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jeudi 4 avril 2024

Hippolyte

Une BD scénarisée par Clotilde Bruneau et dessinée par Carole Chaland, publiée chez Vents d'Ouest.


Hippolyte est une ville cachée, peuplée uniquement de femmes qui font ce qu’elles peuvent pour survivre dans un monde hostile. Avec ces amazones du Far West, attendez-vous à de la violence, des attaques de convois monétaires, des trahisons et des personnages dénués de tout sens moral. En somme, quelque chose d’assez classique pour un western.
Je n’ai pas réussi m’impliquer dans cette histoire au scénario délayé. Je peux imaginer pourquoi ces femmes ont choisi de répondre à la violence par la violence, mais j’aurais aimé en apprendre davantage sur leurs parcours respectifs. Je déteste quand les auteurs créent beaucoup de personnages et ne leur donnent aucune profondeur. C’est très fouillis au départ et on sait à peine qui est qui à la fin. On nous bombarde de prénoms et ça s’arrête là. Il n’y a guère que Victoria et les deux autres femmes de sa famille qui sont un rien plus esquissées que les autres. Les motivations de personnages pourtant importants, comme Brooke pour ne citer qu’elle, nous restent étrangères. Je peux comprendre que ces femmes soient dures, vu leur vie, mais elles sont aussi inexpressives et inflexibles que du marbre. On ne peut pas ressentir d’empathie pour des personnages aussi plats, qui semblent eux-mêmes n’avoir aucun sentiment.
J’ai particulièrement détesté la gamine psychopathe. Elle est exaspérante durant toute la BD et la conclusion de son histoire est bâclée. Franchement, tout ça pour ça ?
Ce western féminin ne m’a pas convaincue du tout. 

jeudi 1 février 2024

Un Casse en Enfer, Paris des limbes T2

Un roman de C.C. Mahon, publié chez Allure pour la version papier.
Exclusivité Kindle pour la version numérique
Exclusivité Audible pour la version audio, lue par Julien Allouf.



Après un premier tome tout en courses contre la montre et chassés-croisés, je me demandais où l’autrice allait me mener cette fois. Pourquoi pas jusqu’en Enfer ? Pour cambrioler un train, tant qu’on y est. Et franchement, c’était cool. Elle a joué à fond la carte du western et le moins qu’on puisse dire c’est qu’on n’a pas le temps de s’ennuyer.
On suit cette fois Zagan, l’ange déchu, et ce fut un plaisir d’en apprendre davantage sur ce personnage. Dans le premier tome, on ne l’a vu qu’à travers le regard de Germain et, même si ses actes laissaient envisager plus de complexité dans son caractère que ne le supposait le vampire, j’avais hâte de le voir évoluer en personnage principal. Et j’ai adoré le suivre. Je crois bien que c’est lui mon perso préféré dans cette série déjantée. Ce n’est pas peu dire, étant donné qu’ils ont tous un sacré potentiel.
Germain est toujours présent, avec Chaton dont on apprend enfin l’origine. Zagan en narrateur met au jour de nouvelles strates dans la personnalité du vampire. Ce dernier reste cohérent avec lui-même, cependant il avait tendance à vouloir cacher ses faiblesses (même si le lecteur n’est pas dupe) et Zagan les expose sans pitié.
Romane m’a manqué dans ce tome où elle est juste évoquée, néanmoins j’ai bon espoir de la retrouver dans la suite. J’espère aussi revoir certains des frères de Zagan qui ont beaucoup apporté à ce tome. Mais l’ajout notable à cette équipe de bras cassés est sans aucun doute Anastasia. Elle peut sembler exaspérante par moment, mais fait aussi preuve d’une admirable force de caractère. C’est un personnage dont j’aimerais beaucoup voir l’évolution.
J’ai cette fois encore préféré la version audio et je trouve toujours que la lecture de Julien Allouf apporte énormément de caractère à l’histoire. Ce fut un réel plaisir de l’écouter.
Cette série qui ne payait pas de mine au départ a capté et gardé mon attention aisément (ce qui n’est pas rien en ce moment). Je vais bien sûr poursuivre, probablement en numérique puisque la suite n’est pas sortie en audio, et je pense même jeter un œil aux autres écrits de l’autrice.

vendredi 30 septembre 2016

Journal d'un marchand de rêves

Un roman d'Anthelme Hauchecorne, publié par l'Atelier Mosésu.


Ce roman est le premier de la série l'Atlas des songes, dont chaque tome sera autonome.


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Présentation de l'éditeur :


« J’ai séjourné en hôpital psychiatrique. Pas de quoi fouetter un chat sauf lorsque, comme moi, vous êtes fils de stars. Par crainte du scandale, mes parents m’ont expédié loin d’Hollywood, dans la vieille Europe.
Les meilleurs spécialistes m’ont déclaré guéri. En vérité, la thérapie a échoué. Les songes ont repris, plus dangereux que jamais.


Malgré moi, je me trouve mêlé aux intrigues de puissants Rêveurs. Des gens charmants et bien décidés à m’éliminer, mais avec élégance.


M’entêter serait totalement déraisonnable. Pourtant, deux plaies à vif m’empêchent de tourner la page…


La première est une fille.


La seconde, une soif de vengeance.


Je m’appelle Walter Krowley. Vous tenez mon journal intime. Prenez-en soin. Ce livre pourrait devenir mon testament… »



Walter Krowley n’est pas un mauvais gars. Fils d’un acteur célèbre, il a toujours eu tout ce qu’il lui fallait d’un point de vue matériel, mais il a manqué de l’essentiel. Jeune scénariste de dix-huit ans pas vraiment motivé, il ne sait tout simplement pas trop quoi faire de sa vie, jusqu’à ce que survienne un accident qui va tout bouleverser. Du jour au lendemain, il se trouve propulsé dans un monde inconnu durant son sommeil. La nuit, il vit à Doowylloh, le pendant onirique d’Hollywood, et on ne peut pas dire que la démocratie règne dans cette ville…
Dans son journal, Walter nous conte les mésaventures auxquelles il doit faire face, de la découverte de son Ça à la surveillance constante de l’administration, en passant par un exil forcé dans un rêve aussi dangereux que délétère. En parallèle, durant l’éveil, sa créativité qu’il croyait atrophiée se développe. Néanmoins, sa vie ne devient pas plus facile pour autant.
Anthelme Hauchecorne a créé, comme à son habitude, un univers complexe, quoiqu’un peu frustrant puisque que nous n’en découvrons les rouages qu’au compte-goutte. L’action y est omniprésente, mâtinée de steampunk et nourrie de western, mais l’intrigue ne manque pas de profondeur. C’est assez classique dans la gestion des rêves et de leur potentiel, cependant le roman trouve son originalité dans le mélange des genres ainsi que certains aspects de l’existence dans l’Ever.
J’ai préféré la deuxième moitié du récit, où sont davantage développés les sujets qui m’intéressaient comme le commerce du sable, qui est en quelque sorte l’or des rêves, et le fonctionnement de ce monde onirique, contrairement à la première qui est très axée sur l’aspect western, genre dont je ne suis pas fan.
Je ne me suis pas intéressée à la légère romance, par contre j’ai appris à apprécier le personnage principal ainsi que quelques autres. Walter est un brin naïf, mais il évolue beaucoup. Dans ce monde dangereux où le « chacun pour soi » est la règle de base, il faut faire des concessions pour survivre. On s’inquiète de l’avenir du jeune homme, mais plus encore des choix que lui-même va faire.
Ce roman parle de trahison et de faux-semblants, de la difficulté de grandir et d’être soi, de la grande exigence (parfois dans la douleur) du processus créatif et de la tromperie que cachent quelquefois les apparences les plus anodines.
Il s’agit du premier tome d’une série dont les volumes peuvent se lire indépendamment. Très bien écrit, ce roman d’aventure original au background solide et au rythme effréné saura plaire aux adolescents autant qu’aux adultes. J’ai beaucoup aimé les références à la culture pop, surtout dans les titres de chapitres qui m’ont amusée. La part steampunk du récit change résolument de ce qui se fait dans le genre en général et l’auteur sait ménager son suspense.
Ce fut une bonne lecture et je suis assez curieuse de découvrir le prochain tome et de voir comment l’univers sera développé, d’autant que la conclusion réussit à être frustrante même si elle se suffit à elle-même.


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Découvrez également l'avis d'Acr0.


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sfff-diversite

Cette lecture compte pour le challenge SFFF et diversité dans les catégories suivantes :
– Lire un roman SFFF young adult.
– Lire un livre dans lequel une IA ou des robots ont un rôle prépondérant.