lundi 15 juin 2026
A Dark Forgetting
jeudi 20 novembre 2025
Quand vient la sorcière
Un roman de T. Kingfisher, publié chez Verso.
mercredi 21 mai 2025
Tyr, Runborn T1
mardi 9 janvier 2024
L'Hiver de la Sorcière, Trilogie d'une nuit d'hiver T3
Présentation de l'éditeur :Moscou se relève difficilement d'un terrible incendie. Le grand-prince est fou de rage et les habitants exigent des explications. Ils cherchent, surtout, quelqu'un sur qui rejeter la faute. Vassia, avec ses étranges pouvoirs, fait une coupable idéale. Parviendra-t-elle à échapper à la fureur populaire, aiguillonnée par père Konstantin ? Saura-t-elle prévenir les conflits qui s'annoncent ? Arrivera-t-elle à réconcilier le monde des humains et celui des créatures magiques ? Les défis qui attendent la jeune fille sont nombreux, d'autant qu'une autre menace, bien plus inquiétante, se profile aux frontières de la Rus'. Conclusion magistrale de la "Trilogie d'une nuit d'hiver", L'Hiver de la sorcière peut, comme les tomes précédents, se lire indépendamment. On y retrouve la poésie, la magie et la sombre cruauté des contes russes qui ont fait le succès de la série dans le monde entier.
lundi 17 avril 2023
Le Silence des carillons
vendredi 19 février 2021
Diamants
Un roman de Vincent Tassy, publié chez Mnémos.
Présentation de l'éditeur :
D’un hiver sans fin naît l’espoir d’un printemps radieuxL’Or Ailé, de la cité immortelle, est descendu des cieux.Seigneur ou roturier, lequel deviendra son suivant ?Serviteur, conseiller, dévoué ou confidentDans le labyrinthe d’Œtrange, il devra le guiderDu royaume de Ronces, aux Brumes emplies de danger.De l’hiver au printemps, de l’obscurité à la lumièrePercerez-vous les secrets de L’Or Ailé venu sur Terre ?
Vincent Tassy portait en lui depuis longtemps ce roman de fantasy. Le résultat est à la hauteur du talent de cet écrivain singulier : sombre et lumineux, doux et violent, androgyne et sexué. Diamants est une œuvre gothique comme moderne, portée par l’une des voix les plus envoûtantes du genre.
lundi 7 décembre 2020
Premier Souffle, Les Énigmes de l'aube T1
Présentation de l'éditeur :« Bonjour, c'est ici pour apprendre la magie ? »Anyelle a un don. Un sacré don même ! Elle peut renforcer la magie de ceux qu'elle touche. Mais pour maîtriser cette aptitude et apprendre, elle doit quitter la forêt qui l'a vue naître... La voilà en route, joyeuse, insouciante et un peu maladroite pour une école prestigieuse de magie... qui n'aime malheureusement pour elle, ni les filles ni les pauvres...Avec ce premier roman d'une série hilarante, Thomas C. Durand, cofondateur de la chaîne YouTube La Tronche en biais, nous offre un récit de fantasy humoristique de haute volée et une héroïne très attachante.
lundi 6 juillet 2020
Le Livre des trois, Chroniques de Prydain T1
Présentation de l'éditeur :
Au cœur du royaume de Prydain, un jeune garçon rêve d'aventures et de combats à l'épée. Chargé de veiller sur la truie Hen Wen, Taran est loin de se douter que l'animal possède de grands pouvoirs magiques et que l'abominable Roi Cornu est à sa recherche. Lorsque la truie s'échappe de Caer Dallben, Taran se lance à sa poursuite et s'enfonce profondément dans les terres de Prydain. Aidé du seigneur Gwydion, d'une créature nommée Gurgi et de la plus singulière des jeunes filles, Taran doit affronter le Roi Arawn et le Fils du Chaudron, deux êtres maléfiques au service du Roi Cornu. Le jeune garçon deviendra-t-il le héros qu'il a toujours voulu être ?
vendredi 5 juin 2020
L'Hypothèse du lézard
Présentation de l'éditeur :
Som-Som est vendue par sa mère à la Maison sans Horloges de Liavek. Elle va être soumise au Silence et porter le Masque brisé qui la destine à devenir l'amante des magiciens et la gardienne de leurs secrets. Isolée par son incapacité à communiquer, elle va alors assister à l'histoire d'amour violente et cruelle entre Foral Yat et Raura Chin, deux comédiens qui résident avec elle dans la Maison sans Horloges.
L’illustratrice Cindy Canévet a réalisé la très remarquée couverture de Je suis Providence, la biographie de référence sur H. P Lovecraft. Elle donne cette fois vie à la ville de Liavek et aux personnages de L’Hypothèse du lézard, une nouvelle fantasy signée par le grand Alan Moore (Watchmen, V pour Vendetta).
Traduction de Patrick Marcel.
jeudi 28 mai 2020
La Fille dans la tour, Trilogie d'une nuit d'hiver T2
Présentation de l'éditeur :
La cour du grand-prince, à Moscou, est gangrenée par les luttes de pouvoir. Pendant ce temps, dans les campagnes, d'invisibles bandits incendient les villages, tuent les paysans et kidnappent les fillettes. Le prince Dimitri Ivanovitch n'a donc d'autre choix que de partir à leur recherche s'il ne veut pas que son peuple finisse par se rebeller. En chemin, sa troupe croise un mystérieux jeune homme chevauchant un cheval digne d'un noble seigneur. Le seul à reconnaître le garçon est un prêtre, Sacha. Et il ne peut révéler ce qu'il sait : le cavalier n'est autre que sa plus jeune sœur, qu'il a quittée il y a des années alors qu'elle n'était encore qu'une fillette, Vassia.
Ne lis pas cette chronique si tu n'as pas lu le premier tome.
À la fin de L’Ours et le Rossignol, nous avions laissé une Vassilissa pleurant son père au milieu des cendres de son enfance. Dans ce tome, il est temps pour elle de s’émanciper. Bien que les épreuves l’aient mûrie, elle reste une jeune fille de la campagne, qui a grandi dans un milieu protégé. Même si elle a enduré le froid et la faim, entre autres épreuves, son père et ses frères veillaient sur elle et la simplicité de la vie dans son village ne l’a pas préparée au monde, encore moins aux intrigues de la cour. Malgré tout ce qu’elle a pu subir, elle est toujours naïve, pleine d’idéaux et d’illusions, nourrie par les contes de son enfance où les cœurs vaillants sont récompensés et où les filles ont le droit d’être davantage que des épouses serviles.
lundi 4 mai 2020
Réalités IV
Mes chroniques sur les précédents volumes :
Réalités I
Réalités II
Réalités III
Présentation de l'éditeur :
Tournez les pages et partez à la découverte de nouveaux univers ! Talents qui se découvrent, talents qui s’essouflent, talents qui trouvent un nouveau souffle ; personnages pris à leur propre piège, créatures mystérieuses et monstres bien humains ; des profondeurs de la Terre aux planètes les plus lointaines, dix histoires et dix plumes sont au programme d’un voyage organisé par Tesha Garisaki.
Sommaire :
- Le Vrai Talent, Nicolas Sick- Margygr, Vincent T.- Aubergiste, viens nous servir à boire, Olivier Boile- Le Maître de la Ruche, Romain Jolly- La Fée-zomique du Bois-Joli, Yann Quero- Les Astroludes, Wilfried Renaut- Cat Partridge, Gillian Brousse- Le troisième œil de Tengri, Vivien Esnault- Stase, Camille Souribou- L’Opéra du Murmure, Hélène Duc
vendredi 11 octobre 2019
L'Ours et le Rossignol
Présentation de l'éditeur :
Au plus froid de l’hiver, Vassia adore par-dessus tout écouter, avec ses frères et sa sœur, les contes de Dounia, la vieille servante. Et plus particulièrement celui de Gel, ou Morozko, le démon aux yeux bleus, le roi de l’hiver. Mais, pour Vassia, ces histoires sont bien plus que cela. En effet, elle est la seule de la fratrie à voir les esprits protecteurs de la maison, à entendre l’appel insistant des sombres forces nichées au plus profond de la forêt. Ce qui n’est pas du goût de la nouvelle femme de son père, dévote acharnée, bien décidée à éradiquer de son foyer les superstitions ancestrales.
Inspiré de contes russes, L’Ours et le Rossignol a su en garder toute la poésie et la sombre cruauté. C’est le premier roman de Katherine Arden.
vendredi 27 septembre 2019
Moitiés d'âme, Chroniques des cinq trônes T1
dimanche 25 octobre 2015
La Huitième Couleur et Le Huitième Sortiliège
Sir Terry Pratchett nous a quittés voilà peu de temps. Auteur prolifique, il nous laisse de nombreuses œuvres dont une majorité constitue ce monument que sont Les Annales du Disque-monde. Des romans à lire, relire et partager.
On aime ou pas, c’est vrai. Et je ne conseillerais à personne de les lire tous à la suite… Mais l’humour de Pratchett reste pour moi d’un réconfort certain et j’adore le Disque-monde, ses personnages barrés, les réflexions qui se glissent entre les pages aussi.
Mon hommage personnel à ce grand homme a été de lire à haute-voix dans mon jardin les deux premiers volumes des Annales. Traitez-moi de folle si vous le voulez. Je suis heureuse de l’avoir fait.
Et tant que j’y suis, je vais vous en parler un peu.
Tout le monde devrait lire Pratchett, ça ne résoudrait pas tous les problèmes de la race humaine, mais ça ne rendrait pas les gens plus cons (ce qui en soi est déjà pas mal).
La Huitième Couleur

Loin dans l’espace, vogue une tortue géante. Sur son dos, quatre éléphants supportent le poids d’un disque, le fameux Disque-monde.
Cette série mondialement connue est composée d’une quarantaine de volumes. Bien qu’ils soient souvent présentés par cycles (selon les personnages récurrents concernés) on peut les lire indépendamment. Sauf en ce qui concerne les deux premiers volumes qui content les pérégrinations de Rincevent, le pire mage qui soit, et de Deuxfleurs, le premier touriste du Disque.
En général, on ne recommande pas de découvrir le Disque-monde avec ce roman qui n’est ni le plus réussi ni le plus attractif. Mais personnellement je l’aime beaucoup et je pense qu’il est une bonne introduction à l’univers de Pratchett. Vous peinerez peut-être un peu à vous immerger dans La Huitième Couleur, mais vous y apprendrez notamment à connaître la géographie discale et beaucoup d’autres particularités de ce monde étonnant ainsi que de ses habitants.
On pourrait dire que La Huitième Couleur s’apparente à une quête sans but (oui, c’est ironique). Rincevent, Deuxfleurs et le Bagage explorent le Disque et vont de problème en catastrophe, envoyant joyeusement balader tous les clichés de la Fantasy au passage.
Toi, le lecteur qui à un moment t’es demandé ce que tu foutais là alors que Frodon et Sam crapahutaient encore et toujours dans les marais, ces romans sont pour toi. Prends ta revanche et marre-toi !
Des rues sales d’Ankh-Morpork jusqu’à l’extrême bord du Disque, les deux acolytes vont croiser des dragons, des héros, participer à un jeu de rôle géant (sans le savoir), risquer leur peau à tout moment et nous divertir à leurs dépens.
Les références à des ouvrages connus de SFFF sont nombreuses, mais qu’on les capte ou non la lecture reste très agréable, drôle, légère, tout en n’étant pas dénuée de réflexion.
Comment ne pas passer directement à la suite ?
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Le Huitième Sortilège

Le Huitième Sortilège reprend le cours des aventures de Rincevent et Deuxfleurs où se terminait La Huitième Couleur.
Cette suite semble d’emblée un peu plus construite, il faut bien l’admettre et elle est plus drôle encore, pleine d’action et de rebondissements. Une nouvelle fois, prenez tout ce que vous savez des clichés de la Fantasy et réjouissez-vous de les voir passés au shaker ! Par exemple, vous vous demandez ce que deviennent les vieux héros ? Eh bien vous le saurez en faisant la connaissance de Cohen le barbare… Vous apprendrez des choses sur les mœurs des tortues spatiales, vous vous interrogerez sur la réelle nature des boutiques magiques itinérantes et sur l’intérêt qu’il peut y avoir à sauver le monde quand on a cinq minutes entre deux courses-poursuites.
Ce volume offre une échappée particulièrement plaisante, une aventure pleine de personnages improbables et délirants. On ne s’ennuie pas une seconde, même à la relecture, et c’est également une belle histoire d’amitié.
Si vous ne connaissez pas encore le Disque-monde, j’espère de tout cœur vous avoir donné envie d’aller y faire un tour. Et n’oubliez pas d’emporter une boîte à images, ça peut servir.
mardi 13 octobre 2015
Balade au bout du monde, Intégrale 1
Présentation de l'éditeur :
Il était une fois un petit photographe... Le récit de Makyo, mis en images par Vicomte, débute comme un conte de fées moderne. Mais, soudain, il dérape... L’œuvre vire au noir, plongeant le lecteur dans les délires d'un cauchemar souterrain et carcéral. Sous la réalité, l'abîme du fantastique... Cette œuvre, promue au rang de best-seller de la BD moderne, a été récompensée par la plus haute distinction du Festival d'Hyères et par le Grand prix de la Ville de Paris.
La série de bandes dessinées Balade au bout du monde est composée de 17 volumes dont la parution s’est étendue de 1982 à 2012. Elle a reçu de nombreux prix.
Les 16 premiers tomes sont divisés en cycles de quatre, chacun dessiné par un artiste différent. Ils ont été regroupés en quatre intégrales à la sortie de l’épilogue en 2012.
La première intégrale, dont je vais vous parler, est donc composée de :
- La Prison (1982)
- Le Grand Pays (1984)
- Le Bâtard (1985)
- La Pierre de folie (1988)
Le scénario est de Pierre Makyo, les dessins de Laurent Vicomte.
Ces quatre volumes comptent une cinquantaine de pages chacun et, même si on entre très vite dans le vif du sujet, les lire séparément me semble trop bref pour s’immerger dans l’histoire. Qui plus est l’intrigue, se décousant à mesure, n’aide pas le lecteur. Je n’ose imaginer combien de fois les lecteurs de la première heure ont dû relire le cycle en 30 ans pour se remettre dans le bain à chaque nouvelle parution…
L’histoire démarre plutôt bien. Arthis, un jeune photographe, est fasciné par ces marais que l’on surnomme Le bout du monde. Il y erre, prenant des photos, épiant du coin de l’œil cette belle brune qui comme lui semble attirée par l’endroit. De nombreuses personnes ont disparu au fil des siècles dans ces marais et il va lui-même subir leur sort.
Le premier épisode, nimbé de mystère, ne manque pas d’intérêt. On plonge avec Arthis dans un univers aussi déconcertant que violent. On a le temps de se sentir piégé, comme lui. Pourtant, le scénario ne stagne pas et la situation évolue sans cesse jusqu’à ce que l’on découvre enfin pourquoi toutes ces personnes sont emprisonnées et surtout où elles se trouvent.
J’ai trouvé les deux premiers volumes prenants, malgré quelques couacs. Puis, au fur et à mesure que l’intrigue s’emberlificotait, mon intérêt est retombé. L’idée de départ était pourtant très bonne, mais tout part en vrille de manière vraiment exaspérante. On ajoute des choses, de plus en plus farfelues, sans exploiter les bases de l’histoire. Chaque rebondissement est cousu de fil blanc, plus ils s’accumulent et plus le tout paraît inepte. Pour ne citer qu’un exemple, on se remet très facilement d’une flèche en plein cœur… Et je ne vous parle pas des intrigues familiales…
Les personnages ne sont pas des plus attachants. D’ailleurs toutes les femmes de l’histoire sont puériles, égoïstes, précieuses et pas très futées ; elles devraient sérieusement revoir leurs priorités. Ceci dit, elles ne sont pas là pour ça. Tout est bon pour montrer une nana à poil (il n’y en a pas tant que ça, mais franchement la plupart du temps ce n’est pas justifié).
Filles nues qui s’étirent mises à part, les dessins sont vraiment le point fort de cette BD. On aime ou pas ce style à la fois flou et très détaillé. C’est une explosion permanente d’informations. Les dessins sont, au final, tout ce que je retiendrai sur le long terme.
Cette série m’avait été recommandée chaleureusement par une amie il y a quelques années déjà et je ne l’ai sûrement pas découverte au bon moment. Je suis devenue trop exigeante en matière de scénarios. Les volumes 3 et 4 m’ont terriblement ennuyée, je n’en voyais plus la fin et j’en resterai là de ma balade au bout du monde.
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vendredi 2 octobre 2015
Le Chaudron des âmes
Une nouvelle d'Anne Rossi, publiée en numérique dans la collection e-courts de chez Voy’El.
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Dans Le Chaudron des âmes, se mêlent joyeusement légende arthurienne et chœurs angéliques, avec quelques zombis pour corser le brouet.
Cette nouvelle nous emmène en Bretagne, à la (re)découverte d’un combat millénaire entre le bien et le mal, avec à la clé une réflexion sur la vie, l’amour et la mort. Anne Rossi ravaude une trame familière avec des motifs de sa composition et l’alliance des mythologies se fait naturellement, tout en douceur.
Viviane, Arthur, Merlin et Morgane ont connu de nombreuses incarnations littéraires, pourquoi pas de nombreuses incarnations tout court ? J’ai retrouvé avec plaisir ces personnages qui ont marqué mon imaginaire. Anne Rossi leur offre ici une nouvelle aventure à la fois cohérente avec ce que l’on sait d’eux et très personnelle.
J’ai passé un agréable moment avec cette lecture et elle m’a donné l‘envie de me replonger dans le cycle arthurien dès que possible.
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jeudi 28 mai 2015
La chasse aux marqués
Une nouvelle de Tesha Garisaki, publiée en numérique dans la collection e-courts de chez Voy'El.
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Dès ses premières lignes, La chasse aux marqués intrigue le lecteur grâce à une scène d’exposition sibylline. L’auteur ne dévoile les choses que petit à petit, ce qui rend la lecture d’autant plus haletante. Peu de pages suffisent pour être emporté dans cette dangereuse mégalopole et l’on s’attache presque aussitôt à Natalia, jeune fille altruiste qui essaie d‘utiliser son don au mieux, tout en évitant de se faire remarquer.
Dans cette Fantasy futuriste, les mages sont des proies. Leur don se transmet dès la naissance, par une marque que les parents apposent sur leur enfant et qui détermine leur pouvoir. Mais pourquoi les pourchasse-t-on vraiment ? Et qui se cache réellement derrière les androïdes programmés pour les tuer ?
Cette chasse aux sorcières est motivée par de nombreux enjeux et la problématique est intéressante. Elle aurait mérité d’être encore plus développée, bien que l’on obtienne finalement les réponses aux questions que l’on se pose en cours de lecture.
Celle-ci est prenante. On avance vite, à la poursuite de Natalia, comme pour la retenir, alors que l’on voit se profiler un drame quasi inévitable.
C’est un très bon texte, loin d’être convenu. Je ne déplore que la fin un peu abrupte. Même si la nouvelle se suffit à elle-même, j’étais bien avec les personnages, j’aurais voulu en savoir plus et je pense qu’il y avait matière à faire une bonne novella avec cet univers, ce contexte et ces personnages.
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dimanche 7 décembre 2014
L'alchimiste de Khaim
Une nouvelle de Paolo Bacigalupi, publiée en format poche et en numérique aux éditions Au Diable Vauvert.
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L’alchimiste de Khaim est une courte nouvelle de fantasy qui rappelle beaucoup les fables et les contes. Dans ce monde, la magie existe mais est prohibée car elle favorise la pousse d’un roncier empoisonné, particulièrement résistant et volubile, qui envahit tout. Rien ne permet de s’en débarrasser, si on le brûle, les cosses éclatent et répandent des graines qui s’enracinent et se développent à grande vitesse. Un artisan, autrefois riche et aujourd’hui déchu, pratique la magie en secret pour soigner sa fille, alors qu’en parallèle il consume son existence dans la quête d’un moyen de détruire le roncier. Après de longues années de travail intensif, il touche au but, mais que feront les dignitaires de la cité de son invention ?
Je vous le disais, cela ressemble à un conte, ou une fable pour sa morale. C’est une histoire évidente, mais joliment racontée et la métaphore, aussi simple soit-elle, est bien trouvée. Elle peut s’appliquer à de nombreuses ressources que nous gaspillons et dont l’épuisement fatal nous fait avancer toujours plus vite vers notre chute.
L’alchimiste est un homme qui peut sembler égoïste au départ, effet renforcé par la scène qui nous le présente. Pourtant, en apprenant à le connaître, on se rend compte que derrière son orgueil se cache avant tout un humaniste, soucieux de sa patrie et de ses concitoyens. Il est émouvant et idéaliste dans sa quête désespérée contre le roncier, alors même qu’il se sent coupable de devoir utiliser la magie pour sauver sa fille quand d’autres, plus puissants, en usent pour nourrir leur folie des grandeurs. De fait, on sait d’avance qu’il risque quelques déconvenues, mais, comme lui, on espère, on veut avoir foi en l’humanité.
L’histoire est évidente, vous disais-je, mais peut aussi surprendre sur certains points. Elle m’a plu dans sa simplicité et la douceur de son écriture. En outre, je trouve qu’elle illustre bien le précepte « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Quant à savoir si l’alchimiste laissera son invention être dévoyée impunément, il vous faudra lire la nouvelle pour en avoir le cœur net.
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vendredi 12 juillet 2013
Alliance nocturne, Le cercle des sorcières T1
Un roman de fantasy contemporaine et urbaine de Diana Pharaoh Francis, publié chez Panini books, collection Crimson.
Pour ce que j'en sais, il s'agit d'une tétralogie et elle est terminée en V.O.
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Parfois, on choisit ses batailles. Parfois, ce sont elles qui nous choisissent… Autrefois, Max rêvait d’une carrière, d’un foyer, d’une famille aimante. Maintenant, tout ce qu’elle veut, c’est la liberté… et la vengeance. Une sorcière nommée Giselle a changé Max en guerrière d’une force, d’une rapidité et d’une endurance extraordinaires. Prisonnière de sortilèges Max n’a d’autre choix que de se battre, devenir l’arme personnelle de Giselle, et elle est mortellement douée pour ça. Max va devoir choisir entre la vie dont elle rêve encore et la guerrière qu’elle est devenue. Et prendre sa place du côté du Bien, si elle survit assez longtemps pour savoir de quel côté il s’agit…
À bien des égards, ce premier volume du Cercle des sorcières fut une bonne surprise. C’est une histoire distrayante car ne comptant que peu de temps morts. L’intrigue est plaisante et la mythologie que l’auteur a créée, ainsi que celle qu’elle a empruntée, forment un ensemble homogène, cohérent et plutôt riche. C’est une lecture parfaite pour l’été.
Il m’a été un peu difficile d’entrer dans l’histoire au début, justement à cause de la complexité de la mythologie, mais c’est elle qui s’est révélée être la part la plus originale et intéressante de ce récit sur le long terme. Dans Le Cercle des sorcières, coexistent toutes sortes de créatures magiques, mais elles sont réparties en deux groupes bien distincts pour ce que nous en dit l’auteur : les Divins et les Prodiges. Les premiers, semble-t-il, sont plus puissants que les seconds.
Giselle est une Divine, elle est, comme toute puissante sorcière, maîtresse d’un sanctuaire et a à son service des Lames d’ombres et des Lances solaires. Ces guerriers magiques, humains transformés en Prodiges et liés à leur sorcière par des sortilèges de contrainte, ont des particularités. Si leur sorcière leur offre des pouvoirs dignes de super-héros, les Lames d’ombre sont sensibles à la lumière du soleil, même quand elle est réfléchie par la lune. Elle les brûle jusqu’à les faire fondre ou les embraser. Alors que les Lances solaires, quant à elles, sont littéralement empoisonnées par l’obscurité. C’est un concept qui m’a bien plu, comme la hiérarchisation des races mythiques.
Bien que plaisante en règle générale, la mythologie se révèle quand même un rien faiblarde par moment. Je suis un peu psychorigide sur certains points, voir une Cailleach qualifiée d’ondine, même si elle reste une dame d’hiver avec des particularités rappelant fortement sa légende d’origine me fiche les nerfs en pelotes. Ce sont les aléas de l’adaptation, ça plaît ou ça ne plaît pas selon les gens. Cependant, comme l’ensemble est cohérent je veux bien passer outre pour une histoire qui change un peu de ce qu’on lit habituellement. Et, indubitablement, c’est le cas de ce roman.
Max, qui en est le personnage central, est la Lame d’ombre Prime de Giselle, c’est-à-dire qu’elle commande toutes les autres. Si le roman est entièrement écrit à la troisième personne, il est néanmoins focalisé sur elle la plupart du temps. Les rares chapitres qui ne le sont pas sont centrés sur Alexander, personnage que je vous laisserai découvrir par vous-mêmes.
Max est une Lame et elle est douée pour ça, elle semble d’ailleurs être un enjeu bien spécifique pour sa sorcière, mais nous n’en apprenons que très peu à ce sujet dans ce premier volume. Ce qu’il faut retenir, c’est la rancœur de notre héroïne contre la femme qui l’a arrachée, contre son gré, à son ancienne vie. Mais Max va se retrouver embringuée dans une histoire qui va la forcer à mettre de côté ses envies de vengeance.
Le vrai gros bémol de cette histoire est que notre Max, aussi sympathique qu’elle puisse être par certains aspects de son caractère, est une héroïne extrêmement stéréotypée. C’est une Mary Sue de base, surpuissante et increvable, plus encore que n’importe quelle Lame, et on ne sait pas vraiment pourquoi. Mais, surtout, comme toute Mary Sue elle est vénérée, adulée, par ses alliés comme par certains de ses ennemis, elle remporte toujours l’adhésion de tout le monde et ça c’est vraiment lassant. Il faut passer outre car à côté de ça l’histoire est plaisante et sincèrement j’ai vu pire dans le genre héroïne parfaite et insupportable, mais c’est une chose à savoir, si vous n’aimez pas Max, vous êtes mal barrés.
Quant à moi, je lirai la suite car la série est courte (une tétralogie c’est inespéré en ces temps où l’on privilégie les séries-fleuves), c’est une bonne lecture détente et l’intrigue qui se profile me semble prometteuse. Ceci dit, je pense qu’on peut tout à fait se satisfaire de la lecture du premier tome comme un one-shot.
dimanche 25 novembre 2012
Le rôdeur d'ombre, Les Chroniques de Siala T1
Un roman d'Aleksei Pekhov, publié chez J'ai lu.
Présentation de l'éditeur :
Jamais les Terres désolées n'avaient connu pareil rassemblement ; des milliers de géants, d'ogres et d'autres créatures maléfiques unissent leurs forces pour la première fois de leur histoire sous une bannière unique. Bientôt, l'Innommable et ses armées seront aux portes de la cité d'Avendoom. À moins que Harold l'Ombre, Maître Voleur, ne trouve un moyen de les arrêter. Secondé dans sa quête par une princesse elfe, dix Cœurs sauvages - les combattants les plus valeureux que les Terres désolées aient jamais comptés - et un bouffon aux multiples surprises, Harold doit réussir là où des armées de guerriers et de mages ont échoué.


























