Un roman de John Langan, publié en version audio chez Lizzie.
Interprété par Marie Bouvier et Guillaume Orsat.
Un roman de John Langan, publié en version audio chez Lizzie.
Interprété par Marie Bouvier et Guillaume Orsat.
Sommaire :- Le Château maudit, Jane Yolen- Rouge comme le sang, Blanche comme la neige, Christina Henry- Le Pont du troll, Neil Gaiman- À cet âge, Catriona Ward- Écoute, Jen Williams- Henry et la boîte en bois de serpent, M.R. Carey- Peau, James Brogden- Faith & Fred, Maureen F. McHugh- La Malédiction de la fée noire, Karen Joy Fowler- Wendy Darling, Christopher Golden- Fée loup-garou contre vampire-zombie, Charlie Jane Anders- Regarde dedans, Michael Marshall Smith- Little Red, Adam Stemple & Jane Yolen- Les Joyeuses Danseuses, Alison Littlewood- Encore, Tim Lebbon- La Fille qui venait de l'enfer, Margo Lanagan- Nouveau millésime, Angela Slatter- Haza et Ghani, Lilith Saintcrow- Haine, Christopher Fowler- L'Éveil du château, Jane Yolen
Une BD de Guillaume Sorel, publiée chez Glénat.
Présentation de l'éditeur :Navarre est un vampire particulier. Beau, très beau, aimant les hommes comme les femmes, il est employé par l'Eglise pour traquer "Les Monstres" de son espèce. Un personnage attachant, enjoleur, puissant, complexe... que l'on retrouve dans cet ultime recueil de nouvelles, dans l'univers de la série Testament !
Une anthologie des Éditions Luciférines.
Existe en numérique à un tout petit prix.*

Présentation de l'éditeur :
Qu’elles soient perdues au milieu des bois, héritées d’un grand oncle ou cachées dans la brume, les maisons hantées sont des motifs familiers de l’horreur. Depuis Le Château d’Otrante de Walpole et l’apparition du roman noir anglais au XVIIIe siècle jusqu’au slasher moderne, il est devenu impossible de passer à côté de ces lieux maudits où la réalité se distord.
Sommaire :En hommage à l’intarissable production littéraire et cinématographique qui se plaît à abandonner ses personnages entre des murs de plus en plus étroits, dix-sept auteurs ont proposé leurs huis-clos les plus angoissants. De hautes tours gothiques, un appartement d’étudiant, un motel d’où on ne revient pas… chaque nouvelle présente un édifice dans lequel il serait imprudent de s’aventurer très longtemps. Spectres, démons, souvenirs d’un autre temps et monstres cannibales ont un sens de l’accueil particulier… Alors, comme le disait si bien Dante : Vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance…
Des textes inquiétants, violents, insolents, qui n’hésitent pas à s’amuser de nos peurs les plus profondes.
J’avais un bon d’achat sur la boutique des éditions Mythologica, c’était donc l’occasion parfaite pour découvrir quelques nouvelles numériques.
J’ai avant tout opté pour du fantastique car cela reste mon genre de prédilection.
Ces nouvelles ne sont pas disponibles sur toutes les plateformes de téléchargement. Je vous encourage vivement à vous les procurer via le site de l’éditeur.
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La Nuit toutes les Dames sont blanches d’Élodie Meste
Une nouvelle très courte, mais efficace. Elle a connu une première publication dans Ghost stories, une anthologie publiée chez Asgard (que je n’ai toujours pas lue… J’avais dit que je le ferais, d’ailleurs ce ne serait pas une contrainte, mais ce livre joue les fantômes dans ma bibliothèque, j’en suis persuadée !).
Bien évidemment, il s’agit d’une histoire de fantôme. Cependant, l’auteur joue avec les codes du genre et c’est plutôt agréable à lire. Elle intrigue plus qu’elle n’effraie, pourtant l’ambiance est sombre à souhait. Elle l’a écrite pour qu’on la relise une fois la chute découverte et c’est une bonne idée.
J’avais pressenti la fin, du moins en partie, mais cela ne m’a pas gênée. La réinterprétation de cette légende urbaine est très plaisante.
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L’impératrice des gnomes de Pénélope Labruyère
Âmes sensibles s’abstenir !
Si l’Horreur ne se trouvait pas si souvent estampillée Fantastique, cela m’éviterait de tomber sur de telles nouvelles, même si, honnêtement, j’aurais pu me douter de ce qui m’attendait, malgré un résumé de présentation extrêmement succinct. La frontière est mince entre ces deux genres et ce texte-là a clairement basculé du côté le plus obscur…
Je n’ai pas apprécié cette lecture, cependant la qualité du texte n’est pas du tout en cause. Il est très bien écrit, dégueulasse à souhait et si vous aimez ce genre de récits bien crades et suintants, il est fait pour vous. Moi, par contre, je ne suis pas cliente et j’ai pourtant le cœur suffisamment accroché à mon goût. J’ai lu des texte violents et immondes par le passé, mais j’ai beaucoup de mal avec le fait que cette horreur-là ne serve pas un but précis, à part celui de vous retourner l’estomac.
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Hell’s Hope de Delphine Imbert
Les textes signés Delphine Imbert sont fort rares et je suis toujours ravie quand j’en découvre un. Si j’aime suivre cette auteur, c’est parce qu’elle a une Voix particulière. En plus d’un beau style, elle met de la profondeur, de l’humanité dans ses écrits.
Cette nouvelle-ci ne fait pas exception à la règle. Elle est magnifique, sombre, passionnante et, bien sûr, magnifiquement écrite. Le fantastique s’y insinue peu à peu, pour flirter ensuite avec la fantasy, mais ce n’est pas cela le plus important.
J’ai été bouleversée par le personnage principal, jeune femme à la fois fragile et forte, intelligente, sensible, mais en demi-teinte. Hope est complexe, cependant l’auteur arrive à nous la rendre accessible en bien peu de pages. Son histoire est troublante et laisse une grande part à l’imagination du lecteur, sans pourtant donner l’impression qu’il aurait fallu la développer davantage.
Ce texte mérite largement la mention coup de cœur.
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Le tribunal des corbeaux de Delphine Imbert
J’aime les corbeaux et les écrits de Delphine Imbert, ceci pourrait être aussi simple que cela, mais j’aimerais savoir comment faire passer, en quelques phrases, toutes les émotions que cette lecture m’a procurées. J’en frissonne encore.
Le texte est magnifique, poétique, mais pour être franche je n’en attendais pas moins venant de cet auteur. L’histoire m’a également interpellée, mais semble bien difficile à résumer. Je tiens à vous laisser le plaisir de la découverte.
Cette nouvelle est riche de symbolisme et réveille des échos dans ma mémoire. D’anciennes lectures tourbillonnaient dans ma tête, me rapprochant inexorablement du personnage, attisant l’empathie comme l’immersion dans le récit.
C’est de l’excellent fantastique et encore un autre coup de cœur.
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Contes des temps d’avant Noël de Nathalie Dau
Avant Noël et même avant Yule, les mythes étaient tout neufs et se prélassaient sous le soleil d’un monde plus jeune. Ils aidaient l’humanité à appréhender son environnement par le symbole. J’ai une tendresse particulière pour eux car ils sont le terreau de notre imaginaire. Cela, Nathalie Dau l’a bien compris. Ses écrits sont toujours nourris de mythes, de contes, de légendes, tout en ayant leur propre originalité.
Avec ce récit, elle nous offre l’un de ces mythes prompts à révéler des souvenirs enfouis. Elle conte à merveille l’une des nombreuses facettes de Yule, mais également de Noël, car tout est lié.
J’ai souri tout au long de ma lecture. Ce conte est superbe et peut être lu à tout âge. Je dirais même qu’il a été écrit pour être partagé, lisez-le donc à vos enfants, de préférence en décembre.
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Je vais cette fois vous parler de quatre nouvelles, toujours dans la collection micro des éditions Walrus.
Elles m'ont été envoyées dans le cadre du JLNN, je remercie donc les éditions Walrus et Lune.
D'ailleurs, vous pouvez lire l'avis de cette dernière sur 1888 et En Adon je puise mes forces sur son blog.
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1888 de Céline Etcheberry

1888 nous entraîne dans le sillage de Jack l’éventreur. Présenté ici comme un dandy glacial, Jack n’a qu’une seule obsession : le temps. Rythmés par sa précieuse montre à gousset, ses crimes semblent lui apporter plus que la satisfaction de ses instincts de tueur.
La montre est, dans cette nouvelle, une entité à part entière, menaçante, intéressante dans ses tic-tacs comme dans ses silences inquiétants. Jack est-il tout simplement fou ou cette montre a-t-elle un réel pouvoir ?
On est ici dans le fantastique, car le doute demeure pour qui le souhaite. Cependant, si ambiguïté il y a, l’auteur exploite néanmoins très bien son idée et les meurtres, ici à rebours, de ce célèbre tueur. En peu de mots, elle nous plonge dans son récit. Sa façon de traiter le sujet est originale et j’ai beaucoup aimé son style.
Ce fut pour moi une excellente lecture, riche en suspense et émotions. La chute m’a laissée un peu perplexe et je ne l’ai pas trop appréciée, mais c’est bien mon seul regret.
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En Adon je puise mes forces de Dominique Lémuri

Dans la quiétude d’une tombe, Elthya, une jeune prêtresse, veille aux derniers sacrements qui aideront son défunt roi à passer de l’autre côté. Cependant, son rituel est sur le point d’être perturbé par deux créatures pour le moins étranges.
C’est la rencontre de deux mondes en total décalage, celui d’Elthya et de ses dieux avec celui de Vjlir, policier extraterrestre à la poursuite d’un prisonnier évadé. Or, ce chef de la pègre interstellaire ne compte pas se laisser attraper aussi facilement. Ce n’est toutefois pas vraiment le contraste entre les deux civilisations ou le potentiel comique de la situation que l’auteur a choisi d’exploiter. Cependant, le récit n’en est que plus original selon moi.
Ce mélange de SF et de mythologie m’a plu et si je suis restée un peu en-dehors de la réflexion philosophique qui l’accompagne (surtout à cause de l’aspect religieux de l’affaire en fait, même s’il y a moult façons de voir les choses), j’ai néanmoins apprécié l’idée et elle m’a donné du grain à moudre.
C’est un très bon texte, bien pensé, agréable à lire. Les débuts rocambolesques y amènent un peu d’humour pour contrebalancer la réflexion et l’équilibre entre les deux se fait.
J’ai beaucoup aimé cette lecture.
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Hérésie minérale de Stéphane Desienne

Des quatre textes présentés dans ce billet, celui-ci est mon préféré.
Je me suis vraiment passionnée pour cette histoire qui mêle science et religion afin de poser d’intéressantes questions sur la notion d’intelligence, de vie et de communauté. La problématique, ainsi que la façon dont elle est traitée, m’a beaucoup plu et est évidemment la raison majeure qui m’a fait aimer ce texte. Cependant, je l’ai de surcroît trouvé très bien écrit. J’ai apprécié la façon dont sont amenées les révélations au fur et à mesure, ce suspense maintenu sans pour autant frustrer le lecteur, et le rythme que cela apporte au récit.
Dès les premières lignes, nous comprenons que nous nous trouvons au cœur d’un procès, mais un procès ecclésiastique et même inquisitorial, ce qui a son importance. Le père Franck comparait et c’est son témoignage que nous invite à suivre l’auteur. Or, il semblerait que ce procès soit bien plus important pour l’humanité tout entière qu’une simple affaire d’église.
La prégnance de la religion, mais aussi l’aspect mercantile du voyage spatial et de notre société de consommation sont au centre de cette réflexion.
Le père Franck évoque un voyage dans l’espace et surtout une découverte importante, d’un point de vue scientifique, mais aussi humain. Les responsabilités qui pèsent sur lui m’ont touchée, son combat m’a émue. J’ai lu ce texte avec une certaine fébrilité et c’est au final un vrai coup de cœur.
J’ai tout aimé dans cette nouvelle, l’intrigue en elle-même, qui est prenante, la problématique abordée, le style… J’ai juste le regret de ne pouvoir qu’extrapoler sur ce que va engendrer la décision qui est prise à la fin.
Je vous invite de tout cœur à découvrir cette nouvelle.
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Anastasis d'Aude Cenga

Laisse-moi entrer, murmure la voix à l’oreille de Lodrick alors que celui-ci se trouve dans une situation désespérée. C’est là le début de l’histoire et de ce qui va, à jamais, changer cet homme, mais aussi son entourage.
En lisant le résumé de l’éditeur, j’ai tout de suite deviné de quelle créature il s’agissait, cependant, même si ça me paraît évident et que l’auteur nous le dévoile dans les premières lignes, je préfère vous en laisser la surprise.
Pour autant, c’est dans les ambitions de ladite créature que tient toute la singularité du récit. On ne la croise pas souvent, il faut le dire, et jamais, en tout cas, je ne l’avais vue traitée de la sorte. Ça ne pouvait qu’éveiller mon intérêt.
C’est original, prenant, mais également assez gore, potentiellement perturbant et très malsain. Âmes sensibles s’abstenir, même si le sujet justifie toute cette violence. J’avoue que je ne suis pas cliente, mais ça ne m’a pas non plus traumatisée.
Cette nouvelle est taillée dans le vif (si j’ose dire avec une telle intrigue) et s’il y a bien un début, la fin reste très ouverte. Ça ne me dérange pas, j’aime bien la façon abrupte dont elle se termine, mais certains, qui apprécient les nouvelles plus structurées, pourront se sentir frustrés.
Ça reste un texte à lire pour les amateurs du genre. Les férus de zombies, même s’il ne s’agit pas de ces créatures-ci, pourront aussi y trouver leur compte.
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Une anthologie publiée par les Artistes Fous Associés.
Vous pouvez télécharger gratuitement cet ouvrage au format epub sur le site des Artistes Fous.
Mais ce serait sympa de l’acheter, parce que ça encouragerait une association et des auteurs qui fournissent un travail de qualité et qui sort des sentiers battus.
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Chimères, Animaux totems, transformations bestiales, animal tapi en soi, conscience émergeant chez la bête, créatures mythologiques... Dans cette deuxième anthologie, les Artistes Fous Associés explorent la thématique animale autour de 20 récits horrifiques, poétiques, sarcastiques, émouvants, tragiques ou gore. Venant des quatre coins de la francophonie, ces auteurs et illustrateurs sauront réveiller la (sale) bête qui sommeille en vous !
Fin(s) du monde, précédente anthologie présentée par les Artistes Fous, faisait déjà montre d’une grande variété de genres. Sales bêtes n’est pas en reste. On nous propose du réalisme, du fantastique, de la SF, de l’anticipation, de l’onirisme, de l’humour, de l’horreur et j’en passe, des sales bêtes de tous poils pour des récits originaux. Il est rare qu’une anthologie garde mon intérêt éveillé d’un bout à l’autre, mais ça a été le cas de celle-ci, grâce, justement, à cette diversité de genres et de styles.
Bien sûr, il y a des textes que j’ai préférés et la palme revient cette fois à Cobaye #27, parce que j’aime les rats, mais pas uniquement. Cette nouvelle explore les méandres de l’esprit et nous montre que les animaux sont parfois plus humains que nous. Ce fut un plaisir à lire. L’illustration qui l’accompagne m’a également beaucoup plu.
Les deux nouvelles de Ludovic Klein et La parole du Rhinocéros d’Ana Minski sont aussi parmi mes textes favoris. Très émouvantes dans leur réalisme, elles distillent l’empathie sans en abuser.
Un arrière-goût d'éternité de Morgane Caussarieu m’a rappelé un manga, pour le thème plus que dans la forme de l’histoire elle-même. Si vous en avez marre des sirènes rousses qui chantent des chansons (il n’y a pas pire sale bête que celle-là) vous adorerez cette nouvelle.
Parmi les textes de cette anthologie qui m’évoquent l’onirisme, trois m’ont particulièrement marquée. L’ascension des suicidés est un ovni ayant la consistance et le symbolisme d’un rêve. Alors que Jonas, texte moins vaporeux mais tout aussi symbolique, nous emmène dans l’espace auprès d’un homme qui dit avoir été avalé par un ogre et pense ne jamais en être vraiment revenu. Ce texte-ci m’a beaucoup plu, d’une part parce que l’histoire est vraiment agréable à lire, mais aussi pour sa réflexion sur la réalité et les perceptions. Enfin, j’ai adoré Manger les rêves, un récit un peu plus fantastique qui nous emmène au Japon à la rencontre du Baku.
Cette anthologie propose également un bon nombre de textes plutôt sombres. Parmi eux, certains m’ont particulièrement interpelée. La condition inhumaine explore une métaphore glauque et saisissante, vraiment bien trouvée. La bête noire est un récit crade, immonde, mais cela sert une histoire fort bien pensée et lui donne toute sa dimension. Ce texte explore une autre facette de l’animalité et de notre rapport à celle-ci, ainsi que la compromission dont l’être humain peut faire preuve dans son intérêt. Tous les singes ne vont pas au paradis est une de mes nouvelles favorites. Bien écrite, prenante, mais surtout assez cynique. Elle nous parle d’apparences, trompeuses ou non, et de l’expression de la bestialité.
Parasite est un texte plutôt marrant et bien construit. Écrit sous la forme d’un journal, il nous permet de suivre la lente prise de conscience d’un individu qui ne sait pas trop où il se trouve et qui possède dans sa mémoire les vestiges persistants d’une existence humaine passée. C’est bien trouvé. Ça m’a rappelé un épisode de South Park (on a les références qu’on a) mais en beaucoup mieux.
Je ne sais trop quoi vous dire concernant Notre-Dame des opossums si ce n’est que j’ai adoré ce texte et que vous devriez vraiment le lire. Je ne pouvais pas ne pas le mentionner, même en sachant que je dois passer sous silence d’autres récits qui m’ont aussi beaucoup plu. Cette nouvelle est écrite sous la forme d’un carnet de bord. Celui-ci relate l’expédition d’un équipage spatial ayant retrouvé la Terre et qui se trouve confronté au fléau qui a provoqué le départ des humains de cette planète.
Pour finir τρ, le dernier texte de l’anthologie, est aussi le plus barré. C’est une longue épopée blindée de jeux de mots moisis qui m’ont bien fait rire. On aime ou pas, sans demi-mesure, mais une chose est sûre, après cette lecture, vous ne verrez plus jamais la mythologie grecque comment avant. J’ai adoré traquer toutes les références qui s’y trouvent.
Il est toujours difficile de présenter des nouvelles en peu de mots pour ne pas trop en dire mais donner envie au lecteur de les découvrir. J’espère y être parvenue car c’est une belle découverte. Sales bêtes n’est pas un ouvrage léger ni qu’on lit d’une traite. Il explore l’animalité sous de nombreux aspects. Souvent les plus sombres, il est vrai, mais jamais de manière gratuite dans la surenchère de bestialité. Ces nouvelles sont réfléchies, intelligentes, forcent le lecteur à ne pas rester un spectateur passif. C’est vraiment une excellente anthologie.