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dimanche 6 novembre 2011

Imago, Les Gentlemen de l'étrange T2

Un roman d'Estelle Valls de Gomis, publié chez Sombres Rets.
Le premier volume avait été publié aux éditions du Calepin Jaune en 2007 et est maintenant disponible uniquement au format poche aux éditions Black Book.

Quatrième de couverture :

Wolfgang Bloodpint et Manfred Gladstone sont les Gentlemen de l’Etrange. Respectivement érudit aux pouvoirs mystérieux et docteur en psychiatrie, ils entraînent leurs comparses, la jeune gouvernante Mademoiselle Wilhelmine, Gustock Mespin de Scotland Yard, Ernest le souriceau parlant et la chienne labrador Dita, dans une aventure mouvementée en Roumanie – terre de légendes fantastiques s’il en fut – chez le vampire Arpad Nocturnaeru.
Wolfgang entreprend aussi un voyage introspectif durant lequel il va tenter de découvrir ce qu’il est vraiment. Il semble, en effet, qu’en cette fin d’époque victorienne, Londres soit devenu trop étroit pour Manfred, Wolfgang et Mademoiselle Wilhelmine.

Second tome des aventures des Gentlemen de l’Etrange, Imago relate une facette inconnue de la vie de ces surprenants, et non moins attachants, personnages.

Ce roman peut être lu indépendamment du premier tome grâce à un résumé en début d'ouvrage.
Miroir, miroir, montre-moi l'étendue des possibles au-delà du temps et de l'espace !
Et le miroir se fendit, laissant glisser les éclats de lumière qui se reflétaient en son sein, pour qu'ils tournent comme des pages...
Alors le miroir me montra une étrange, et néanmoins connue, troupe de voyageurs sur les routes de l'Europe de l'Est.
Curieuse je suis et plus encore attachée à ceux qu'il me montrait, aussi je ne pus que m'engager à leur suite, dans les profondeurs du miroir...

Ce roman-ci est indubitablement le roman de Wolfgang, qui est, je dois l'admettre, mon personnage préféré parmi le petit groupe de Belgravia... C'est le roman de l'introspection, des dernières illusions qui s'effilochent avant l'acquisition, ou non, de la sagesse et de la sérénité. C'est le roman des choix et de la quête de soi. C'est le roman du changement dans lequel se mêlent ce qui a été et ce qui sera, sans pour autant que ce mélange soit assez homogène pour que l'on puisse y distinguer ce qui de ces deux temps devrait normalement former le présent. Et cela nous ramène à Wolfie car il est vraiment à son image... Notre Wolfie si troublé qui se sent différent, qui fera peut-être le choix de changer plus encore ou celui de redevenir l'homme qu'il ne voulait pas cesser d'être...
Lointain et proche, immuable et pourtant en pleine mutation, Wolfgang est malgré tout, et très paradoxalement, il faut le dire, égal à lui-même tout au long de cette histoire et j'ai eu grand plaisir à le retrouver, à compatir à ses déboires, à le soutenir dans sa recherche et aussi, d'une certaine façon, à grandir avec lui. Car Wolfie et moi nous ressemblons un peu, il est vrai. Mais au-delà de cette communion de pensée, il y a surtout l'affection que je lui porte, à lui comme à Vesper d'ailleurs, qui a rendu cette lecture encore plus émouvante...
C'est bien le mot, ce fut vraiment très émouvant, de bien des façons, ce fut également étrange entre ce jeu de miroirs, cette écriture qui ressemble à celle que je connais de son auteur, pleine d'espièglerie, d'allusions, tissant une atmosphère si particulière, pour s'en éloigner, se faire triste et sérieuse, distante, tant que sans l'histoire elle-même je n'aurais pu la reconnaître, et y revenir finalement. Étrange et fascinant, inquiétant aussi parfois.
Mais puisque l'espièglerie reparaît, que passé et futur acceptent de se mêler de nouveau dans l'instant présent, qu'il y aura toujours des sorcières prenant le thé, un livre dans les pattes d'Ernest et tant de mystères à débrouiller, puis surtout que Wolfie, quoi qu'il décide, sera toujours Wolfie, c'est sans nul doute que tout est pour le mieux et que je peux, rassurée, rentrer chez moi, au-delà du miroir, en important avec moi les souvenirs du voyage.

Et quand je suis revenue dans la bibliothèque, le miroir reposant sagement à sa place, il y avait encore, se mêlant dans l'air, ces effluves de neige et de roses séchées, ce parfum tiède de printemps que je ne connais qu'aux terres du sud et celui, plus doux et plus profond de l'encre.
Mais peut-être était-ce mon imagination, l'odeur trompeuse de l'automne et des livres, de quelques roses oubliées dans une coupelle... Ou peut-être pas.

samedi 5 février 2011

Masques de Femmes

Recueil de nouvelles écrit par Elie Darco et Cyril Carau.
Initialement paru aux éditions du Calepin Jaune et très prochainement réédité chez Sombres Rets
Quatrième de couverture : 
1800, les Lumières s’éteignent, laissant en héritage une certaine idée du progrès, retranchée du bonheur qu’on lui imputait. Durant les cent années qui vont suivre, les grandes cheminées vomissant la suie, les guerres toujours présentes, le colonialisme et les sciences refouleront jusqu’aux portes du néant l’irrationnel du tréfonds des rêves, l’inventivité des frontières de la pensée. Mais le surnaturel fascine et s’oppose à la raison, à la réalité policée d’une société plus industrieuse que culturelle, plus scientifique que mystique. Sur le tombeau du 19ème siècle, treize nouvelles fantastiques illustrées se recueillent, pour faire écho au romantisme noir, à l’esthétique macabre, au symbolisme qu’affectionnaient les artistes et intellectuels de l’époque. 
Paris, durant la commune, Cécile fuit la folie de la semaine sanglante en s’adonnant à des voyages, à des rencontres d’outre-temps. Prague, Deirdre la non-vivante, en quête de sang et de vérité, poursuit son engendreur de sa vengeance. Séville, une gitane tente de changer le destin d’un jeune médecin aux notes langoureuses d’un flamenco. Venise, Fausta, aristocrate et aventurière, plonge au cœur des sombres secrets de la cité des Doges. Londres, modèle et muse des peintres préraphaélistes, Jane vous invite au mystérieux festin des Dieux. 
Treize histoires de femme, mère, amante, épouse, femme du monde, femme fatale ou femme-objet. Treize destins étranges, troublants, tragiques ou émouvants à effeuiller comme un antique journal exhumé d’un grenier. 
Les nouvelles s'accompagnent de 18 illustrations noir et blanc de Cyril Carau et Elie Darco. 
Illustration de couverture : Elie Darco.


Table des matières :
  • Les nécropoles du destin.
  • Cante jondo.
  • Le quai des présages.
  • Une promesse d’ailes brûlées.
  • L’enfant s’en va en guerre.
  • La vieille femme et la mer.
  • Sous les masques.
  • Le festin des dieux.
  • L’origine du monde.
  • Descendance.
  • Moins que le pétale d’une fleur de cerisier.
  • Le témoignage de Natalia.
  • Des visages de la Lune : Coyolxauhqui et ses doubles.

Masques de Femmes est incontestablement un ouvrage qui m'a terriblement marquée, une de ces petites merveilles qui me font d'autant plus regretter le Calepin Jaune. J'ai donc été particulièrement heureuse d'apprendre sa prochaine réédition.
Le fait est que deux ans après ma lecture, toutes ces histoires sont encore terriblement vivantes dans mon esprit. Un enthousiasme qui mérite amplement d'être partagé.
A l'époque, je me souviens d'avoir écrit sur mon autre blog, en parlant de ce livre : J’attendais quelque chose de fabuleux, j’ai eu mieux encore. Et je le pense toujours. Ce fut une lecture intense, tantôt compulsive, tantôt lente quand je redoutais d'en voir arriver la fin. Et c'est avec regrets que j'avais refermé ce livre.
Que pourrais-je en dire mieux que ne le fait déjà la quatrième de couverture qui, pour une fois, est tout à fait conforme à l'ouvrage ?
C’était assez élégant et glauque, sensuel, spontané et surprenant pour que je me sente tout à fait chez moi. Ce recueil éblouissant, à l’image de sa couverture, est à la fois sombre et coloré, tissé d'ombres pesantes, denses ou seulement brumeuses, de couleurs vivantes, vibrantes, profondes et mystérieuses. L’écriture est délectable et raffinée, musicale. On n'a pas l'impression de lire un recueil, mais plutôt un roman aux multiples facettes et personnages car leurs histoires se font discrètement écho, pour enfin se rejoindre dans la dernière nouvelle qui le clôt de façon grandiose.
On plonge facilement dans cet univers, on s’attache aux pas des personnages et on les suit dans leurs fascinantes aventures, entre fastes et décadence.
Les personnes de mon entourage qui ont lu ce livre, m'ont souvent parlé d'une nouvelle en particulier Une promesse d'ailes brûlées. Quant à moi je serais bien en peine de dire laquelle j'ai préférée, parce que j'ai vécue chacune comme si j'y étais.
Dans Masques de Femmes vous croiserez des aventurières, femmes jalouses ou flouées, des hommes aux prises avec d'antiques déesses, des personnages aux fortunes diverses, aussi nobles que retors, des êtres légendaires et des vampires, dont une fichtrement psychotique, des sorcières gitanes, une femme luttant contre l'océan, une enfant étrange aux troublantes visions et une mystérieuse fiancée au parfum de cerisier, vous écouterez la mélodie de Cante jondo qui vous plongera dans son univers onirique ou encore la voix de Natalia contant son histoire, entre les parfums de souffre, de fleurs et d'océan et la magie des anciens mythes...
Je suis encore hantée par tous ces personnages dont j’ai adoré faire la rencontre. Alors n'hésitez pas, tournez, tournez les pages et suivez les pas de Deirdre, Nolan, Natalia, Gabriel ou Fausta… car ce qu'ils vous réservent vous fascinera, indubitablement.

vendredi 24 décembre 2010

Mystères et mauvais genres

Une anthologie dirigée par Elie Darco et publiée chez Sombres Rets.


Quatrième de couverture :
La porte se ferme, emprisonnant un pan de brume et l’odeur de la ville. Une silhouette s’avance entre les rayonnages, le pas vif, tous les sens aux aguets. Sa main glisse sur la tranche d’un livre dont elle se saisit avidement. Elle plonge entre les lignes à la rencontre… 
… d’un inspecteur qui côtoie la mort de près,
… de l’ambiance torride et dangereuse du Brésil,
… d’un desperado acculé par des chasseurs de prime,
… des lieux où règne la folie, la hantise et le vice,
… ou d’un fait divers à vous glacer les sangs. 
À la croisée des genres, entre enquêtes policières, aventures surnaturelles et énigmes de la science-fiction, cette anthologie s’adresse à tous les amateurs de frissons et de mystères.
Illustrations : Elie Darco
A noter qu'on pouvait voter pour choisir l'illustration de couverture. Si je ne démords pas du fait que Dernière la porte était beaucoup plus représentative pour cet ouvrage, la voleuse a quand même son charme. Les deux autres propositions sont devenues des illustrations intérieures double page en noir et blanc.

Table des matières :

Préface, Elie Darco.

Quand l'inconnu s'invite dans le quotidien...
Latombe, victime professionnelle de Guillaume Suzanne
Le Marchand de Secrets de P.R. Tohril
La mélodie du malheur de Michaël Moslonka
Les larmes du Poète de Gabriel Féraud
La flaque à côté de l’arrêt d’autobus de Christophe Nicolas

En quête de vérité...
Le corail d’Altawyris de Bruno Grange
En l’honneur d’Emily de Sébastien Ruche
La brigade des Enquêtranges de Lucie Chenu
Vade retro Satanas ! de Aurélie Wellenstein
L’inspecteur Bernère contre la mort de David Osmay
Pandémonium City de Anne Goulard

Ces témoignages qui font l'histoire...
L’âme damnée de Yeun de Arnaud Cabanne
Quinte Flush de Richard Mesplède
Samba Luna de Ombeline Duprat
Un homme fort de Cyril Carau

Notices bibliographiques.

Mon avis :
J'ai attendu cette anthologie avec une impatience grandissante au fil des mois et je n'ai vraiment pas été déçue.
Mystérieuses, certes, mais également intenses, effrayantes, drôles, fascinantes, grinçantes, passionnantes, bouleversantes, ces histoires m'ont capturée dans leurs rets, c'est certain. Il est rare d'aimer quasiment toutes les nouvelles d'une anthologie, surtout quand elle est a ce point diversifiée, ça a néanmoins été mon cas pour celle-ci. Et pas seulement parce que je suis définitivement une lectrice de mauvais genres...
A ce propos, j'ai beaucoup apprécié les théories que développe la préface.
Les textes sont donc d'une indubitable qualité, mais la composition intelligente et fluide de l'anthologie joue aussi. Les nouvelles s'enchaînent judicieusement, préparant le lecteur aux histoires suivantes, intensifiant l'angoisse quand il le faut, allégeant l'atmosphère au bon moment. Elles se mettent en valeur l'une l'autre et on ressent vraiment une cohésion à la lecture. C'est pour moi une des choses qui montre vraiment la qualité d'une anthologie.
Pour en revenir aux textes eux-mêmes, j'ai donc été, comme dit plus haut, très agréablement marquée par leur diversité.
Latombe, victime professionnelle ouvre le bal. Excellent choix que cette courte nouvelle, irrévérencieuse et amusante, pour commencer. Même si on sent venir le coup, on se laisse avoir par l'atmosphère baroque et le charisme du personnage.
A cette divertissante histoire succèdent deux beaucoup plus sombres.
La marchand de Secrets, histoire en deux temps dont j'ai adoré la forme qui intensifie le mystère, m'a offert un moment de lecture compulsive et fascinée. J'aurais aimé en savoir plus sur ce personnage cynique, voire cruel, même si j'admets que ça aurait gâché cette ambiance que j'ai tant appréciée et que ça n'aurait pas collé avec les impératifs formels de la nouvelle. Toute dénuée d'espoir qu'elle est, j'ai aimé cette histoire et elle m'a vraiment marquée.
La suivante, La mélodie du malheur, est une des plus effrayantes du recueil, ou plutôt "dérangeante", devrais-je dire. Pour moi, c'est de l'horreur dans toute la splendeur du genre, mais peut-être que les vrais amateurs d'horreur ne seront pas d'accord, n'en étant pas une moi-même j'ai peut-être une vision décalée de ce genre. En tous cas, il en faut beaucoup pour que ce type d'histoires me touche et là j'ai senti les mots ramper autour de moi. Ce n'est peut-être pas quelque chose que je choisirais de lire dans un autre cadre que celui d'une anthologie, mais ça a été un bon moment de lecture. C'est vraiment un excellent texte.
L'autre nouvelle "dérangeante" de l'anthologie, L’âme damnée de Yeun, est probablement plus angoissante, elle ne joue pas sur les mêmes peurs. Diablement bien écrit, c'est un des textes qui m'a le plus marquée. Je suis une amatrice de fantastique et ça en est dans le sens strict du terme, du fantastique de très grande qualité. Une bonne découverte car comme pour la nouvelle précédemment citée, le thème n'est pas un de ceux que je recherche habituellement.
Je suis me suis aussi beaucoup amusée avec cette anthologie... La brigade des Enquêtranges, dans laquelle deux détectives doivent résoudre le mystère qui entoure un meurtre "à l'ancienne" dans un monde ou d'ordinaire on retourne dans le passé pour éviter les crimes, a été une lecture très divertissante, même si j'ai trouvé cette nouvelle un peu courte. Elle aurait gagné à être plus développée, alors que là elle est plaisante sans être géniale.
L’inspecteur Bernère contre la mort, parodie grinçante, drôle, dégoûtante à souhait, est aussi un excellent texte, aussi léger que sombre. Qui a donc tué le zombie officiel du temple de Mortisse ? Et surtout qui va le remplacer... J'aime décidément bien l'écriture de David Osmay.
Les larmes du Poète et Vade retro Satanas ! sont deux histoire d'exorcisme aux personnages fascinants et charismatiques, aux intrigues passionnantes et pourtant parfaitement dissociables. La première est mystérieuse et poétique, délicieusement stylée, la seconde est plus ironique et met en scène un incube qui perturbe le quotidien de la maisonnée d'un aristocrate. Deux univers différents que j'ai adoré découvrir, j'aurais vraiment aimé en savoir plus sur ces personnages.
Le corail d’Altawyris est une de mes nouvelles préférées, un peu polar, un peu sf... Me plaire n'était pas évident avec un tel mélange, mais l'alchimie a fonctionné à merveille. Le détective privé, cliché juste ce qu'il faut, l'ambiance, le background, le corail et la plante méduse, j'ai tout aimé dans cette nouvelle, j'ai même gobé la théorie du personnage, c'est dire...
Pandémonium City est comme la précédente une enquête dans le sens classique du terme, si ce n'est que cette fois-ci elle se passe à la frontière du monde féerique et est menée par un nécromancien. C'est le personnage et l'univers qui font l'histoire, plus que le mystère en lui-même qui aurait pu être beaucoup plus complexe. C'est une histoire avec beaucoup de potentiel qui aurait gagné à devenir une novella et à être plus travaillée. J'ai vraiment adoré son ambiance et background.
Le style est un peu plus sec que dans d'autres textes de cette anthologie, mais il colle avec l'esprit du personnage et puis ça change un peu.
Revenons en arrière, vers une des nouvelles du début, un ovni parmi les autres... La flaque à côté de l’arrêt d’autobus est une nouvelle étonnante. J'aime beaucoup quand l'inexplicable et l'étrange s'invitent dans le quotidien par l'entremise de toutes petites choses des plus anodines. C'est de ce surgissement improbable que naissent les meilleures nouvelles de fantastique. Celle-ci est, en accord avec son propos, à la frontière du genre. Un moment d'incertain qui a vraiment sa place dans cette antho tout tranchant avec le reste.
Passons aux trois nouvelles que j'ai un peu moins appréciées... Eh oui, il en faut, et ça ne veut pas dire non plus que je les ai détestées. Quinte Flush, très bien écrite et racontée ne me marquera pourtant pas. C'est une histoire à la limite de l'onirique, bonne ambiance et personnage sympathique. Mais sans plus.
J'ai trouvé que la nouvelle En l’honneur d’Emily manquait quant à elle un peu trop de substance pour vraiment me plaire. En fait je l'ai trouvé longuette et même si la chute m'a démontrée à quel point l'histoire avait été habilement menée, ça ne m'a pas plus touchée que ça, mais j'admets volontiers que cette nouvelle-ci plaira sans doute beaucoup à un autre public que moi.
Enfin Samba Luna, dont j'ai apprécié l'histoire en elle-même, mais peu aimé le côté graveleux qui, même pour une telle intrigue, était à mon sens exagéré, de même, j'ai trouvé l'histoire un peu délayée.
Pour finir sur une bonne note et en plus en accord avec le sommaire de l'anthologie, parlons enfin d'Un homme fort qui est probablement la nouvelle qui m'a le plus touchée ou en tous cas celle qui a déclenché le plus d'empathie chez moi. J'ai vraiment eu l'impression de ressentir ce qu'un des personnages à ressenti à la fin de ce récit.
Je n'ai pas du tout, jusqu'à la toute fin, su où cette histoire, qui tranchait tellement avec les précédentes, allait me mener. Elle termine parfaitement ce recueil en ramenant le lecteur vers sa propre humanité.