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dimanche 6 janvier 2019

Les Quatre Filles du docteur March (série de 2017)


Le hasard faisant parfois bien les choses, j’ai appris hier que la série de 2017, que je mentionnais dans mon précédent billet, était passée sur France 2 le 31 décembre et donc encore disponible en replay jusqu’au 7 janvier (quand on n’a pas la télé… bref). J’étais sur ma lancée, alors pourquoi pas ? 
Cette série est composée de trois épisodes d’une heure chacun. Il s’agit d’une adaptation plus libre que le film de 1994, elle va du début de Little Women à la fin de Good Wives
Cette adaptation se veut plus nuancée, accentuant la part la plus sombre de l’histoire, tout en mettant également le doigt sur les inégalités sociales. Cela n’a pas marché, à mon sens, car c’est fait de façon superficielle. En revanche, une grande partie du charme du roman s’est estompée dans ces circonvolutions. De bons moments ont été gâchés ou oubliés en route, alors que le film, pourtant plus court, avait su capter l’essentiel. La série manque de substance et l’on peine à s’attacher à des personnages qu’on aimait pourtant déjà. 
Pour citer quelques exemples : la complicité des sœurs n’est pas aussi évidente qu’elle le devrait et leur amitié avec Laurie ne passe que par le prisme de Jo. Amy est devenu un personnage détestable. Des quatre sœurs, c’est celle que j’aime le moins, mais pour autant ses qualités compensent ses défauts normalement. Ce n’est pas le cas dans la série où même ses moments censés être les plus émouvants la montrent capricieuse et narcissique. Je vous citerai simplement la scène du testament où sa seule préoccupation est de se mettre en valeur sans s’inquiéter du sort de sa sœur… Le traitement réservé à son personnage est celui qui m’a le plus déçue. 
Quant à Jo… Le côté bourrin de sa personnalité est volontairement accentué. Mais a-t-on vraiment besoin de cela pour savoir qu’elle a du caractère ? Elle qui est caractérisée par son intelligence ne semble pas manifester une grande curiosité intellectuelle dans cette adaptation… 
Ajoutons à cela des ajouts, parfois motivés par le besoin de garder un personnage à demeure, comme la tante Carole qui remplace la tante March pour le voyage en Europe de Amy. C’est souvent plat et pas toujours utile. 
Cela étant, il y a aussi des réussites. Willa Fitzgerald est excellente dans le rôle de Meg. Le personnage de Mme March est plus dur et pas toujours juste. Cependant, on voit un peu plus d’elle et de ce caractère buté qu’elle évoque avoir eu dans les romans quand elle explique à Jo qu’elle doit dominer ses accès de colère. 
Mais pour moi le personnage le plus réussi est celui de la tante March, superbement campé par l’excellente Angela Lansbury. La vieille tante est toujours aussi revêche, mais elle acquiert plus de corps dans cette série. Cependant, cette évolution est toujours en accord avec le modèle original et c’est ce qui en fait tout l’intérêt. 
Il est dommage, tant qu’à faire une série, de s’être arrêté à la fin de Good Wives, alors que la suite a si peu connu d’adaptations. Et c’est un peu triste, en fin de compte, d’avoir eu une nouvelle occasion de raconter cette histoire et d’en faire quelque chose de si fade. Je ne suis pas contre les changements ni contre une exploration plus profonde et dramatique du récit, mais il manque quelque chose à cette version. Alors que les livres ou le film de 94, lus et vu des dizaines de fois, m’émeuvent toujours autant, cette série est à peine parvenue à le faire lors de son passage le plus triste. 
Je ne l’ai pas détestée, mais je ne l’ai pas aimée non plus. Tant de tiédeur me laisse perplexe. 

vendredi 4 janvier 2019

Les Quatre Filles du docteur March (film de 1994)


Les Quatre Filles du docteur March c’est toute mon enfance. J’ai vu les séries animées, lu le livre et ses suites, vu les différents films un paquet de fois (mais pas encore la série de la BBC). C’est quelque chose de si familier et de tellement pluriel à la fois que c’est toujours bien à redécouvrir, même quand on connaît l’histoire par cœur. 
D’aucuns vous diront que c’est un peu gentillet, mais les bons sentiments ne font pas de mal de temps en temps, d’autant que ce n’est pas une histoire si lisse que ça et qu’elle a beaucoup à nous apprendre. 
Cette année, j’ai eu envie de me replonger dans cette ambiance, en tricotant un châle (comme une vieille, je sais). J’ai choisi de revoir l’adaptation de 1994 parce que c’est ma préférée et qu’elle rend parfaitement l’atmosphère du roman. En outre, c’est un de mes classiques de noël. Mais que pourrais-je en dire que vous ne savez pas déjà ? 
Ce film a tellement fait son chemin dans mon imaginaire personnel que j’ai du mal aujourd’hui à voir d’autres visages pour incarner les personnages que ceux de ces actrices somme toute très bien choisies (je n’ai pas toujours été de cet avis). Le film réussit en peu de temps à en raconter le plus possible sans ôter leur subtilité aux caractères et événements. Il y a forcément des coupes, mais le plus important est là. On retrouve dans les petits détails tout le charme du récit et c’est ce qui en fait une bonne adaptation. 
C’est un film doudou, qui peut être regardé à tout âge et partagé avec les générations suivantes, un vrai intemporel, autant que le livre qui l’a inspiré. 
Après tout ce temps, il réussit encore à m’émouvoir. Et maintenant j’ai envie de relire le roman, bien entendu.

mercredi 26 décembre 2018

Pain d'épices

Tous les ans, je suis chargée de préparer le pain d’épices pour le réveillon. Croyez bien qu’avec un père pâtissier c’est plus qu’un honneur d’être considérée comme la plus qualifiée pour cette tâche. :P 
Bon, en vrai je le dois à mon palais plus qu’à ma technique. Un mélange d’épices s’ajuste au goût. Sans parler du choix du miel… 

Techniquement, ce n’est pas du vrai pain d’épices traditionnel, mais moi je l’aime comme ça. 

Bref. Si je vous présente cette recette aujourd’hui, c’est dans le cadre du challenge madeleine de Proust

Tranche de pain d'épices attendant sereinement d'être dévorée pour le petit-déjeuner.

Ingrédients : 

- 250g farine 
- 50g de sucre (celui que vous voulez. Après avoir longtemps utilisé de la cassonade, je suis passée au sucre complet. J’y laisse toujours macérer des gousses de vanille, mais vous pouvez vous en passer.) 
- 1 sachet de levure 
- 75g de beurre (ou de margarine) 
- 150ml de lait ou boisson végétale (ça fait des années que j’utilise du soja ou de l’avoine et ils ne s’en sont toujours pas aperçu...) 
- Deux œufs (ou pas, ajoutez alors un peu plus de lait). 
- 250g de miel (et ouais, rien que ça… Du bon miel hein, pas l’immondice vendue en bouteille.) 
Et les épices (Cuillères rases. Mesures à titre indicatif, en plus en vrai je mesure en creux de paume. Moi j’y vais à fond les ballons, mais t’es pas obligé de faire pareil, chacun ses goûts. :P ) : 
- 2 cuillères à soupe de cannelle 
- 1 cuillère à soupe de cardamome 
- 1 cuillère à soupe gingembre 
- 1 cuillère à café de badiane (anis étoilé) 
- 1 pincée de noix de muscade 

Préchauffez le four à 150°. 

Mélangez tous les ingrédients secs : farine, sucre, levure, épices. Si vous craignez que le mélange d’épices soit trop fort pour vous, attendez de verser la partie liquide de la préparation pour ajouter les épices et goûtez au fur et à mesure. 
Pour la suite, ne dites JAMAIS à mon père que je fais ça, il me tuerait : faites chauffer le lait, ajoutez le miel pour qu’il fonde, mélangez bien. Quand c’est homogène, rajoutez le beurre en morceaux et mélangez jusqu’à ce qu’il fonde. 
Attendez que ça refroidisse un peu avant de le verser, pour ne pas brûler votre levure. Mélangez bien. Goûtez pour ajuster les épices. 
Ajoutez les œufs (ou pas). Puis versez dans votre moule. 

La cuisson prend environ 45 minutes. Toujours à 150°, chaleur tournante.

dimanche 9 décembre 2018

Challenge Madeleine de Proust

Rien de tel qu'un nouveau challenge pour se consoler d'avoir foiré le précédent (R.I.P. Challenge ABC 2018, l'année a été difficile... Je ferai mieux l'an prochain.)
Enfin bref.
Pendant la saison des fêtes, il n'y a rien de mieux que de réveiller ses souvenirs d'enfance, je me suis donc inscrite avec enthousiasme au challenge de Lune et j'ai plein d'idées quant à ce que je vais lire, relire, voir ou revoir, écouter et faire. Je pense même poster quelques recettes.
C'est ce qu'il y a de magique avec ce challenge : il est très libre. Du moment que cela vous rappelle de bons souvenirs, tous les genres et tous les supports sont acceptés.

Pour une présentation détaillée du challenge et vous inscrire, je vous invite à vous rendre sur Un papillon dans la lune.