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lundi 22 avril 2024

L'Oiseau d'or de Kainis T2

Un manga de Kazuki Hata, publié chez Glénat.

Mon avis sur le premier tome.


J’ai retrouvé avec plaisir Lea alias Alan, notre écrivain en herbe, qui tente de se faire à sa nouvelle vie londonienne tout en écrivant son deuxième roman. L’argent manque et une source de revenus serait bienvenue si elle veut rester.
Le premier tome du manga se terminait sur un moment de suspense propre à faire basculer cette nouvelle vie chèrement acquise. Mais qu’a vraiment vu Myles et, s’il a vu quelque chose, que fera-t-il de cette information ?
Ce tome m’a beaucoup plu. On y apprend l’histoire de Myles, qui lui aussi cache un secret. J’ai une certaine tendresse pour ce personnage bienveillant, à la gentillesse discrète et désintéressée. Sa façon de veiller sur Alan est particulièrement touchante. Son histoire personnelle est plutôt triste, un peu cliché comme tout le reste du manga, mais je ne l’en ai trouvé que plus attachant.
Dans ce volume, Alan rencontre aussi une autre femme écrivain qui s’habille en homme et publie sous un pseudonyme mais ne cache pas vraiment son genre et cela l’amène à des réflexions sur sa propre situation ainsi que son avenir. Rien de très profond, on reste dans quelque chose de personnel et de bon-enfant. J’ai cependant apprécié que le personnage sorte un peu de sa bulle et se pose de vraies questions, même un court instant. Cela amène aussi un nouvel éclairage sur sa relation avec Myles.
La fin du tome nous offre un nouveau rebondissement intéressant, alors qu’Alan est forcé de redevenir Lea pour un temps, et j’ai hâte de voir comment cela va évoluer.
C’est une chouette petite série, bien agrémentée par de jolis dessins. Le récit ne casse pas trois pattes à un canard, mais est empreint d’une agréable douceur.

mercredi 22 novembre 2023

L'Oiseau d'or de Kainis T1

Un manga de Kazuki Hata, publié chez Glénat.

Présentation de l'éditeur :

La littérature est un art réservé aux hommes.

Début du XIXe siècle, à l'est de Gloucestershire, Lea a grandi au milieu de livres “inaccessibles pour son cerveau féminin” et se passionne pour l'écriture, un art réservé à la gent masculine. C'est donc sous l'identité fictive d'Alan Wedgwood qu'elle va débarquer à Londres pour faire publier ses ouvrages, se plonger le monde littéraire et se faire de nouveaux amis. Que va-t-elle pouvoir découvrir sous sa nouvelle apparence ?

Cette série en 4 tomes s'interroge sur le sexisme avec douceur. Candide mais lucide, Lea va trouver les réponses à ses questions au fil de ses rencontres londoniennes et vous offrira peut-être une autre manière d'aborder le shojo.
Depuis toujours, Lea rêve de devenir autrice, mais étant une femme au début du XIXe siècle autant dire qu’on ne la prend pas du tout au sérieux. Alors Lea s’invente un alter ego masculin pour vivre son rêve et cela semble fonctionner puisqu’on publie son premier livre. Cependant, cela occasionne aussi plus de complications qu’elle ne l’escomptait et bientôt Lea, qui y voit une chance de s’émanciper, doit s’enfoncer dans son mensonge.
Ce manga est le premier d’une série en quatre tomes. Je ne crois pas qu’il aurait retenu mon attention si elle avait été plus longue. C’est sympathique, sans plus. Les dessins sont jolis et l’histoire se laisse lire, mais manque de consistance.
Je ne m’attendais pas à une vraisemblance historique rigoureuse, néanmoins force est de constater que c’est quand même très capillotracté. Le fait que le père de Lea la laisse voyager seule, puis s’établir à Londres afin d’y travailler alors que la fortune de sa famille lui permettrait de faire un bon mariage n’est même pas crédible trois secondes. Les représentations de la gente féminine dans ce premier tome m’ont en outre agacée et particulièrement la meilleure amie de Lea, prénommée Katie, qui ressemble davantage à un petit chien qu’à une jeune femme. Elle passe son temps à sautiller et à s’accrocher aux jupes de Lea... Un chiot, je vous dis ! Ce n’est pas parce qu’elle n’a pas les mêmes aspirations que son amie et qu’elle se satisfait de sa vie qu’elle doit forcément être stupide !
Lea, quant à elle, est naïve et optimiste, comme on s’y attend d’une jeune femme élevée dans un milieu aussi protégé et tout semble lui réussir avec une facilité déconcertante. Enfin, je l’aime bien quand même. L’auteur ne force pas trop sur le cliché du « je ne suis pas comme les autres filles » dans ce premier tome. Et puis la relation de Lea avec Myles est plutôt mignonne.
Je vais tenter la suite, bien que sans conviction.