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dimanche 27 décembre 2020

Sherlock Holmes - anime


Sherlock Holmes est une série animée italo-japonaise de vingt-six épisodes réalisée par Kyousuke Mikuriya et Hayao Miyazaki.
Si vous étiez un enfant dans les années 80, vous n’avez pas pu manquer ce dessin animé dans lequel des animaux anthropomorphes résolvent des crimes. Je crois bien qu’il a été mon premier contact avec l’univers de Sir Arthur Conan Doyle et source de mon affection pour Sherlock. Évidemment c’est bien loin du personnage d’origine, mais j’aimais bien ce Sherlock renard et son acolyte scottish terrier (ça leur va tellement bien, même si l’amitié entre un renard et un terrier est hautement improbable) quand j’étais petite. Alors je me suis dit que j’allais le revoir pour le challenge madeleine de Proust.
La série a vieilli, on ne va pas se mentir, et ce n’est pas non plus d’une grande profondeur. Il y a beaucoup plus de poursuites en voiture que d’intrigue et c’est assez répétitif. Certains épisodes sont quasiment les clones d’autres, mais l’animation peut se révéler très jolie par moment et pour l’époque. Les références aux livres de Doyle sont rares et galvaudées. Néanmoins, je l’ai revue avec plaisir et nostalgie.
Cela m’a aussi permis de remarquer une chose. Je savais déjà que la série avait été dirigée par Miyazaki, mais si vous faites bien attention vous verrez que le costume de Sherlock ressemble beaucoup à celui de la statue du chat Baron dans Si tu tends l’oreille. Il y a de petites similarités entre ces deux personnages.
Les méchants de l‘histoire sont assez pathétiques. J’aimais bien les mimiques de Moriarty à l’époque et je les apprécie toujours. Il est sans doute le personnage le plus expressif. Ses idées farfelues et ses inventions un rien steampunk sont le sel de la série qui est bien fade par ailleurs. J’ai sans doute plus compatis à ses malheurs qu’autre chose...
Revoir cette série m’a rappelé mon enfance et c’était fort agréable, mais en terme de qualité narrative, j’ai conscience que ce n’est pas ce qui se fait de mieux. Je suis étonnée de constater que je me rappelais de certaines choses avec une grande acuité et que j’en avais totalement occultée d’autres.

mardi 17 juillet 2018

Les Enfants de la Baleine


Imaginez un océan de sable. Pas un désert, non, un véritable océan. Immense, mouvant, soumis aux tempêtes et surtout meurtrier. Au gré des courants, une île divague, abritant quelques centaines de personnes qui ne savent rien du reste du monde si ce n’est qu’elles en sont exilées pour un crime dont elles n’ont, pour les plus jeunes, nulle connaissance. Certaines d’entre elles, les marqués, possèdent un pouvoir magique, mais meurent avant leurs trente ans, d’autres sont dénuées de don, mais vivent beaucoup plus longtemps. Tant bien que mal, ces gens survivent, même si certains deviennent fous à tourner en rond sur cette minuscule portion de terre soumise aux éléments.
Ils auraient pu errer ainsi indéfiniment si leur chemin n’avait pas croisé celui d’une autre île et de son unique occupante. Ce sera pour eux le début des révélations, mais aussi celui des ennuis…
Les Enfants de la Baleine est un anime intéressant pour toute la mythologie qu’il met en place, mais également un peu épuisant par tout le pathos qu’il déploie. Les personnages meurent à la pelle, cependant, moi qui reproche souvent trop de complaisance aux auteurs et scénaristes qui se montrent trop gentils, je ne vais pas pleurnicher pour cela. En revanche, ce permanent déballage de bons sentiments finit par écœurer car il est en outre teinté de manichéisme. Quelque chose m’a vraiment dérangée dans cet anime, sans que je sache expliquer clairement de quoi il s’agit.
Je n’ai pas du tout aimé les méchants de l’histoire tant leurs motivations sont floues et leurs caractères lisses. On sent toutefois qu’il y a peut-être plus de profondeur dans leurs motivations, mais sans réelle certitude. Il y a encore de quoi creuser de leur côté, cependant, si suite il y a, espérons qu’elle tergiversera moins.
Les gentils sont tout aussi lisses, néanmoins ils ont pour eux la candeur dans laquelle l’isolement les a maintenus. Pour autant, je ne les ai pas trouvés aussi attachants que j’aurais dû, toujours à cause de ce manichéisme ambiant. L’histoire est également trop répétitive à mon goût. On les attaque, ils se défendent, normal, mais lassant.
Pourtant, malgré tout ce qui m’a dérangée, j’ai regardé toute la saison. Je voulais connaître l’histoire de la Baleine et de la malédiction qui touche ses marqués (même si, soyons honnêtes, on se doute un peu de l’origine de cette dernière).
Les révélations arrivent au compte-goutte et l’histoire de fond demeure originale. Cependant, la saison finit un peu en queue de poisson et pose de nombreuses autres questions. S’il y a une suite, je la regarderai, mais je ne ferai pas l’effort de lire les mangas pour la connaître.

vendredi 18 mai 2018

Mary et la Fleur de la sorcière




Mary et la Fleur de la sorcière est le premier long métrage d’animation du Studio Ponoc, fondé par d’anciens collaborateurs du Studio Ghibli. Il est tiré du roman pour la jeunesse The Little Broomstick de Mary Stewart.
Les bandes-annonces ont commencé à déferler sur les sites spécialisés et les réseaux sociaux plus d’un an avant la sortie du film en Europe. Elles ont évidemment piqué ma curiosité d’amatrice d’histoires de sorcières et j’ai attendu ce film avec une impatience croissante (ce qui est rarement une bonne chose).
L’histoire commence comme un conte. Mary, petite fille un peu esseulée, vient d’arriver à la campagne chez sa grand-tante Charlotte où elle vivra désormais. Elle attend ses parents qui tardent à la rejoindre et s’ennuie un peu, ses tentatives pour aider les gens de la maisonnée étant quelque peu maladroites…
Elle passe donc ses journées dehors et s’égare dans la forêt en suivant des chats. Elle y découvre une fleur rare, le vol de nuit ou fleur de la sorcière, qui ne fleurit que tous les sept ans et un balai fiché dans des racines.
Le début de l’anime est vraiment très plaisant, empreint de merveilleux et de mystère, puis, peu à peu, l’histoire devient plus enlevée, mais aussi davantage convenue et manichéenne. Je pense surtout que je m’attendais à autre chose.
Si vous êtes familiers des films du Studio Ghibli, l’apparence de certains personnages vous rappellera quelque chose. Par exemple, vous aurez l’impression d’avoir déjà vus les serviteurs du docteur Dee  dans Le Château ambulant. Ce n’est pas dérangeant.
Les dessins sont magnifiques, c’est un vrai bonheur à regarder, mais le film souffre un peu de ses faiblesses scénaristiques et autres petites incohérences. Peut-être craignez-vous une pâle copie d’Harry Potter avec cette petite fille qui découvre soudain le monde de la magie et une école de sorcellerie, alors rassurez-vous, ce n’est pas le cas. Quant à moi, j’espérais quelque chose de plus axé sur le merveilleux et ai été déçue par la deuxième moitié du film, d’autant que la fin est plutôt brouillonne.
Je ne suis pas très charitable avec cet anime et j’ai conscience qu’il souffre surtout de mon trop-plein d’imagination et de ma longue attente. Pour peu qu’on soit dans les bonnes dispositions d’esprit, on passe un agréable moment avec Mary et la Fleur de la sorcière.

mardi 18 octobre 2016

Flying Witch

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Flying Witch est une série animée japonaise adaptée d’un manga de Chihiro Ishizuka. La première saison compte douze épisodes.
On y fait la rencontre de Makoto Kowata, une jeune sorcière de quinze ans. Selon la tradition, elle doit prendre son indépendance, mais ses parents s’inquiètent pour elle. La vie est dure pour les sorcières de nos jours, ils préfèrent qu’elle continue ses études et loge chez des proches. Elle s’installe donc à la campagne et retrouve son cousin Kei, sensiblement du même âge, et la petite Chinatsu.
Makoto aime s’habiller en noir et a pour familier un chat (devinez sa couleur). Elle est l’un des archétypes de la sorcière qui hantent notre imaginaire collectif. La bonne sorcière, bien entendu. Mako est vraiment adorable. Elle n’a aucun sens de l’orientation, elle commet plein de bourdes par naïveté, mais elle n'est pas stupide. C’est un personnage très attachant et suivre son quotidien se révèle un réel plaisir. Avec ses cousins, elle apprend à reconnaître les plantes comestibles sauvages et à s’occuper d’un potager. En échange, elle apporte un peu de sa magie et de ses bizarreries dans leur vie.
Entre superstitions, personnages étranges et apprentissage de la magie, les épisodes paraissent bien trop courts (alors que le générique dure des plombes). On se laisse imprégner par le réalisme magique de ces histoires, on a envie d’en apprendre davantage sur les sorcières et en même temps leur vie n’est pas si extraordinaire que ça, juste un rien plus magique. N'attendez pas des sorts époustouflants et des combats, mais laissez-vous ensorceler par la bienveillance douce et loufoque de ces sorcières.
La série nous offre un panel de personnages intéressants : la famille de Mako et ses nouveaux amis, d’autres sorcières et des créatures surnaturelles. Tous sont très réussis. Chaque épisode est une découverte. J'ai particulièrement aimé le salon de thé.
L’animation est jolie. J’aime beaucoup les couleurs, l’ambiance, la douceur de cette série. C’est le genre d’anime que l’on regarde en sirotant une tasse de thé, après une très longue journée, pour retrouver un peu de sérénité. C’est très mignon, mais pas cucul. Les amateurs de sorcières ne pourront qu’adhérer, quel que soit leur âge.
J’ai eu un coup de cœur pour cet anime et j’espère qu’il y aura une suite.


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