apparences sont trompeuses et les personnages ont davantage de profondeur qu’ils ne le laissent supposer de prime abord.
Si vous aimez les romans gothiques et les contes de Grimm, ce récit est fait pour vous.


mardi 14 octobre 2025

Nettle and Bone : comment tuer un prince

 Un roman de T. Kingfisher, publié chez Verso.


T. Kingfisher est une poétesse de l’étrange, sa fantasy flirte avec l’horreur, son horreur danse langoureusement avec le merveilleux… Ne vous y trompez cependant pas, malgré son premier chapitre un rien teinté d’effroi, Nettle and Bone n’est pas de l’horreur, c’est un conte discordant. Kingfisher aime les contes, elle puise dans leur matière originelle, brute et cruelle, pour tisser de grandes histoires, de celles que l’on garde en mémoire. Elle est une autrice prolifique, qui écrit aussi bien des récits pour enfants que pour adultes et dans des genres très différents.
Nettle and Bone est un conte à la fois beau et dérangeant, une histoire profondément originale, qui pourtant possède ce petit quelque chose de familier qui met le lecteur à l’aise. On se sent en terrain connu, pourtant T. Kingfisher se joue de nos attentes. Le récit s’enroule autour du lecteur comme une couverture mais, malgré le confort que celle-ci apporte, il y a un petit je-ne-sais-quoi de malaisant, typique de l’écriture de Kingfisher même quand elle ne fait pas de l’horreur. Ce merveilleux teinté d’effroi est une lecture parfaite pour l’automne.
L’autrice s’amuse à détourner les clichés. Ses personnages n’en sont que plus attachants. J’ai particulièrement apprécié Marra, qui n’est ni belle ni puissante. Elle n’a rien d’une héroïne ; elle n’espère qu’une vie simple et tranquille, mais elle sait que si elle ne fait rien, personne d’autre n’agira. Marra est juste une femme ordinaire et ça change tellement de ce qu’on nous propose habituellement ! Elle se découvre du courage parce qu’elle n’a pas le choix et qu’elle ne saurait détourner le regard. Cela la rend touchante. 
Les personnages qui l’entourent ont aussi leurs particularités. J’ai adoré la dame poussière et la marraine, néanmoins je ne veux pas trop en dire pour ne pas vous gâcher la découverte.
Le récit est subtil et la plume élégante, toutefois c’est l’atmosphère de conte distordu et la magie instinctive, symbolique, qui m’ont le plus charmée. Ce fut une excellente lecture.

lundi 9 juin 2025

L'Or de la nuit

Un roman d'Irène Frain, publié chez Julliard.


Un homme, un livre. Comment Antoine Galland, cet érudit sérieux et discret s’est-il mis à traduire des contes ? Alors que Galland écume les marchands et les libraires pour étoffer la collection de Foucault, il tombe sur un livre : Les Aventures de Sinbad le marin et là le rêveur en lui prend le pas sur le savant. Enchanté par ce conte, Galland décide de le traduire et d’en chercher d’autres. 
Entre les détails qu’elle a glanés dans les carnets que Galland tenait méticuleusement à jour, les recherches qu’elle a menées à cet effet et le flot de sa propre imagination, Irène Frain retrace pour nous l’histoire à la fois de l’homme et de ces contes que nous connaissons tous. On a beaucoup reproché à Galland les écarts de sa traduction, les ajouts, les interprétations, les caviardages, en oubliant les mœurs de son époque. Il lui fallait plaire aux puissants et éviter la censure. On omet de se souvenir qu’il a aussi œuvré à populariser ces contes.
Les Mille et Une Nuits ont marqué des générations de lecteurs et même de personnes qui ne les ont jamais lues, elles sont profondément ancrées dans notre imaginaire, adaptées, traduites, retraduites, adaptées de nouveau. Peu importe la forme dans laquelle nous l’avons découvert, nous avons tous un conte préféré qui est devenu l’une des briques fondatrices de notre imaginaire. Mais Galland, lui, si son nom est resté célèbre, reçoit plus de reproches que de louanges aujourd’hui. Peut-être est-ce en partie mérité, cependant, sans Galland, ces contes orientaux n’auraient jamais pris racine dans notre imaginaire d’occidentaux. Alors que sa traduction du Coran a disparu, ses traductions-interprétations ont traversé les siècles et nous enchantent encore.
Ce roman m’a appris des choses et fait reconsidérer l’image que j’avais que j’avais de l’homme — pas très bonne, je l’avoue — et la mesurer à l’aune de l’amour que j’ai pour les contes qu’il nous a transmis. Pour cela, j’en remercie l’autrice.
Irène Frain consacre également des chapitres à Hanna Dyâb, qui a conté à Galland certaines des histoires qu’il a recueillies, dont Ali Baba et Aladin. Hanna en soi pourrait être un personnage des contes qu’il nous a légués tant sa vie a été riche en aventures et rebondissements. J’ai particulièrement aimé lire les passages qui lui sont consacrés.
Irène Frain, avec l’élégance coutumière de sa plume, donne l’impression qu’elle peint plutôt qu’elle n’écrit. Par petites touches, ses tableaux prennent vie, aplats de couleurs et de poésie qui rappellent l’impressionnisme. Cela rend le roman très agréable à lire, fluide, tout en émotions, mais aussi très visuel. Le style est beau, ciselé, les chapitres divisés en courtes entrées qui donnent envie de lire la suite. On ne peut que passer un bon moment avec cette lecture.


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mercredi 21 mai 2025

Tyr, Runborn T1

Premier volume d'une trilogie d'Ariel Holzl, publié chez Gulf Stream.
En version audio chez Voolume, lue par Adelaïde Poulard.



Tyr et ses camarades vivent dans un village isolé. À Gimlé, la vie semble douce, faite de chasse, de pêche, d’agriculture et de solidarité, toutefois est-ce si idyllique à y regarder de plus près ? Les trois adolescents sont marqués par les runes, ce qui leur vaut les regards en biais de leurs voisins et d’être maintenus à l’écart des autres jeunes. Bien entendu, le jour où ils comprennent ce que représentent leurs marques et quelle est la destinée prévue pour eux par les dieux, tout s’emballe. Lancés sur les routes de ce monde post-Ragnarök, se précipitent-ils vers cette destinée ou s’en émancipent-ils ? Telle est la question.
Ce roman est plein de surprises, de tours et de détours, mais aussi de rebondissements que vous pouvez voir venir parfois, on ne s’y perd que davantage car les apparences sont d’autant plus trompeuses. Le récit est un savant mélange d’attente et d’urgence. J’ai choisi la version audio, qui par chance se prête bien à ce type de récit. Les longueurs m’auraient sans doute davantage dérangée à l’écrit, bien que je sois une lectrice patiente. Je pense que cela tient au fait que Tyr m’a souvent semblé passif, entraîné par les événements. Entendons-nous bien, cela est parfaitement logique dans sa situation. Il est comme pris dans un torrent, parfois il parvient à nager, mais souvent il ne peut que tenter de garder la tête hors de l’eau. Cependant, cela peut se révéler frustrant pour les lecteurs qui préfèrent des personnages proactifs.
Il s’agit d’un roman d’apprentissage typique, dans lequel le héros évolue beaucoup, gagne en maturité, mais fait aussi de nombreuses erreurs. Ariel Holzl n’est pas un auteur complaisant envers ses personnages, ce que j’apprécie beaucoup. Il a initié ici une belle fresque de fantasy, usant avec intelligence de la mythologie dont il s’inspire. Il a su la faire sienne tout en la respectant.
Si vous avez déjà lu les écrits d’Holzl, vous trouverez probablement celui-ci fort différent. Cet auteur soigne ses univers aussi bien que ses personnages et il ne craint pas d’explorer différents genres littéraires.
J’ai ressenti des hauts et des bas avec ce roman, pourtant il ne faisait aucun doute pour moi que j’écouterai la suite. La fin, en plein suspense, n’a évidemment fait que renforcer cette envie. On sent qu’il reste beaucoup à découvrir dans cette trilogie et le deuxième volume promet un autre point de vue, ce qui est alléchant.
Ce roman est classé en YA, néanmoins il s’agit d’une lecture relativement exigeante qui n’est pas adéquate pour les âmes trop sensibles. Toutefois, si vous aimez les romans initiatiques, la mythologie nordique et n’êtes pas rebutés par un peu de violence et de sang, je gage que vous l’apprécierez.

samedi 17 mai 2025

Emma et les mauvais éléments T1

 Une BD écrite par Ariel Holzl et illustrée par Alba Cardona. Publiée chez Jungle.


Cette jolie BD est un condensé de tropes fort communs en littérature jeunesse, mais ce n’est pas une mauvaise chose. Après tout, si ces tropes hérités des contes hantent toujours la littérature, c’est qu’ils ont encore des choses à nous dire. Ils sont les piliers des récits formateurs, ils accompagnent les personnages, aussi bien que les jeunes, lecteurs vers l’âge adulte.
Cette BD parle de découverte de soi, d’émancipation, de liens qui se créent dans l’adversité, d’héritage et de choix. Emma, personnage typique de ce genre de récits, n’en est pas moins attachante. Notre héroïne est une jeune fille vive et intelligente qui découvre un jour qu’elle a des capacités extraordinaires et va rejoindre une école tout aussi prodigieuse. Mais tout n‘est pas aussi rose que ce à quoi elle s’attendait. 
L’intrigue mêle magie et lutte écologique et j’ai un peu eu l’impression de voir Captain Planet (si vous êtes plus jeunes que moi la référence ne vous parle pas. Vous ne perdez rien) à Poudlard… Les motivations des « méchants » de l’histoire restent obscures pour le moment, mais je gage qu’il reste beaucoup à découvrir.
Les personnages ne sont pas très développés, néanmoins ils ont du potentiel. Emma et les mauvais éléments est le premier tome d’une série, il est fort court et a surtout valeur d’introduction. Il charmera sans nul doute les jeunes lecteurs, toutefois en tant qu’adulte je trouve qu’il manque un peu d’ambition. Le récit est simple, mais les illustrations jolies. Le style me rappelle un peu celui de Maliki. Je lirai probablement la suite, pour voir si le scénario cache plus de secrets qu’il n’y semble de prime abord, ce qui est une possibilité, connaissant l’auteur.