mardi 31 décembre 2013

Le point sur l'année écoulée...

A l’arrache, j’ai enfin réussi à écrire ce bilan. Enfin, bilan est un bien grand mot… Je suis fainéante moi, puis tête en l’air, donc vous n’aurez pas de chiffres, mais juste les lectures et autres faits que je retiens de cette année.


Je crois que j’ai moins lu que l’année dernière en termes de pages, mais peut-être plus parlé de mes lectures sur ce blog car il y a eu beaucoup de textes courts et que j’avais un challenge les concernant. J’ai d’ailleurs fait des efforts pour chroniquer des nouvelles à l’unité, ce qui est assez difficile pour moi.
Ceci dit, le nombre de chroniques par rapport à ce que j’ai pu lire reste assez restreint malgré tout. J’ai encore des progrès à faire.


Pour ce qui est des challenges, j’ai terminé le JLNN et même dépassé le but fixé. Je continue d’ailleurs avec le JLNND en chroniquant des nouvelles, novellas, anthologies ou recueils le dimanche.
Et j’ai un nouveau challenge en cours, le Winter Mythic Fiction, si toutefois j’arrive enfin à trouver le temps de lire un peu plus durant ces vacances qui n’en sont pas.


La lecture avec laquelle je finis 2013 est Punk’s not dead d’Anthelme Hauchecorne.


Passons aux livres les plus marquants de l’année :
(Pas facile de se souvenir de tous, même s’ils sont excellents, quand on ne les a pas chroniqués… Parce que, voyez-vous, ma notion du temps est un peu… variable.)


Les romans et novellas :
- L’âge des miracles de Karen Thompson Walker
- L’après-dieux de Maëlig Duval
- A l’ombre des falaises de Chloé Bourdon
- L’ombre du maître espion, Le baron noir t1 d’Olivier Gechter
- Émile Delcroix et l’ombre sur Paris de Jacques Fuentealba


Les recueils et anthologies :
- Le rêve du Prunellier de Rozenn Illiano
- Sanshôdô, la voie des trois vérités de Jean Millemann
- Ainsi commence la nuit de Vanessa Terral
- L’héritage et autres nouvelles de Megan Lindholm / Robin Hobb
- Fin(s) du monde des artistes fous associés


Nouvelles et feuilletons numériques :
- Dedans, Dehors de Sylvie Denis (gros coup de cœur pour cette nouvelle)
- L’assassinat de la maison du peuple de Sylvie Denis
- La brigade des loups de Lilian Peschet (un feuilleton numérique vraiment génial)
- Au service des insectes de Cindy Van Wilder
- Clamatlice de Vanessa Terral
- A n’importe quel prix de Claire et Robert Belmas
- La clé de l’eau d’Agnès Evans (deuxième nouvelle présentée dans le billet)
- Hérésie minérale de de Stéphane Desienne (la troisième nouvelle présentée dans le billet)
- Ladainian Abernaker de Lydie Blaizot
- Et deux nouvelles de Christian Léourier que je n'ai pas encore chroniquées : Le Réveil des Hommes Blancs et La Source.


Je n’ai pas beaucoup lu d’ouvrages graphiques cette année, mais celui qui sort du lot est indubitablement Oghams 2 de Krystal Camprubi.
Je dois encore trouver le temps d’écrire mon billet sur le dyptique.


Une série prometteuse :
Les rivières de Londres, Le dernier apprenti sorcier t1 de Ben Aaronovitch


J'ai également apprécié le début de la série des Tony Foster de Tanya Huff. Le premier volume était un peu longuet, mais j'ai bon espoir pour la suite. Vous pouvez lire ma chronique sur Vampires et Sorcières.


Et mon coup de cœur éditorial de l’année est pour les éditions du Riez.
Parce que ça fait des années que j’achète leurs livres et que je ne suis jamais déçue. Parce que leur ligne éditoriale est originale, elle ne suit pas la mode, et j’ai toujours de bonnes surprises. Leur catalogue est aussi varié qu’intéressant.
Et puis le capital sympathie aide un peu également.
Quand on reçoit toujours ses livres bien emballés, avec des cartes, quand on prend la peine de vous prévenir quand vous avez fait une fausse manip en passant votre commande, quand on vous offre gentiment un livre juste pour le plaisir, quand on répond toujours très vite à vos mails et qu’on accepte de vous échanger une commande contre une autre et qu’en plus on vous la poste la semaine de noël avec une carte de vœux en prime, ça mérite d’être signalé.
Donc, les éditions du Riez c’est bien, lisez leurs bouquins !
(Ouais, en plus je fais des rimes…)


J'espère que 2013 a été pour vous riche en belles découvertes livresques et que 2014 le sera plus encore !

dimanche 29 décembre 2013

Le contrat, Ladainian Abernaker Ep3

Une nouvelle de Lydie Blaizot, publiée en numérique aux éditions du Petit Caveau.



*


Les épisodes de ce feuilleton numérique sont indépendants, vous pouvez les lire dans l’ordre que vous voulez. Si Ladainian, un vieux vampire amateur de blues, est toujours au centre de ces histoires et qu’il y a une cohérence au fil des épisodes, ils possèdent tous une intrigue spécifique avec un début et une fin.


Vous pouvez retrouver mes billets concernant les épisodes précédents en suivant ce lien.


J’attendais avec grande impatience ce troisième épisode et je dois dire que ce feuilleton tient vraiment ses promesses et me ravit de plus en plus. C’est toujours un plaisir de retrouver Ladainian Abernaker, personnage fort attachant malgré son mauvais caractère. Cette fois, notre fascinant vieux vampire se trouve la proie d’un tueur à gages et il compte bien découvrir par tous les moyens qui l’a engagé et pourquoi.
On commence à s’y habituer, Abernaker n’aime vraiment pas être contrarié… On plaint d’avance celui ou celle qui a osé se mettre en travers de son chemin et, de ce point de vue-là, l’auteur s’est montrée originale car le précédent épisode a valu quelques ennemis supplémentaire à notre héros qui n’en manquait déjà pas.
La vie de vampire n’est pas aussi simple qu’on pourrait le croire, même si Abernaker fait tout pour qu’on lui fiche la paix et c’est assez surprenant, autant qu’intéressant, de voir resurgir le passé du vampire dans ce récit. On n’en apprend pas beaucoup plus sur lui, rien qu’on ne sache déjà si on a lu ses autres aventures. Il est toujours aussi caractériel et expéditif, mais, malgré tout, les événements relatés dans cette nouvelle contribuent à donner encore plus corps à ce personnage à la forte personnalité.
J’aime ce feuilleton pour son ambiance toujours aussi évocatrice, son côté vieux polar et l’écriture si agréable à lire de son auteur, mais, surtout, je l’apprécie pour ce personnage si bien construit. Tout en étant parfaitement antipathique tant il sait se montrer exécrable, Ladainian possède un certain charisme et ses valeurs morales, même si elles peuvent se révéler assez élastiques quand ça l’arrange, le rendent attachant. Il nous montre dans ce récit le côté le plus sombre de son caractère et ce n’est pas pour me déplaire de voir, pour une fois, un vampire assumé, bien loin de l’image que la mode actuelle véhicule. Abernaker est un vampire à l’ancienne, accompagné du type de récit qui va avec, et c’est très bien comme ça.


*


logo_vert JLNN

dimanche 22 décembre 2013

Attraction Solaire

Une nouvelle de Vanessa Terral publiée aux éditions du Petit Caveau.


*



Attraction solaire est une nouvelle qui fait suite à Cinq pas sous terre.
Elle est disponible en bonus dans la version papier ou toute seule en numérique au même prix qu’un des épisodes du feuilleton, à savoir 0,99€.
Le sujet de la nouvelle a été choisi par les lecteurs, elle est donc centrée sur la romance.


Vous pouvez trouver mes avis sur les différents épisodes du feuilleton grâce au tag Cinq pas sous terre.


J’ai la très jolie version papier, mais j’ai néanmoins lu la nouvelle en numérique pour une bonne raison. On m’a dit qu’il y avait beaucoup de coquilles, un souci dû à l’envoi du mauvais fichier à l’imprimeur. Ce sont des choses qui arrivent. Pour compenser cela, les éditions du Petit Caveau ont offert l’epub aux acheteurs de la version papier. Et comme les coquilles ont tendance à vraiment gâcher ma lecture (je suis une emmerdeuse, faut le savoir) je n’ai pas cherché à comprendre. Il faut dire que j’attendais de lire cette nouvelle depuis un bon mois et elle a été ma récompense du week-end dernier, après deux semaines chargées, sachant que je n’avais pas lu une ligne au cours des dix jours précédents.
Vous vous rendez bien compte que j’attendais beaucoup de cette lecture…


ATTENTION :
Si vous n’avez pas encore lu Cinq pas sous terre ET Attraction solaire, vous ne devriez pas lire cette chronique.


*


Mon avis :
Mettons d’abord une chose importante au clair. Je n’avais pas voté pour la romance, c’est un genre qui ne me plaît pas. Ceci dit je peux tout à fait comprendre pourquoi le choix se justifie particulièrement dans ce cas-là. En effet, la fin de Cinq pas sous terre pouvait laisser le lecteur dans l’expectative. Personnellement ça ne me gênait pas, la vie est faite ainsi, tous les problèmes ne se règlent pas d’un coup au même moment, par la grâce d’une formule magique. Jabirah et Muriel avaient des choses à remettre en ordre chacune de leur côté et c’est ce qu’elles ont fait.
Pour autant, j’avais quand même envie de savoir ce qui avait bien pu leur arriver.
Attraction solaire nous propulse deux ans après les événements qui se sont produits dans Cinq pas sous terre. Muriel a tenté de réapprendre à vivre, voyageant sans cesse pour éviter son ancien familier et la malédiction qu’elle s’est elle-même jetée. Jabirah, quant à elle, s’est fait une place dans la faction toulousaine des Morts-qui-marchent. Elles auraient pu ne jamais se revoir si une affaire, concernant directement les vampires et plus spécifiquement notre Jabirah, n’avait pas ramené Muriel à Toulouse. Or, l’enjôleuse a bien conscience qu’il est temps de régler ce qui est resté en suspens entre elles.
Je vous ai prévenus, je ne suis pas une lectrice de romance. Les histoires d’amour ne me gênent pas quand elles s’intègrent sous forme d’intrigue secondaire à une autre histoire plus élaborée, mais quand elles sont l’essentiel du récit, ça passe plutôt mal. Celle-ci n’a pas échappé à la règle et j’en suis la première désolée.
J’étais prévenue ceci dit, mais au-delà de mon aversion naturelle pour le genre, j’ai trouvé cette romance trop abruptement menée. Cela se justifie parce que le texte est court et que les personnages ont déjà un passif commun. Or, justement, ce passif me laisse penser que ça ne pouvait pas être aussi simple entre ces deux femmes.
Si Jabirah n’a jamais caché son attirance pour l’enjôleuse, Muriel est, disons-le clairement, une putain de sociopathe, et même si deux ans ont passé, j’ai du mal à croire qu’elle ait pu s’améliorer au point d’envisager aussi facilement une relation sérieuse, d’autant qu’elle ne voulait clairement pas de Jabirah.
J’ai eu beaucoup de mal à croire à ce revirement, or j’ai besoin de croire à ce que je lis. C’est ce qui détermine vraiment si j’apprécie ma lecture ou non.
Heureusement il y a une autre histoire en filigrane. Même si elle est relativement restreinte, elle m’a plus intéressée et m’a semblé plus cohérente. Dans cette nouvelle on apprend pourquoi les vampires grillent (j’ai bien dit grillent et non brillent) au soleil et ce choix m’a parlé. En outre, l’histoire de Jabirah et son frère trouve également sa conclusion. L’auteur répond aux questions qu’on pouvait encore se poser à ce sujet et ça c’est plutôt positif. De manière assez subtile, Vanessa Terral renoue avec le chamanisme et la mythologie qui m’ont plu dans Cinq pas sous terre et leur offre une nouvelle place dans ce récit.
Je suis quand même un peu déçue au final, mais ça ne tient qu’à moi et à mes attentes. Néanmoins, si je n’ai pas été convaincue par une partie de l’histoire, j’aime tout de même la fin. C’est aussi un point important pour moi. Jabirah et Muriel me laisseront un bon souvenir.


*


logo_vert JLNN

samedi 21 décembre 2013

Trois ans déjà...

C'est le premier jour de l'hiver mais c'est également l'anniversaire de ce petit blog qui a (déjà) trois ans !
Je n'ai pas l'habitude de prêter attention à ce genre de choses mais en fait je n'aurais jamais cru qu'il perdurerait si longtemps...
Je ne m'en occupe pas beaucoup, faut dire, mais il me convient comme ça. Il est fouillis, mon classement est incompréhensible pour quelqu'un d'autre que moi, je chronique seulement quand j'en ai envie et au grand désespoir de mon entourage ça ne m'empêche pas de saouler les gens avec mes lectures (à la base c'était le but).
Bon anniversaire petit blog, je pense qu'on va faire encore un petit bout de chemin ensemble.

mercredi 18 décembre 2013

Challenge Winter Mythic fiction !

En hiver j'aime lire de la fantasy.
Et s'il y a dans ce genre quelque chose que j'apprécie particulièrement, c'est bien la "Mythic Fiction" ou la "Hard fantasy" comme la nommait Léa Silhol (par analogie avec la Hard SF). Appelez ça comme vous voulez tant qu'on est d'accord sur le fait qu'elle est inspirée de contes ou de mythes.
Vous vous doutez bien que ce challenge, lancé par Lhisbei ne pouvait donc que m'enthousiasmer.


Elle le présente ainsi :
Nous allons nous pencher sur la Mythic Fiction ou Mythic Fantasy, une fantasy proche du merveilleux, des contes (qu'elle les réécrive ou qu'elle en invente) ou qui brode sur les mythes ou le folklore.


Le challenge va se dérouler du 21 décembre au 21 mars. Les chroniques devront bien entendu porter sur des livres, mais pourront aussi concerner d'autres supports.


C'est parti pour un hiver nourrit de mythes et légendes !


challenge WMF

Le logo du challenge est tiré de Midsummer Eve d'Edward Robert Hughes

dimanche 15 décembre 2013

JLNN le retour !

Vous pensiez en être débarrassés ? Mais non, le JLNN est coriace !
Lune a eu une excellente idée, donc à partir de maintenant le dimanche sera le jour du court.
Il n'y a aucune obligation, pas de bilan à faire ni de chroniques à signaler, il suffit de publier de temps en temps, quand vous en aurez l'envie, une chronique de nouvelle(s), novella, recueil ou anthologie le dimanche.
Les nouvelles et novellas c'est bien, lisez-en ! Moi en tout cas je ne vais pas me faire prier.


*


logo_vert JLNN

vendredi 13 décembre 2013

Bilan du JLNN

Le Challenge "Je lis des nouvelles et des novellas", plus communément abrégé en JLNN a été organisé de main de maître par Lune du blog Un papillon dans la lune.
Je vous invite à consulter le bilan global de fin de challenge ici et aussi le bilan perso de Lune par-là.


Je m'étais inscrite au niveau moyen et j'ai fini au niveau maxi : 28 participations sur 24, ce qui est honorable.
J'aime lire des textes courts, ce fut donc un plaisir de remplir ce challenge.
Ceci dit, ce n'est pas forcément représentatif de ce que je peux lire d'ordinaire, d'autant que je n'ai pas chroniqué tout ce que j'ai lu cette année et que je n'ai pas mis dans la liste du challenge tout ce que j'ai chroniqué, pour diverses raisons.
Enfin bref... (J'adore "enfinbreffer".)


En chiffres, cela nous donne :
- 23 nouvelles hors recueils et anthologies (je crois bien que c'est la première fois que je lis autant de nouvelles "solitaires")
- 5 novellas (que des bonnes ! Les novellas c'est top, lisez-en !)
- 6 recueils (dont un mini : Clamatlice de Vanessa Terral, il ne contient que deux nouvelles. Vanessa : faut en écrire d'autres. Je veux en savoir plus sur cette planète !)
- 3 Anthologies (seulement, c'est fou, moi qui en lis beaucoup ça a été restreint cette année...)


Total des nouvelles : 118 (95 dans les anthologies et recueils (si j'ai bien compté) + 23 indépendantes)
Et un poème, un peu perdu au milieu de tous ces textes, (dans Ainsi commence la nuit de Vanessa Terral).


Le JLNN a aussi engendré la naissance de mes billets de "nouvelles en vrac" qui, comme leur nom l'indique, me permettent de vous présenter plusieurs nouvelles indépendantes. Ils sont un peu fouillis, je vous l'accorde, mais ça me ressemble assez, vous devriez voir ma bibliothèque...


J'ai également découvert plein de blogs intéressants et des textes, des tas de textes que je veux lire (ma PAL et ma wishlist ne vous remercient pas !)


Re enfin bref.


Pour le détail de mes participations, c'est par ici.


Vous l'avez compris, je vous conseille particulièrement les novellas et principalement ces deux-là :
- L’après-dieux de Maëlig Duval (j'en suis encore bouleversée)
- L’ombre du maître espion, Le Baron Noir T1 d’Olivier Gechter


Pour les recueils, j'aimerais accorder une mention spéciale au Rêve du prunellier de Rozenn Illiano qui fut une magnifique découverte. J'aimais déjà ses illustrations, j'ai été tout aussi conquise par sa plume.


Mais je tiens aussi à faire une petite place dans ce billet à Sanshôdô : la voie des trois vérités de Jean Millemann.


Je ne peux malheureusement pas citer tous les textes rentrant dans le cadre du challenge que j'ai aimés, sinon ça équivaudrait à quasiment recopier la liste entière, mais je voudrais pouvoir vous communiquer un peu de mon enthousiasme et vous encourager à lire plus souvent des textes courts si ce n'est pas déjà une habitude. Vous pourriez faire de belles découvertes.


Ce qui nous amène à un petit message pour ma copine Chani qui a plus que rempli son challenge :
Félicitations ! Tu vois que c'est bien les nouvelles ! :)


Pour ma part, je vais bien évidemment continuer à lire des nouvelles et novellas. J'ai d'ailleurs beaucoup de chroniques en retard parce que le dernier trimestre de 2013 a été, et est encore, particulièrement chargé niveau boulot. Quand j'aurai un peu de temps vous pourrez lire des billets sur des nouvelles de Christian Léourier publiées dans Bifrost (vivement les vacances que je puisse lire le troisième volume de l'intégrale de Lanmeur !), Le zoo des chimères de Chantal Robillard (chronique qui attend depuis des lustres,) les anthologies Virus et Noëls d'hier et de demain ou encore le recueil de Michel Rozenberg Altérations (que j'ai gagné au concours du bilan du dernier trimestre du JLNN. J'ai terriblement honte de ne pas l'avoir déjà chroniqué) et bien sûr la nouvelle bonus de Cinq pas sous terre. Je pense même en avoir oublié dans la liste...


Une petite nouvelle en attendant la fin du monde ?


*


logo3

lundi 9 décembre 2013

Nouvelles en vrac (3)

Encore quatre nouvelles de chez Walrus pour ce billet.
J'ai eu les deux premières dans le cadre du JLNN qui finit tout bientôt, donc merci Lune et les éditions Walrus.


*


Beef de Joey Burger



La narratrice, Joey, a un peu traîné les pieds, mais s’est finalement laissé embringuer par ses potes dans une soirée qui promet d’être ennuyeuse à souhait. Un vernissage et pas une seule œuvre d’art en vue, c’est curieux… Serait-ce un nouveau concept artistique foireux ?
Les personnages ne vont pas avoir le temps de trop de s’interroger sur le sujet et le lecteur non plus. Quelque chose cloche, Joey ne s’en rend pas compte tout de suite, occupée qu’elle est à tenter de convaincre ses amis de partir. Les situations étranges se multiplient et les réactions des gens présents laissent notre narratrice perplexe. Finalement, la soirée s’annonce moins soporifique que prévu. Quant à savoir si c’est une bonne nouvelle, on a de sérieux doutes…
J’ai bien aimé l’évolution de l’histoire qui ne verse pas tout de suite dans le délire. On la sent lentement glisser vers le surnaturel en même temps que s’affine la perception des personnages sur ce qui les entoure. La façon dont les situations s’enchaînent m’a plu. C’est visuel, un peu gore et fouillis (mais un fouillis cohérent) et surtout assez barré pour capter mon intérêt.
A un moment l’auteur évoque Shaun of the dead et j’avoue que le récit m’y a fait penser dès le début. C’est une affaire d’ambiance plus que d’histoire, un petit côté à la fois complètement déjanté et détaché de la réalité qui m’a rappelé ce film. Le mélange d’humour et de gore passe plutôt bien.
Joey, la narratrice, nous raconte les événements tels qu’elle les vit, sans charger le texte avec des descriptions superflues. Le style parlé peut gêner, mais je le trouve cohérent avec le personnage et la situation. On entre facilement dans l’histoire grâce à cela.
J’ai trouvé la chute un peu rapide, mais bien gérée, ce qui m’a laissé ma bonne impression de départ.
Ce n’est pas forcément un genre de lecture vers lequel je me serais tournée, mais ce texte plein d’action m’a « bizarrement » amusée.


Vous pourrez trouver l'avis de Lune par-là.


*


Trois coups contre ma porte de Michael Roch



Ce récit nous emmène à la rencontre d’un personnage qui, de prime abord, est particulièrement détestable. Charles, le narrateur, est pourri jusqu’à la moelle, blindé de fric autant que d’idées stupides et pas tout seul dans sa tête, c’est le moins qu’on puisse dire… Il va s’employer à nous conforter dans cette impression.
Trois coups contre ma porte est une nouvelle assez glauque, violente, mais particulièrement bien écrite. J’étais persuadée de connaître le fin mot de l’histoire, j’avais raison, mais mon intérêt est demeuré le même du début à la fin alors que ce n’est pourtant pas mon genre de lecture. Le fait est que la façon dont l’histoire est scénarisée attrape le lecteur et l’empêche de lâcher sa liseuse.
Le texte est prévisible, tout en ne l’étant pas, car si on a des doutes sur ce qui arrive à Charles, ses visions, ses pertes de mémoire et qu’on pense deviner, avec raison ou non, l’origine de ses troubles, une question demeure. Que va-t-il choisir ?
Cette nouvelle est choquante, à vous glacer le sang, mais ce fut une découverte intéressante.


*


Louie de Lou Wagram



Des quatre textes présentés dans ce billet, celui-ci est mon préféré.


Une pute, un camé et un barge sont dans un bateau.


C’est le titre d’un des chapitres et je trouve qu’il résume assez bien cette histoire particulièrement déjantée. Ça commence comme une mauvaise blague et d’un coup ça part dans tous les sens.
Louie, chauffeur poids-lourd et drogué notoire a hérité de deux choses de son père : son prénom et un don inné pour les embrouilles. Au début du récit, ce cher Louie complètement défoncé est en plein arrêt sur image et se décide, pendant que le temps prend sa pause syndicale, à nous raconter comment il a atterri dans le bar paumé où il se trouve, avec des ennuis à la pelle, notamment une nana qui parle sans arrêt…
Tout a commencé à cause de Lily, une tarée avec un flingue qui, pas de chance pour Louie, était aussi bien roulée que casse-pieds. Dès lors, le lecteur se trouve propulsé dans une fuite en avant pleine d’énergie, d’humour et de situations aussi dingues que désespérées. C’est le rythme du récit qui fait en partie son charme, avec son action non-stop, mais aussi le langage gouailleur employé par l’auteur qui rend le personnage très vivant et apporte une dose comique supplémentaire.
Ce texte court est aussi vif que dense tant il se passe de choses et on se surprend à vouloir la suite quand il se termine un peu brusquement, alors qu’on en revient à Louie, toujours défoncé dans son bar sordide.
Ce fut vraiment une très plaisante lecture.


*


Cosmic Karma de Jérémy Semet



Sid a été engagé pour mener à bon port un convoi spécial. Il ne sait pas vraiment ce qu’il transporte, il a du mal à se rappeler de son entretien d’embauche, mais ce dont il est sûr, par contre, c’est qu’il est seul à bord.
Est-ce cette solitude qui lui fait perdre la tête ou le vieux cargo rouillé qui débloque et joue ainsi avec ses nerfs ?
L’intrigue se déroule lentement, Sid semble résigné, tout en ne sachant pas vraiment à quoi ni pour quelles raisons. Cette histoire, assez introspective, est un huis-clos qui ne devient jamais vraiment étouffant, mais dans lequel s’instillent petit à petit des hallucinations ou des souvenirs. On ne connaît pas vraiment leur nature exacte sur le moment, même si chacun aura forcément son opinion et que le choix me semble assez évident.
Les deux histoires se mêlent, mais pas au point de faire douter le lecteur sur ce qui arrive réellement au personnage. C’est un texte agréable à lire, même si l’issue est particulièrement prévisible. J’ai toutefois beaucoup aimé la « morale » finale, si on peut la qualifier ainsi.


*


logo3

mercredi 4 décembre 2013

Le Cycle d'Oz t2

Deux romans de fantasy jeunesse, écrits par Lyman Franck Baum et publiés aux éditions Presses de la Cité.


*


Le cycle d'Oz tome 2

Pas de présentation de l'éditeur cette fois, à moins que vous ne vouliez un résumé complet de chaque histoire...


*


Tout le monde connaît Le Magicien d’Oz. Même si on ne l’a pas lu, on a forcément vu le film ou un des nombreux dessins animés que cette histoire a inspirés. Outre les adaptations, il y a aussi les nombreux récits qui sont liés de près ou de loin à celui-ci. Le dernier en date que j’ai lu est l’excellent Narcogénèse d’Anne Fakhouri qui n’est pas pour les enfants, mais que je vous conseille chaleureusement. C’est du très bon fantastique.
Enfin, revenons au Magicien d’Oz… Cette histoire, fortement ancrée dans l’imaginaire des américains a aussi sa place dans notre culture, elle fait partie de nos souvenirs d’enfance et de ces références communes qui parlent à tout un chacun. Cependant, la douzaine d’autres histoires du pays d’Oz écrites par L. Franck Baum est par contre beaucoup moins connue dans notre vieille Europe.
La collection dont fait partie cet ouvrage a pour but de nous faire connaître tous ces récits du pays d’Oz et c’est une excellente initiative.
Le premier volume nous présentait une nouvelle traduction du Magicien d’Oz, suivi d’un autre récit : Le merveilleux pays d’Oz. Ce deuxième ouvrage contient lui aussi deux histoires : Ozma du pays d’Oz, suivie de Dorothy et le Magicien au pays d’Oz. Elles peuvent bien sûr se lire indépendamment, mais ont évidemment des liens entre elles.
Le livre en lui-même est très joli et abondamment illustré par Stéphane Levallois, ce qui apporte un plus à cette édition, même si les dessins sont parfois un peu à côté de la plaque. En effet, pour ne citer qu’un exemple, Ozma est blonde et est représentée en brune. C’est un détail, me direz-vous et ces illustrations, souvent dans le style crayonné, sont sympathiques, alors on pardonne volontiers. En outre, le papier est épais et agréable au toucher.
La mise en page n’est pas aussi aérée qu’elle peut l’être en général dans des romans consacrés à la jeunesse, mais je ne trouve pas cela dérangeant. Il est vrai que si vous destinez cet ouvrage à un enfant assez jeune, il pourra se sentir un peu effrayé face à un tel pavé. Si c’est un lecteur aguerri, il en viendra à bout très facilement car le texte est plaisant et fluide, sinon vous pourrez toujours lui faire la lecture, ne serait-ce qu’au début pour éveiller son intérêt. Je pense que ce sont deux histoires à découvrir et particulièrement propice au développement de l’imagination. Elles peuvent séduire des lecteurs de tous âges.


Ozma du Pays d’Oz est un récit vraiment charmant qui a la saveur des contes. Parce que des lecteurs lui avaient expressément demandé de faire se rencontrer Ozma et Dorothy, Baum a imaginé cette histoire dans laquelle la petite fille du Kansas, partie pour l’Australie avec son oncle, se trouve projetée par-dessus bord au cours d’une tempête. Il en faut plus à Dorothy pour se démonter et, accompagnée d’une petite poule jaune au caractère bien trempé, elle va accoster dans une étrange contrée, voisine du pays d’Oz.
Des deux romans, c’est celui-ci que j’ai préféré. Vif, amusant, plein d’idées plus farfelues les unes que les autres, il m’a rappelé beaucoup de textes que j’ai aimés petite, tout en ayant sa personnalité propre.
On y retrouve avec grand plaisir des personnages connus, mais j’ai surtout apprécié la facétieuse poule jaune, prénommée Billina. Ce fut un plaisir à lire, surtout dans la seconde moitié de l’histoire, quand la compagnie est aux prises avec le roi des Nomes.


Dorothy et le Magicien au pays d’Oz est un texte très riche en idées de toutes sortes, mais un rien plus pauvre en ce qui concerne l’intrigue générale.
Dans ce roman-ci, la petite Dorothy est précipitée, attelage compris, dans une fissure à la suite d’un tremblement de terre. Avec Zeb, son « presque » cousin, Jim le cheval, le chaton Euréka et un peu plus tard le Magicien, elle va donc se lancer dans un périlleux voyage afin de retourner à la surface.
L’expédition en elle-même est très agréable à lire, surtout grâce à la découverte des différentes contrées que traversent nos héros. C’est sympathique et imaginatif, les personnages sont toujours aussi plaisants, qu’il s’agisse des nouveaux autant que des anciens, cependant il manque indéniablement quelque chose.
La fin du voyage était, selon moi, assez prévisible et un peu facile. Certes on peut apprécier de retrouver des personnages et le pays d’Oz lui-même, mais je trouve assez dommage que le périple ait pris cette tournure. Les derniers chapitres offrent leur lots de petites histoires et elles sont assez plaisantes, alors si on excepte ce petit revirement cousu de fil blanc, ça reste divertissant et agréable à lire.


Ces deux romans sont globalement de très bonnes lectures, vraiment tous publics. Les enfants en apprécieront le côté rocambolesque et les idées folles qui parsèment le récit, les adultes goûteront plus l’ironie que maniait si bien l’auteur. Qu’on soit d’accord ou non avec ses propos, on ne peut nier qu’il les fait passer avec beaucoup d’humour. Même s’il critique beaucoup de choses, il était très pro-américain, ce qui est plutôt logique étant donné l’époque à laquelle ces romans ont été écrits, mais également un rien misogyne malgré la présence d’héroïnes tout à fait délicieuses et pas pour autant réduites à l’état de potiches. Tout cela est assez paradoxal, mais intéressant à décortiquer.
Le cycle d’Oz m’a pour l’instant convaincue et je vous invite vivement à le découvrir ou redécouvrir, surtout si vous avez des enfants. Cela fera une excellente lecture du soir.


*