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mardi 7 décembre 2021

Dash & Lily


Dash & Lily est une série d’une seule saison en huit épisodes d’environ vingt-cinq minutes chacun. Elle est tirée du roman Dash & Lily’s Book of Dares de Rachel Cohn et David Levithan. Ce roman a eu deux suites. Je ne l’ai pas lu, mais c’est le fait d’en avoir entendu parler qui m’a fait m’intéresser à la série lors d’une journée à buller pendant les vacances de Noël de 2020. Je n’avais pas lu le résumé puisque je connaissais vaguement celui du livre et je pensais qu’il s’agissait d’un film… Autant dire que j’ai été très surprise par le générique de fin du premier épisode. Or, il se trouve que Dash & Lily c’est comme les schokobons : on n’en mange qu’à noël, mais quand on en prend un, il est difficile de s’arrêter. Bon, je vous rassure tout de suite, ce n’est pas aussi écœurant et vous ne risquez pas d’être malade si vous enchaînez les épisodes comme moi l’an dernier, même si vous êtes allergiques aux séries pour ados et aux films de Noël.
Tout commence avec un carnet rouge d’une célèbre marque, déposé dans le rayon d’une librairie tout aussi célèbre, juste à côté de Franny & Zooey de Salinger. Dash, dix-sept ans, promène sa déprime de fin d’année dans ledit rayon (ses deux parents lui donnent la vive impression de ne pas vouloir de lui pendant les fêtes et le bonheur ambiant l’étouffe). Bien sûr il tombe sur le carnet, l’ouvre et y découvre les énigmes laissées par une fille de son âge.
Comme Dash, Lily est une solitaire, mais dans son cas ce n’est pas par choix. Elle peine à se faire des amis, elle se trouve trop bizarre et elle n’a pas les mêmes centres d’intérêt que les jeunes de son âge. Et c’est encore plus dur cette année car elle se retrouve seule avec son frère (qui débute une nouvelle relation amoureuse et n’est pas disposé à passer du temps avec elle). Lily adore Noël, mais le fait d’être privée de sa famille et de voir tout le monde en couple autour d’elle lui pèse, d’où le carnet rouge, véritable bouteille lancée à la mer.
Dash et Lily vont apprendre à se connaître par l’entremise de ce carnet. Ils vont se défier aussi, sortir de leur zone de confort, s’aider à grandir un peu également. Mais vont-ils finir par se rencontrer ? Et surtout l’image qu’ils se sont faite l’un de l’autre sera-t-elle à la hauteur ?
Résumé comme cela, on pourrait croire à une histoire de romance à trois sous, mais c’est beaucoup mieux que ça. Cette série a été une excellente surprise. C’est mignon tout plein et bien dans l’esprit de Noël, c’est drôle et intelligent.
J’ai beaucoup aimé les deux personnages principaux. Dash est un gars un peu grincheux et dépressif, trop intelligent pour son propre bien, mais qui au fond a juste du mal avec les interaction sociales. Quant à Lily, derrière tout son enthousiasme et son côté optimiste guimauve, elle cache de nombreuses blessures ainsi qu’une grande envie de trouver sa place. Ce que j’aime particulièrement chez elle, c’est qu’elle ne veut pas pour autant cesser d’être elle-même, ce qui serait une solution de facilité. Je les ai trouvés l’un et l’autre aussi crédibles qu’attachants.
Les personnages secondaires sont moins fouillés, mais se jouent des clichés pour la plupart, ce qui est somme toute rafraîchissant. J’aurais vraiment voulu une deuxième saison qui leur aurait donné plus d’espace. Ceci dit, la première a une bonne fin et se suffit à elle-même. Je l’ai revue avec plaisir et je pense qu’elle est en train de devenir un de mes classiques de Noël.

De Rachel Cohn et David Levithan, j’ai lu La playlist infinie de Nick et Norah. Je ne l’ai pas chroniqué, mais c’est un chouette livre. Norah est un rien geignarde, cependant je me dois de saluer une romance YA moderne qui sort des clichés habituels.


dimanche 27 décembre 2020

Sherlock Holmes - anime


Sherlock Holmes est une série animée italo-japonaise de vingt-six épisodes réalisée par Kyousuke Mikuriya et Hayao Miyazaki.
Si vous étiez un enfant dans les années 80, vous n’avez pas pu manquer ce dessin animé dans lequel des animaux anthropomorphes résolvent des crimes. Je crois bien qu’il a été mon premier contact avec l’univers de Sir Arthur Conan Doyle et source de mon affection pour Sherlock. Évidemment c’est bien loin du personnage d’origine, mais j’aimais bien ce Sherlock renard et son acolyte scottish terrier (ça leur va tellement bien, même si l’amitié entre un renard et un terrier est hautement improbable) quand j’étais petite. Alors je me suis dit que j’allais le revoir pour le challenge madeleine de Proust.
La série a vieilli, on ne va pas se mentir, et ce n’est pas non plus d’une grande profondeur. Il y a beaucoup plus de poursuites en voiture que d’intrigue et c’est assez répétitif. Certains épisodes sont quasiment les clones d’autres, mais l’animation peut se révéler très jolie par moment et pour l’époque. Les références aux livres de Doyle sont rares et galvaudées. Néanmoins, je l’ai revue avec plaisir et nostalgie.
Cela m’a aussi permis de remarquer une chose. Je savais déjà que la série avait été dirigée par Miyazaki, mais si vous faites bien attention vous verrez que le costume de Sherlock ressemble beaucoup à celui de la statue du chat Baron dans Si tu tends l’oreille. Il y a de petites similarités entre ces deux personnages.
Les méchants de l‘histoire sont assez pathétiques. J’aimais bien les mimiques de Moriarty à l’époque et je les apprécie toujours. Il est sans doute le personnage le plus expressif. Ses idées farfelues et ses inventions un rien steampunk sont le sel de la série qui est bien fade par ailleurs. J’ai sans doute plus compatis à ses malheurs qu’autre chose...
Revoir cette série m’a rappelé mon enfance et c’était fort agréable, mais en terme de qualité narrative, j’ai conscience que ce n’est pas ce qui se fait de mieux. Je suis étonnée de constater que je me rappelais de certaines choses avec une grande acuité et que j’en avais totalement occultée d’autres.

mercredi 5 juin 2019

Good Omens


Il était une fois une sorcière qui voyait loin, sa descendante à l’esprit très pragmatique, et une poignée d’inquisiteurs maladroits. 
Il était une fois un ange et un démon qui appréciaient leur vie parmi les humains et n’avaient pas très envie de voir arriver l’Apocalypse. 
Il était une fois un petit garçon d’apparence tout à fait normale et sa bande de copains. 
Ce sont ces histoires entremêlées que vous découvrirez dans Good Omens, série complètement barrée, drôle et un chouia irrévérencieuse. 

Pour tous les fans de Pratchett et Gaiman, cette fameuse adaptation du roman a longtemps été comme un mirage, disparaissant à chaque fois qu’on pensait s’en approcher. Beaucoup d’entre nous avaient fini par croire qu’elle n’arriverait jamais. Et pour cause, le roman a presque trente ans et cela fait des décennies qu’on parle d’une éventuelle série télévisée. 
Après une si longue attente, on craint forcément la déception. Pourtant, avec toute l’objectivité dont je peux faire preuve à ce sujet, la série est une réussite. Elle n’est pas parfaite, certes, mais j’ai redécouvert cette histoire, lue et relue, avec un grand plaisir. 
Presque tout y est, avec juste assez de fun et de petits aménagements pour offrir un peu de nouveauté même aux plus grands fans. Gaiman a occulté quelques personnages secondaires et raccourci des passages afin d’en développer d’autres qui étaient plus anecdotiques dans le roman. Il fallait s’y attendre avec seulement six heures de show. Et puis c’est aussi pour nous offrir un peu plus de Crowley et Aziraphale, alors on peut bien lui pardonner. Leur duo est probablement la plus grande réussite de la série. Je reconnais toutefois que la fin est un peu expédiée. J’ai plus apprécié la première moitié de la série. 
Je n’étais pas spécialement enchantée d’apprendre que Michael Sheen devait camper Aziraphale et en fin de compte il est à mes yeux celui qui incarne le mieux son personnage de tout le casting. Je ne pourrai plus jamais voir Aziraphale autrement que sous ses traits. Tennant, quant à lui, nous a interprété un Crowley très Bill Nighy, ce qui est plutôt cohérent pour moi. Tous les deux s’accordent à la perfection. J’ai adoré leurs scènes, mais tout le casting est excellent. 
Et je dois bien sûr une mention spéciale aux nonnes sataniques. Regardez les vidéos de promo, si ce n’est déjà fait. Elles sont géniales. 
Si vous n’avez pas lu le roman, il y a des choses qui vous passeront au-dessus de la tête, comme des répliques cultes ou l’omniprésence de Queen en fond sonore, mais ce n’est pas grave, vous aurez d’autres raisons d’apprécier cette série. Vous ne pourrez que vous attacher aux personnages (bon là je manque sans aucun doute d’objectivité...) 
Regarder ces six épisodes m’a donné envie de relire le livre et de réécouter le feuilleton radiophonique. Je suis incurable. Je ne me lasserai jamais de cette histoire.

dimanche 6 janvier 2019

Les Quatre Filles du docteur March (série de 2017)


Le hasard faisant parfois bien les choses, j’ai appris hier que la série de 2017, que je mentionnais dans mon précédent billet, était passée sur France 2 le 31 décembre et donc encore disponible en replay jusqu’au 7 janvier (quand on n’a pas la télé… bref). J’étais sur ma lancée, alors pourquoi pas ? 
Cette série est composée de trois épisodes d’une heure chacun. Il s’agit d’une adaptation plus libre que le film de 1994, elle va du début de Little Women à la fin de Good Wives
Cette adaptation se veut plus nuancée, accentuant la part la plus sombre de l’histoire, tout en mettant également le doigt sur les inégalités sociales. Cela n’a pas marché, à mon sens, car c’est fait de façon superficielle. En revanche, une grande partie du charme du roman s’est estompée dans ces circonvolutions. De bons moments ont été gâchés ou oubliés en route, alors que le film, pourtant plus court, avait su capter l’essentiel. La série manque de substance et l’on peine à s’attacher à des personnages qu’on aimait pourtant déjà. 
Pour citer quelques exemples : la complicité des sœurs n’est pas aussi évidente qu’elle le devrait et leur amitié avec Laurie ne passe que par le prisme de Jo. Amy est devenu un personnage détestable. Des quatre sœurs, c’est celle que j’aime le moins, mais pour autant ses qualités compensent ses défauts normalement. Ce n’est pas le cas dans la série où même ses moments censés être les plus émouvants la montrent capricieuse et narcissique. Je vous citerai simplement la scène du testament où sa seule préoccupation est de se mettre en valeur sans s’inquiéter du sort de sa sœur… Le traitement réservé à son personnage est celui qui m’a le plus déçue. 
Quant à Jo… Le côté bourrin de sa personnalité est volontairement accentué. Mais a-t-on vraiment besoin de cela pour savoir qu’elle a du caractère ? Elle qui est caractérisée par son intelligence ne semble pas manifester une grande curiosité intellectuelle dans cette adaptation… 
Ajoutons à cela des ajouts, parfois motivés par le besoin de garder un personnage à demeure, comme la tante Carole qui remplace la tante March pour le voyage en Europe de Amy. C’est souvent plat et pas toujours utile. 
Cela étant, il y a aussi des réussites. Willa Fitzgerald est excellente dans le rôle de Meg. Le personnage de Mme March est plus dur et pas toujours juste. Cependant, on voit un peu plus d’elle et de ce caractère buté qu’elle évoque avoir eu dans les romans quand elle explique à Jo qu’elle doit dominer ses accès de colère. 
Mais pour moi le personnage le plus réussi est celui de la tante March, superbement campé par l’excellente Angela Lansbury. La vieille tante est toujours aussi revêche, mais elle acquiert plus de corps dans cette série. Cependant, cette évolution est toujours en accord avec le modèle original et c’est ce qui en fait tout l’intérêt. 
Il est dommage, tant qu’à faire une série, de s’être arrêté à la fin de Good Wives, alors que la suite a si peu connu d’adaptations. Et c’est un peu triste, en fin de compte, d’avoir eu une nouvelle occasion de raconter cette histoire et d’en faire quelque chose de si fade. Je ne suis pas contre les changements ni contre une exploration plus profonde et dramatique du récit, mais il manque quelque chose à cette version. Alors que les livres ou le film de 94, lus et vu des dizaines de fois, m’émeuvent toujours autant, cette série est à peine parvenue à le faire lors de son passage le plus triste. 
Je ne l’ai pas détestée, mais je ne l’ai pas aimée non plus. Tant de tiédeur me laisse perplexe. 

vendredi 4 août 2017

Crazyhead

J'ai disparu pendant un petit moment, mais je reviens (un peu rouillée, désolée) avec les chroniques en retard, dans le désordre le plus total.


Je commence avec une série télévisée.


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crazyhead


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C’est à Lullaby que je dois ma curiosité à l’égard de cette série. Elle en a parlé dans son top ten des génériques de séries fantastiques. Comme nous avons des goûts similaires en la matière et que, pour ne rien gâcher, j’avais aimé la chanson, j’ai gardé ça dans un coin de ma tête.
Ce fut une bonne pioche.


Cette série ne paie pas de mine. Quand on lit le résumé sur Netflix, on se dit qu’elle envoie tellement de kitsch que même les années 80 n’en auraient pas voulu. Et pourtant… ce n’est pas un énième ersatz de Buffy, sans saveur ni relief, bien au contraire. Drôle, jouant avec les clichés, un peu trash aussi, Crazyhead et ses personnages déjantés vont vous surprendre.
Tout commence avec Amy, jeune femme un peu paumée qui a des hallucinations mais dont le psychiatre souhaite arrêter le traitement. Elle voit des gens qui semblent se consumer de l’intérieur et c’est ainsi qu’un soir, prenant peur, elle signale sa présence à l’un d’eux et fait du même coup la connaissance de Raquel, une fille qui semble avoir le même don mais qui est aussi complètement barrée.
Cette première saison est plutôt courte : six épisodes, un concentré d’humour noir, de sarcasme et de dinguerie à haute dose. J’ai passé un excellent moment à chasser du démon avec ces personnages tous plus cinglés les uns que les autres. Aucun cliché ne nous est épargné, mais ils sont détournés, trollés, explosés… Les retournements de situation sont multiples et il y a peu de temps morts. De surcroît, la bande-son est vraiment pas mal.
Crazyhead est une bonne série pour se distraire, elle fera surtout marrer les habitués des genres SFFF qui attraperont les références au vol. L’épisode final laissait présager une suite, mais la série a été annulée. C’est vraiment dommage. Cependant, elle ne se termine pas sur un cliffhanger de folie, vous pouvez donc la regarder sans risque d’être frustré par la fin. Crazyhead a été une vraie bonne surprise pour moi, j’espère qu’il en sera de même pour vous.


P.S. : Si vous n'avez pas lu Watership down, mais que vous comptez le faire, gros spoiler dans l'épisode 2.

mardi 27 décembre 2016

[Tag] Séries télé

Un petit tag en attendant de pouvoir me remettre sérieusement à la lecture.
Je l'ai piqué chez Chani.


*


1. À quelle série dois-tu ton premier souvenir de télévision ?
Ma mère a perdu les eaux juste après un épisode de Dallas. La légende familiale raconte que j’ai décidé de sortir le plus vite possible pour ne plus endurer ça. Est-ce que ça compte ?
Sinon, et là on touche à un traumatisme, la personne qui me gardait regardait Santa Barbara. J’ai encore cet horrible générique en tête.


2. Quel est le chef-d’œuvre « officiel » qui te gonfle ?
Friends.
Je regardais sporadiquement sur Jimmy durant mes insomnies parce qu’il n’y avait rien d‘autre. Toutes les filles de ma génération adoooorent cette série et moi je n’ai jamais pu blairer les personnages.


3. Quel classique absolu n’as-tu jamais vu et d’ailleurs n’as-tu pas l’envie de voir ?
Lost.
Pas que je pense que ce soit une mauvaise série, mais lors de sa sortie ma meilleure amie m’a tellement saoulée que je n’ai plus eu envie de la voir. Au fil du temps j’ai été noyée sous les spoilers et voilà quoi… ça ne m’intéresse pas plus que ça.


4. Quelle est la série, unanimement jugée mauvaise, que tu as « honte » d’aimer ?
Fuller house.
C’est presque aussi gnangnan que l’originale, c’est plein d’incohérences et de bons sentiments, mais c’est reposant.


5. Quelle est la série que tu as le sentiment d’être la seule à aimer ?
Je n’en sais rien, je ne suis pas suffisamment sérievore pour avoir des goûts qui sortent de l’ordinaire. Peut-être Dead like me.


6. Quelle série aimerais-tu faire découvrir au monde entier ?
Firefly. (J'ai harcelé suffisamment de gens pour que ce soit mentionné.)


7. Quelle série ferais-tu regarder à ton pire ennemi pour le torturer ?
Premiers baisers.


8. Quelle série pourrais-tu voir et revoir ?
Sherlock ou Buffy.


9. Quelle série faut-il voir pour y découvrir un aspect essentiel de ta personnalité ?
Daria.


10. Quelle série t’a fait verser tes plus grosses larmes ?
Je n’en sais fichtrement rien… J’oublie très, très vite les pleurs cathartiques. Cependant, parce que c'est assez récent et même si je ne me souviens pas avoir pleuré à chaudes larmes, Penny Dreadful m'a brisé le cœur une ou deux fois.


11. Quelle série t’a procuré ta plus forte émotion érotique ?
Aucune idée.
Ceci dit, quand j’étais ado je regardais Remington Steele rien que pour Pierce Brosnan et je suis totalement incapable de raconter un épisode, ça doit bien vouloir dire quelque chose…


12. Quelle série emporterais-tu sur une île déserte (en plus d’un générateur et de la télévision) ?
Kaamelott.
Non seulement c’est une excellente série, mais en plus ça me rappellerait que je suis très bien toute seule sur mon île.


13. De quelle série attends-tu la sortie en DVD avec la plus grande impatience ?
Penny Dreadful (j’attends une belle intégrale en fait).


14. Quel est selon toi le film adapté d’une série le plus réussi ?
La Famille Addams.

vendredi 24 juin 2016

Penny Dreadful - Saison 3

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Mon avis sur les saisons précédentes est également sur le blog.


 

Attention, ne lisez pas cet avis si vous n'avez pas encore vu la saison 3.


 

Au cours de cette saison, les personnages suivent leur voie séparément, même si leurs destins restent entrelacés. Cela nous donne des récits éclatés dans lesquels nous les voyons se débattre contre leurs pulsions et leurs démons sans le secours des autres. Ils se retrouvent face à eux-mêmes et vient le moment des choix les plus décisifs de leur existence. On ne sait si ce qu’il reste de leur humanité va résister.
Les femmes sont le point fort de cette saison. Elles n’avaient que peu de place dans la première, à part Vanessa, tourmentée par ses démons, et en arrière-plan Brona, mourante, qui cherchait sa respiration dans ce quotidien sordide… Peu à peu, elles prennent le dessus, leurs personnages sont développés. Il est très intéressant de voir leur cheminement vers la liberté. Mais va-t-on les laisser s’affranchir ?
Parmi les nouveaux personnages que nous amène cette saison, j’ai beaucoup aimé celui du docteur Seward, une femme intelligente, déterminée, rationnelle mais pas dénuée de compassion. C’était une merveilleuse idée de faire revenir Patti LuPone sous ces traits. Dans ses deux rôles, elle a beaucoup apporté à la série par sa prestance et son jeu d’actrice.
Penny Dreadful est une de mes séries préférées. Une des rares que j’ai suivies religieusement, c’est-à-dire dès le début de chaque saison. Mon intérêt n’est jamais retombé, fait est assez rare pour être souligné. Je me lasse vite des séries… Or, celle-ci est une vraie merveille. J’aime la grande humanité qui s’en dégage, le sens aigu du détail dont les scénaristes ont fait preuve et la complexité des personnages. Telles des fleurs maladives, ils tentent de s’épanouir dans les ténèbres. Leur nature écorchée parle à ma sensibilité et les thèmes abordés, monstruosité, différence, recherche de soi et de sa propre humanité, me sont chers. Cette série sombre, composée de tableaux vivants, restera profondément gravée dans ma mémoire.
Néanmoins, la troisième saison m’a semblé en-dessous des deux précédentes. Après avoir vu les premiers épisodes, je ne m’en suis pas formalisée outre mesure. La deuxième saison était exceptionnelle (et je pèse mes mots), je savais que la comparaison serait difficile à tenir. Cette nouvelle saison paraissait plus brouillonne, tout ou presque était relativement prévisible et l’histoire allait un peu trop vite pour être correctement développée. Je ne comprenais pas pourquoi, après avoir tant laissé traîner certaines intrigues, celles-ci étaient bouclées aussi abruptement. Toutefois, c’était du prévisible logique, dont pardonnable, et puis de nouveaux personnages intéressants sont apparus et certains épisodes se sont révélés passionnants. J’ai été particulièrement fascinée par l’incursion dans le passé de Vanessa et de John Clare.
Entendons-nous bien, même si j’ai trouvé que les scénaristes avaient eu plus d’une fois recours à la facilité, j'ai regardé les sept premiers épisodes avec une fébrilité avide. Malgré les défauts que j’ai relevés, j’ai aimé cette saison. Cependant, mon indulgence était inféodée au fait que je pensais qu’il y aurait une suite. Je restais confiante parce que je me disais que ces intrigues qui se délitaient trouveraient un écho plus tard et rebondiraient, comme cela était déjà arrivé.
Puis vint le final… Et nous avons appris que Penny Dreadful ne serait pas renouvelée, mais qu’il avait toujours été prévu que la série se déroule en trois saisons. Je n'avais pas encore vu ces deux derniers épisodes, cependant la déception s'est faite plus prégnante. On ne traite pas de cette façon une série dont on connaît par avance la durée de vie. Ils ont délibérément choisi de clore certaines intrigues à la va-vite, elles ne pourraient pas se répercuter sur une prochaine saison pour être étoffées. Ils ont créé de nouveaux personnages dont le potentiel serait mort-né...
Ce n'est pas tant la fin désabusée qui m'a déplu – elle est on ne peut plus logique, même si elle manque un peu de finesse – mais l'aspect bâclé qui nimbe cette saison. Durant les deux premières, je n’avais jamais trouvé le scénario prévisible, jamais le traitement réservé aux personnages ne m’avait semblé expéditif. Penny Dreadful m’avait habituée à plus de minutie et de profondeur.
Malgré tout, cela reste une série à voir, une œuvre d’art à la grâce fragile. Le jeu d’Eva Green y est grandiose, mais les autres membres du casting ne sont pas en reste. Je suis certaine que Penny Dreadful restera une de mes séries préférées, une de celles que je revois de temps en temps avec toujours autant de plaisir.

lundi 6 juin 2016

The Librarians - Saison 2

Pour connaître mon avis sur les téléfilms et la première saison, c'est par-là.


 

the-librarians

 

Il ne faut jamais dire jamais, n’est-ce pas ? Une amie m’ayant promis une deuxième saison plus intéressante, avec une intrigue de fond axée sur des personnages littéraires, je me suis laissé tenter. J’ai donc visionné la fin de la première saison (la clôture de l’arc principal se révélant aussi convenue que je m’y attendais et encore plus décevante que je l’aurais cru possible) et j’ai enchaîné avec la deuxième.
Je dois dire qu’elle se laisse regarder. Je l’ai trouvée plus agréable que la première et il y a souvent de bonnes idées (pas toujours exploitées à leur maximum, mais bon…). C’est un peu l’esprit de la série : des références à la culture pop toujours amusantes, du kitsch, du divertissement avant tout et parfois un brin d’originalité. On est toujours confrontés à beaucoup d’invraisemblances, mais bon à ce stade-là on fait avec et on arrête de se plaindre. C’est le genre de série qu’on regarde pour passer le temps. Il y a du bon et du mauvais à parts égales.
Pour renforcer cette impression, j’aime beaucoup certains personnages alors que d’autres me tapent sur les nerfs. Eve est la reine de la seconde catégorie. Mary Sue de base, elle ne résout pas les intrigues, elle les aplatit comme un bulldozer… On se demande à quoi servent les autres, sinon de faire-valoir, puisqu’elle est là pour sauver le monde toute seule. Par contraste, des personnages plus intéressants sont peu exploités. Cependant, une nouvelle intrigue de fond se profile et j’espère qu’elle corrigera un peu le tir.
J’ai tout de même eu de bonnes surprises lors de cette saison à base de littérature et de voyages temporels, notamment en ce qui concerne le choix des « méchants ». En dire trop à leur sujet serait gâcher le début de saison et comme c’est un bon épisode ce serait particulièrement dommage.
Si vous aimez la culture pop, la littérature (particulièrement britannique) et que vous avez besoin de vous distraire devant un programme sans prise de tête, regardez The Librarians.

dimanche 18 octobre 2015

Outlander

Outlander


*


Attention, c’est la minute je raconte ma vie, si ça vous ennuie, passez directement à la seconde partie du texte :
Il y a de ça une bonne douzaine d’années, alors que j’allais embarquer pour l’Irlande, j’ai fait un petit détour pour acheter un bouquin à lire dans l’avion ainsi que pour avoir quelques pages à parcourir avant de m’endormir. Je fais toujours ça, même si je sais que je lirai très peu. Acheter un livre, plutôt qu’en amener un avec soi, fait partie du voyage. Je prends toujours un poche, pour des raisons évidentes, et cette fois-là j’ai choisi le premier tome de la série Le Chardon et le Tartan, sans savoir que ce n’était que la moitié du « vrai » premier tome.
J’ai peu lu pendant mes vacances, j’avais bien d’autres choses à voir que de l’encre sur du papier, mais j’ai repris le livre dès que je suis rentrée et me suis procuré la suite presque aussitôt. J’ai apprécié ces romans. Je n’ai pas tout lu d’une traite, mais même si je garde un bon souvenir de ces moments de lecture, j’avoue que Diana Gabaldon a fini par me lasser.
Je n’attendais pas grand-chose de la série télé, pourtant j’étais curieuse. Ce n’est pas l’engouement général qui m’a décidée, mais ces premiers bons souvenirs de lecture. Et ce fut, je dois le dire, une très bonne surprise. Non je ne parle pas de Sam Heughan qui, s’il est agréable à regarder, n’éveille pas plus que ça mon intérêt (ne me jetez pas de pierres !)


La première saison d’Outlander, basée sur le premier tome (selon le découpage d’origine) compte 16 épisodes. La deuxième saison est en cours de tournage.
Au sortir de la seconde guerre mondiale, Claire et son époux, Franck, prennent des vacances en Écosse afin de se retrouver avant de partir pour L’Oxfordshire où Franck a obtenu un poste d’enseignant. Longtemps séparés, ils ont un peu de mal à réajuster leur façon de vivre ensemble.
Claire était infirmière durant la guerre et elle s’intéresse beaucoup aux plantes médicinales, c’est ce détail qui va bouleverser son existence. Revenue auprès du cercle de pierres dressées près duquel elle a observé la veille, en compagnie de son mari, un rituel païen mené par les femmes du village, elle va se retrouver propulsée près de deux cents ans en arrière. Alors que les évènements l’emmènent loin du cercle de pierres, elle n’aura de cesse que de rentrer chez elle.
Caitriona Balfe est sans nul doute une très belle femme, pas l’actrice la plus expressive que j’ai pu voir cependant, même si elle a ses bons moments et que son interprétation demeure juste. (On ne peut pas non plus dire que Claire soit très émotive.) Balfe apporte en tout cas à son personnage un capital sympathie plus élevé que dans le roman. Je n’aimais pas trop la version livresque de Claire, Balfe a su me la faire voir autrement ; elle la rend plus humaine.
L’histoire elle-même acquiert une autre dimension grâce à la série. C’est une bonne adaptation, elle en extrait le meilleur, reste fidèle, tout en ajoutant de bons apports, comme par exemple les passages consacrés à Franck après la disparition de sa femme. Ce n’était pas possible dans le roman car la narration dépend exclusivement de Claire. On voit donc aussi les événements de manière plus neutre, plus complète.
L’équipe a su donner une belle esthétique à la série (non, je ne parle toujours pas de Sam Heughan). La mise en scène est très soignée ; le rituel des sorcières, pour ne citer que ce passage, suffit à lui seul à faire frissonner le téléspectateur. On notera également le changement dans l’éclat des couleurs selon les époques. Le passé apparaît ainsi comme plus vivant alors que la vie au sortir de la guerre est terne, les gens fatigués, comme éteints.
Ce que j’aimais déjà dans les livres et qui demeure dans la série, est qu’on s’intéresse au contexte autant qu’aux intrigues plus personnelles des protagonistes. Claire et ses amours ont bien sûr une place de choix, mais l’histoire de l’Écosse ne sert pas seulement de décor. C’est un tout, parfaitement dosé pour maintenir l’intérêt.
Je n’ai par contre pas été convaincue par tout le casting, notamment Lotte Verbeek dans le rôle de Geillis. Mais c’est peut-être davantage la faute à la façon dont est présenté le personnage que celle de l’actrice.
J’ai apprécié de redécouvrir cette histoire, mais je me suis malgré tout un peu lassée dans la deuxième moitié de saison. Le fait de connaître tous les nœuds de l’intrigue y est peut-être pour quelque chose. Cependant, Outlander reste une bonne série, agréable à suivre et je regarderai la suite, mais à petites doses.


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RVLFC

vendredi 24 juillet 2015

Penny Dreadful

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Penny dreadful est typiquement le genre de séries qui ne m’attire pas par nature. Je suis plutôt réfractaire à tout ce qui est horrifique ; la réalité me semble déjà suffisamment lugubre sans avoir à en rajouter. Toutefois, dans le cas de cette série, j’ai bien fait de passer outre car elle est devenue, et ce dès la première saison, l’une de mes favorites. C’est sombre, inquiétant, mais sans verser dans le gore, ou en tout cas jamais gratuitement. J’y retrouve l’ambiance et les thèmes que j’aime dans les vieux récits de Fantastique.
Penny dreadful nous parle d’humanité, dans tout le spectre de celle-ci : des ténèbres les plus opaques à la lumière la plus éclatante. Elle évoque la fragilité de l’être, fait réfléchir sur la monstruosité qui se cache ou s’affiche en chacun. Or, cette monstruosité possède de nombreuses facettes… Les personnages sont en quête de paix intérieure. Être en paix avec soi, avec ce que l’on est, passe par la découverte de notre part la plus occulte, c’est une confrontation permanente. Ces thèmes m’intéressent et me bouleversent, d’autant qu’ils sont très bien traités.
Loin de me décevoir, la deuxième saison que j’ai dévorée vitesse grand V n’a fait que me confirmer l’excellence de cette série. Pourtant, mes attentes étaient grandes.
J’ai pu lire par-ci par-là que certaines personnes trouvaient l’évolution de l’intrigue trop lente ; pour ma part, je pense au contraire que l’intensité dramatique est parfaitement dosée. Ce n’est pas censé être épique ou haletant, mais ça ne manque pas de suspense pour autant. Si la première saison était composée, à mon sens, de tableaux parents, la deuxième a pris un tour plus intimiste, plus fluide. Les intrigues s’imbriquent facilement, parfois peut-être trop, mais le tout est aussi cohérent que fascinant.
Le développement des personnages sonne juste, les acteur sont excellents et Eva Green, qui m’avait déjà beaucoup impressionnée dans la première saison, est réellement formidable dans le rôle de Vanessa Ives. Son personnage est complexe, le jouer doit être très éprouvant, mais elle s’en sort brillamment, elle fait passer toutes les émotions et contradictions de Vanessa, toutes ses peines et ses espoirs. Elle la rend vivante.
Je suis par contre beaucoup plus perplexe en ce qui concerne l’acteur qui incarne Dorian Gray. Si le personnage ne me déplait pas, je le trouve néanmoins trop lisse. Cependant, j’attends de voir ce qui se prépare pour la saison 3. J’espère avoir des surprises.
Penny dreadful gagne à être vue, c’est une très bonne série du point de vue scénaristique, mais aussi esthétique. Je vous la conseille.

samedi 31 janvier 2015

The Librarians

La série, spin-off d’un cycle de téléfilms, nous conte les aventures d'une équipe de bibliothécaires loin d’être ordinaires. Ils ont pour mission de résoudre des mystères surnaturels et de récupérer des artefacts magiques très puissants en affrontant des forces obscures dont leur principal antagoniste : la Confrérie du serpent, tout ça sur fond de mythologies diverses et de Cycle arthurien.
L'équipe est composée de Jacob Stone, esprit brillant avec un intérêt particulier pour les arts, de Cassandra Cillian, mathématicienne atteinte d'une tumeur au cerveau, d’Ezekiel Jones, le voleur de service, et d’Eve Baird, une militaire chargée de leur protection.


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Avant la série, les téléfilms : Les aventures de Flynn Carson


Il y a une bonne dizaine d’années, j’étais tombée sur le premier que j’avais regardé faute d’avoir autre chose d’intéressant à faire, même si j’avais manqué le début.
Ce n’était pas un bon film et pourtant j’en garde un souvenir assez précis, ce qui ne cesse de m’étonner. Je pense que c’est dû au fait qu’il y a quelque chose de régressif dans cette histoire, qui rappelle les longs-métrages un peu idiots que l’on regardait enfants et que l’on appréciait, même en sachant déjà que c’était des nanars.
Quand j’ai vu la bande annonce de la série dérivée, j’ai repensé à ce film et me suis dit « pourquoi pas ? » Une série sur des bibliothécaires est toujours attrayante pour une lectrice compulsive, même quand on pense que l’idée aurait pu être exploitée autrement (sérieusement, il y avait matière).
Je me suis dit au passage que j’allais aussi m’intéresser aux téléfilms, revisionner le premier et découvrir les deux autres pour peut-être mieux apprécier le spin-off.


Le synopsis principal (accompagné d’un court avis sur les trois téléfilms)


Flynn Carson, éternel étudiant dont apprendre est l’obsession et qui, accessoirement, semble ne pas avoir envie de grandir (il vit chez sa mère à plus de 30 ans, redoute de se lancer dans la vie active et fuit les relations amoureuses sérieuses), se voit contraint d’arrêter les études et de se trouver un vrai boulot. Il reçoit alors une mystérieuse lettre qui l’invite à se présenter à un entretien d’embauche à la bibliothèque. Il y rencontre le très mystérieux Judson, en charge des lieux et de leurs artéfacts magiques, et Charlène l’intendante, bureaucrate typique, mais assez amusante dans le contexte.
Simple, concis, efficace, le décor est planté.
Flynn sort de sa bulle pour se jeter dans une autre qui parlera à tous ceux que la lecture a fait rêver de grandes aventures. On suit volontiers ce bibliothécaire un peu à l’Ouest qui se prend pour Indiana Jones, même si le scénario est truffé de clichés et tissé de grosses ficelles, ce qui d’ailleurs est tout à fait assumé et même accentué. C’est un divertissement qui ne se prend pas au sérieux et se moque gentiment de lui-même, ça contribue à le rendre sympathique. Ces films sont pleins d’un humour un peu bêbête qui peut avoir son charme et qui, heureusement, n’amène jamais le spectateur à saturation. Il y a également de nombreuses références, plus ou moins faciles à déceler, à la culture pop.
Le premier opus est sympa mais sans plus, comme je l’ai écrit précédemment. Mon opinion sur lui n’a pas changé depuis que je l’ai revu.
Le deuxième est le moins bon du lot avec un scénario encore plus lourd et convenu, toujours sur le même modèle rappelant vaguement Indiana Jones. En second rôle féminin, Gabrielle Anwar est aussi profonde que la soucoupe d’une tasse à thé et réussit l’exploit de rendre par son jeu le personnage qu’elle incarne encore plus insupportable qu’il ne l’est déjà.
Le troisième film, par contre, rehausse le niveau. Cette fois l’intrigue change un peu et Flynn nous entraîne à la Nouvelle-Orléans, ambiance vaudou en perspective, sur les traces de Dracula lui-même, rien que ça ! Évidemment vous verrez toujours venir les événements, cependant l’humour et les multiples références aidant, ce n’est pas désagréable à regarder. J’ai eu la surprise de découvrir Stana Katic (la Kate Beckett de Castle) dans cet épisode et il va sans dire qu’elle participe grandement au charme de celui-ci.
Globalement, ces trois téléfilms sans prétention se laissent regarder, mais j’espérais mieux pour la série.


La série


La première saison est composée de 10 épisodes, dont 2 servent d’introduction. Cela donne une intrigue à la manière d’un téléfilm pour un passage en douceur d’un format à l’autre. Les anciens personnages reviennent pour transmettre le flambeau, même si, évidemment, Flynn est plus présent dans ces deux épisodes que Judson et Charlène.
Je n’ai vu que les six premiers, je pense que la moitié de la saison m’a suffi pour me faire une idée raisonnablement précise de cette série.


Un petit résumé du point de départ ?
Ça fait une dizaine d’années que Flynn travaille à la bibliothèque et ça a clairement commencé à grignoter son cerveau… Aussi, il n’est pas très content quand la bibliothèque semble vouloir lui assigner un nouveau gardien, le colonel Eve Baird (Rebecca Romijn, aussi expressive que du granit), rationnelle, responsable et bien décidée à taper l’incruste.
Or, une personne mal intentionnée s’est donné pour but d’éliminer tous les bibliothécaires potentiels… Whedon si tu m’entends, je suis sûre que ça te rappelle un truc. Oui, vous aussi vous voyez tout de suite le topo. Flynn et Eve vont récupérer trois de ces bibliothécaires en perdition, Cassandra Cillian (Lindy Booth) la mathématicienne synesthésiste, Ezekiel Jones (John Kim) qui a choisi de mettre son intelligence au service de ses larcins et Jacob Stone (Christian Kane. Je savais que je l’avais déjà vu quelque part celui-ci… Joss, t’es encore là ? Tu ne leur as pas donné que de bonnes idées…) qui joue les bourrins parce qu’il n’assume pas son intelligence…
Pas besoin que je vous raconte la suite, demandons-nous seulement si la relève est assurée avec cette bande de caricatures sur pattes.


Non, clairement pas.
On trouve dans la série le même humour que dans les téléfilms, mais sans Flynn, Judson et Charlène, dont l’équipe avait une dynamique bien rodée, ça devient vite assez plat. Ces nouveaux bibliothécaires sont sympathiques au début, mais pas attachants, sans parler de leur gardienne qui me tape vraiment sur les nerfs… S’ils sont de bons acteurs, ils le cachent bien, renforçant l’aspect caricatural de leurs personnages.
Tout est dans l’excès et le superficiel. Il y a de l’idée en ce qui concerne les intrigues, mais elles ne sont jamais développées. On ne nous donne rien que des promesses de dragons et de contes de fées qui sont autant de pétards mouillés en fin de compte...
On voit venir ce que les scénaristes gardent sous le coude et non, je ne pense pas que ça apportera plus de dimension aux personnages… Ils ne sont pas assez travaillés et en deviennent agaçants. J’ai fini par me focaliser plus sur leurs mimiques et sur la voix crispante de Lindy Booth que sur l’histoire…
Le charme un peu régressif que l’on pouvait trouver à la série d’origine s’en est allé avec les acteurs qui la portaient à bouts de bras, ce spin-off n’en garde que les mauvais côtés et n’a pas assez de personnalité pour lui donner un nouveau souffle. L’arc principal qui se dessine à la mi-saison et qui est censé promettre une intrigue un peu plus étoffée n’est pas non plus parvenu à accrocher mon attention.
Dommage.


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Challenge Winter Mythic Fiction