Affichage des articles dont le libellé est série animée. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est série animée. Afficher tous les articles

mercredi 30 décembre 2020

Hilda - Saison 2 ♥


La série animée Hilda est adaptée d’une bande-dessinée. J’ai déjà dit sur ce blog tout le bien que je pense de cette géniale adaptation à la sortie de la première saison et comme je suis toujours en amour avec cette série, je vais récidiver.
Hilda est une petite fille qui aime beaucoup se mettre dans des situations impossibles. Elle vit à Trollbourg avec sa mère Johanna, Twig son renard-cerf, Alfur l’elfe et Tomtu le Nisse de la maison. Elle aime explorer la ville, aller à la rencontre de créatures magiques improbables et globalement mettre ses proches dans le pétrin, dont ses deux meilleurs amis : Frida et David.
Le plus intéressant dans cette série, outre les interactions entre les personnages qui se complexifient au fil des épisodes, consiste en la grande richesse et l’originalité de cet univers. Dans Hilda vous rencontrerez de minuscules elfes très procéduriers, des trolls qui se changent en pierre à la lumière du soleil, mais aussi des chats-ballons volants, une dragonne souffrant d’anxiété sociale, des souris dévoreuses d’âmes et des tas d’autres bizarreries. L’inspiration légendaire côtoie la magie douce dans des histoires parfois absurdes ou au moins décalées, mais toujours très significatives. C’est ce côté fantasque qui m’a séduite. Les petites histoires d’Hilda et ses amis sont comme des bonbons acidulés.
Hilda n’est pas le genre de séries dans lequel les aventures se succèdent sans cohérence. Il y a un arc global, les actions ont des conséquences, des personnages reviennent, tout cela donne du relief et de la complexité à l’histoire. La deuxième saison est la suite directe de la première et c’est un vrai plaisir de voir s’émanciper encore davantage les personnages secondaires. Ils ont bien montré dans la saison précédente qu’ils n’étaient pas les faire-valoir d’Hilda, mais c’est encore plus flagrant cette fois. Dans cette saison, chacun d’eux, même Johanna, a son moment. J’ai particulièrement apprécié de découvrir les origines de Twig et d’en apprendre davantage sur le passé de Kaisa, la bibliothécaire. Des personnages que l’on pensait anecdotiques prennent aussi de l’ampleur et cela est de bon augure pour la suite.
Hilda aussi évolue dans cette saison. On sait déjà qu’elle ne prend pas toujours en considération les limites des gens. On l’a déjà vu avec David, dont elle balaie toujours les craintes avec trop de légèreté. Cependant, ce trait de caractère assez égoïste s’accentue et elle va devoir en subir les conséquences. Sa relation avec sa mère, qui était déjà mise à mal par leur changement de vie, peine à retrouver son équilibre. Durant cette saison, Hilda va devoir s’intéresser davantage à son entourage si elle ne veut pas perdre ses proches, et apprendre à réfléchir avant d’agir ainsi qu’à assumer ses erreurs.
Mon coup de cœur pour cette série n’a fait que se confirmer avec ces nouveaux épisodes. La saison finit sur un cliffhanger ce qui présage une suite et c’est tant mieux car je doute de pouvoir me lasser des aventures d’Hilda et ses amis.

dimanche 27 décembre 2020

Sherlock Holmes - anime


Sherlock Holmes est une série animée italo-japonaise de vingt-six épisodes réalisée par Kyousuke Mikuriya et Hayao Miyazaki.
Si vous étiez un enfant dans les années 80, vous n’avez pas pu manquer ce dessin animé dans lequel des animaux anthropomorphes résolvent des crimes. Je crois bien qu’il a été mon premier contact avec l’univers de Sir Arthur Conan Doyle et source de mon affection pour Sherlock. Évidemment c’est bien loin du personnage d’origine, mais j’aimais bien ce Sherlock renard et son acolyte scottish terrier (ça leur va tellement bien, même si l’amitié entre un renard et un terrier est hautement improbable) quand j’étais petite. Alors je me suis dit que j’allais le revoir pour le challenge madeleine de Proust.
La série a vieilli, on ne va pas se mentir, et ce n’est pas non plus d’une grande profondeur. Il y a beaucoup plus de poursuites en voiture que d’intrigue et c’est assez répétitif. Certains épisodes sont quasiment les clones d’autres, mais l’animation peut se révéler très jolie par moment et pour l’époque. Les références aux livres de Doyle sont rares et galvaudées. Néanmoins, je l’ai revue avec plaisir et nostalgie.
Cela m’a aussi permis de remarquer une chose. Je savais déjà que la série avait été dirigée par Miyazaki, mais si vous faites bien attention vous verrez que le costume de Sherlock ressemble beaucoup à celui de la statue du chat Baron dans Si tu tends l’oreille. Il y a de petites similarités entre ces deux personnages.
Les méchants de l‘histoire sont assez pathétiques. J’aimais bien les mimiques de Moriarty à l’époque et je les apprécie toujours. Il est sans doute le personnage le plus expressif. Ses idées farfelues et ses inventions un rien steampunk sont le sel de la série qui est bien fade par ailleurs. J’ai sans doute plus compatis à ses malheurs qu’autre chose...
Revoir cette série m’a rappelé mon enfance et c’était fort agréable, mais en terme de qualité narrative, j’ai conscience que ce n’est pas ce qui se fait de mieux. Je suis étonnée de constater que je me rappelais de certaines choses avec une grande acuité et que j’en avais totalement occultée d’autres.

vendredi 12 octobre 2018

Hilda ♥


Hilda est une série d’animation, adaptée d’une BD de Luke Pearson (que je n’ai pas lue), à laquelle je ne prêtais guère attention malgré l’envahissante pub de Netflix. Cela jusqu’à ce que des détails finissent par s’insinuer dans mon esprit et que je réalise qu’elle faisait la part belle aux créatures magiques telles que les trolls, lutins et autres esprits de la nature. J’ai donc lancé le premier épisode. Dès lors, j’étais fichue. Cette série est adorable, onirique et magique à souhait, et son univers se développe tout en finesse. Si beaucoup d’éléments sont d’inspiration nordique, d’autres légendes s’y mêlent et elle crée sa propre mythologie avec brio. 
C’est tout à fait le genre de dessin animé qui peut être apprécié à tout âge du moment qu’on est un minimum rêveur. J’ai adoré cet univers à la fois pour son originalité et les souvenirs d’enfance qu’il a réveillés.
Hilda est une fillette qui vit seule avec sa mère, très loin de la ville. Elle a un renard-cerf comme animal de compagnie et passe ses journées à courir la nature à la recherche de créatures magiques à dessiner. Mais sa tranquillité va bientôt être mise à mal par les lutins des environs, bien décidés à virer ces deux géantes qui les enquiquinent.
J’ai adoré entrer dans le monde de cette enfant fantasque, généreuse et enthousiaste, un peu trop fonceuse pour son propre bien, qui n’imagine pas vivre ailleurs qu’en pleine nature. Evidemment Hilda va tenter de négocier avec les lutins, mais si le début de la série est très plaisant, ce n’est rien comparé à la suite. D’épisode en épisode, l’histoire va en s’améliorant, elle gagne en consistance et cohérence. Des personnages deviennent récurrents et c’est un vrai bonheur de voir tout ce petit monde évoluer.
Ils sont tous très originaux et attachants, qu’il s’agisse des humains ou des créatures légendaires. Le corbeau, Alfur le lutin et le bonhomme de bois sont tout simplement géniaux. J’ai aussi particulièrement aimé la relation entre Hilda et sa mère qui sonne très juste et me rappelle un peu celle que j’entretiens avec ma propre mère.
J’ai eu un immense coup de cœur pour cette délicieuse série, que j’ai regardée en un weekend, et j’en étais déjà nostalgique au générique de fin du dernier épisode. Vivement la suite !

mardi 18 octobre 2016

Flying Witch

flying-witch-1

Flying Witch est une série animée japonaise adaptée d’un manga de Chihiro Ishizuka. La première saison compte douze épisodes.
On y fait la rencontre de Makoto Kowata, une jeune sorcière de quinze ans. Selon la tradition, elle doit prendre son indépendance, mais ses parents s’inquiètent pour elle. La vie est dure pour les sorcières de nos jours, ils préfèrent qu’elle continue ses études et loge chez des proches. Elle s’installe donc à la campagne et retrouve son cousin Kei, sensiblement du même âge, et la petite Chinatsu.
Makoto aime s’habiller en noir et a pour familier un chat (devinez sa couleur). Elle est l’un des archétypes de la sorcière qui hantent notre imaginaire collectif. La bonne sorcière, bien entendu. Mako est vraiment adorable. Elle n’a aucun sens de l’orientation, elle commet plein de bourdes par naïveté, mais elle n'est pas stupide. C’est un personnage très attachant et suivre son quotidien se révèle un réel plaisir. Avec ses cousins, elle apprend à reconnaître les plantes comestibles sauvages et à s’occuper d’un potager. En échange, elle apporte un peu de sa magie et de ses bizarreries dans leur vie.
Entre superstitions, personnages étranges et apprentissage de la magie, les épisodes paraissent bien trop courts (alors que le générique dure des plombes). On se laisse imprégner par le réalisme magique de ces histoires, on a envie d’en apprendre davantage sur les sorcières et en même temps leur vie n’est pas si extraordinaire que ça, juste un rien plus magique. N'attendez pas des sorts époustouflants et des combats, mais laissez-vous ensorceler par la bienveillance douce et loufoque de ces sorcières.
La série nous offre un panel de personnages intéressants : la famille de Mako et ses nouveaux amis, d’autres sorcières et des créatures surnaturelles. Tous sont très réussis. Chaque épisode est une découverte. J'ai particulièrement aimé le salon de thé.
L’animation est jolie. J’aime beaucoup les couleurs, l’ambiance, la douceur de cette série. C’est le genre d’anime que l’on regarde en sirotant une tasse de thé, après une très longue journée, pour retrouver un peu de sérénité. C’est très mignon, mais pas cucul. Les amateurs de sorcières ne pourront qu’adhérer, quel que soit leur âge.
J’ai eu un coup de cœur pour cet anime et j’espère qu’il y aura une suite.


flying-witch-2