Affichage des articles dont le libellé est pâtisserie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est pâtisserie. Afficher tous les articles

vendredi 1 mars 2024

Ma pâtisserie veg'italienne

 Un livre de recettes véganes de Maria Chiaia, publié chez Terre Vivante.

Présentation de l'éditeur :

Les classiques de la pâtisserie italienne en mode végan… c’est délicieux !
Découvrez les recettes traditionnelles de la pâtisserie italienne revisitées… en mode végan ! Ciambella, crostata, génoises, cantucci aux pistaches, savoiardi, « vegamisu », budino au chocolat, cheesecakes, cannoli… ces délicieux fleurons de la gastronomie italienne préparés uniquement à partir d’ingrédients d’origine végétale, par une talentueuse cuisinière italienne, diététicienne de formation, sauront vous convaincre de vous lancer vous aussi dans la pâtisserie végétalienne, bonne pour la santé… et pour la planète !
Les livres publiés par Terre Vivante sont en général une valeur sûre. J’étais donc ravie de découvrir celui-ci, d’autant que ma famille paternelle est d’origine italienne et qu’étant moi-même méditerranéenne je suis toujours curieuse de découvrir des variantes végétales de recettes qui ont bercé mon enfance.
Dans ce livre, vous trouverez des recettes typiques de diverses régions d’Italie, mais aussi d’autres pays — il y a même des scones que j’ai très envie d’essayer, dommage que la saison des avocats soit sur la fin (j’ai la chance de vivre dans une région où l’on cultive des avocats) — toutes végétales, faciles à faire et ne comportant pas des ingrédients trop difficiles à se procurer. Les ingrédients les plus « exotiques » que l’on vous demandera sont des graines de chia (dans une seule recette si ma mémoire est bonne), du tofu soyeux et de l’agar agar ; autant dire que vous trouverez tout cela dans n’importe quel supermarché. Ceci dit, vous trouverez aussi dans ce livre des recettes facilement réalisables avec ce qui se trouve déjà dans vos placards.
Maria Chiaia vous propose des biscuits et des desserts originaux, mais aussi des préparations de base qui pourront vous servir dans ses recettes ou pour créer les vôtres, notamment une génoise et des savoiardi. Ce sont des recettes toujours bonnes à prendre et pratiques.
Je me suis plongée avec plaisir dans cet ouvrage, y retrouvant des souvenirs et saveurs d’enfance. J’ai notamment été ravie d’y retrouver le saucisson en chocolat, le gâteau à l’orange et les cantuccini. Il y a aussi la crostata, la tarte que mon père, pourtant pâtissier de métier, fait toujours quand il a envie de quelque chose d’aussi simple que bon. C’est une excellente façon d’apprécier encore davantage les confitures maison et qui refuserait une part de crostata pour le goûter ?
Bien sûr, le livre compte une ribambelle d’appétissants « vegamisu ». Toutefois ce sont tous les types de biscuits que j’ai préférés. On a toujours besoin de quelques savoureux biscuits avec le thé ou le café !
Il manque selon moi des recettes emblématiques de la gastronomie italienne, mais celles auxquelles je pense peuvent être un peu compliquées à réaliser en version végétales. Ceci est compensé par le fait que l’autrice propose des recettes diversifiées.
C’est le genre de pâtisserie que j’aime, parce qu’elle fait sens. On dirait une pâtisserie « casana », en italien comme dans ma langue maternelle, et en français… je suppose qu’on peut le traduire par domestique, dans le bon sens du terme, quelque chose de familier sans pour autant être dénué de finesse.
On peut mesurer la réussite d’un livre de cuisine ou de pâtisserie à l’envie que l’on a en le feuilletant de se mettre aux fourneaux. Cela est d’autant plus le cas pour moi quand j’associe tout de suite la recette à l’un de mes proches dans l’idée de lui faire plaisir. Quand viendra la saison, je suis certaine de faire la crème de kaki pour ma mère. Le dessert en lui-même est original et je sens qu’elle va l’adorer. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres et j’ai envie de tester autant les recettes les plus originales que celles qui me sont familières. Pour moi, ce livre est donc une réussite et je sais que j’y reviendrai souvent.


mardi 6 février 2024

Les Jours sucrés

Une BD de Loïc Clément pour le scénario et Anne Montel pour les dessins, publiée chez Dargaud.


Églantine est graphiste. On ne peut pas vraiment dire qu’elle s’épanouit dans son travail ni dans sa vie en général. De son propre aveu, elle est tout le temps en colère. Alors quant elle reçoit l’appel d’un notaire lui annonçant la mort de son père auquel elle n’a plus adressé la parole depuis vingt ans, c’est de mauvaise grâce qu’elle part en Bretagne signer les papiers d’une succession dont elle n’attend rien.
Malgré elle, Églantine va se trouver confrontée à ses souvenirs d’enfance et à ce père qu’au fond elle ne connaissait pas vraiment. Elle retrouve, avec une tendresse qu’elle essaie de chasser sans y parvenir, la boulangerie de son père, sa grand-tante, son meilleur ami d’enfance et le village où elle a passé les premières années de sa vie. 
J’ai aimé suivre cette jeune femme hésitante, qui craint d’ouvrir la boîte dans laquelle elle a enfermé ses souvenirs et de se laisser engloutir par eux. J’ai aimé ses errances, ses tentatives de se tourner de nouveau vers le soleil alors qu’elle cherche dans le journal intime de son père de quoi construire de nouvelles fondations à sa vie proche de l’effondrement.
J’ai aimé Gaël, sa gentillesse, son optimisme et sa grande patience. J’ai aimé Marronde, la grand-tante déjantée qui ne mâche pas ses non-dits et qui peut se révéler très drôle parfois. J’ai aimé les interludes félins qui égaient l’ensemble et tous les personnages secondaires qui donnent du relief à cette histoire si personnelle.
Enfin, j’ai aimé les dessins d’Anne Montel, tout en douceur et vaporeux, ainsi que son beau travail de la couleur. Ils ont quelque chose de réconfortant ; ils donnent vie à cette histoire et la rendent encore plus attachante.
Les Jours sucrés est une BD feel good comme il en faudrait plus. J’ai passé un excellent moment avec cette lecture et vous la recommande chaleureusement.

dimanche 14 janvier 2024

Pâtisserie végétale

Un livre de Linda Vongdara et Pierre Hermé, publié chez Solar.

Présentation de l'éditeur :

Éternel explorateur de nouvelles techniques et saveurs,
Pierre Hermé aime être là où on ne l'attend pas.
Ce nouvel ouvrage consacré à la pâtisserie végétale en est la preuve tangible !
Accompagné de Linda Vongdara, il nous invite à le suivre
sur le chemin de la gourmandise ultime avec des grands classiques revisités en version végétale et des recettes spécialement conçues pour ce livre : babka, croissant Ispahan, sablé breton, fondant chocolat vapeur, entremets Fleur de Cassis, millefeuille Infiniment Chocolat, macaron Rose des Sables....
Une éblouissante démonstration !
Je vous le dis tout de go, ce n’est pas le meilleur livre sur la pâtisserie végétale dans lequel investir si vous débutez (autant dans l’art de la pâtisserie lui-même que dans sa version végétale) : il ne vous donnera pas de bases solides à exploiter. Et si vous vous y connaissez déjà, l’intérêt que vous lui trouverez sera anecdotique.
Je ne suis pas fan de la présentation : de grandes pages aux textes ramassés dans les coins. Cela renforce l’impression d’un contenu délayé. Quitte à proposer un grand livre, autant en exploiter la mise en page pour le rendre agréable à consulter. Ce n’est pas le genre de livre que vous garderez dans votre cuisine. Fragile dans sa conception et peu pratique de par sa taille et son poids.
Ce livre propose une approche plutôt snob de la pâtisserie et, pour un si gros volume, bien peu de recettes. Ce sont souvent des variations sur le même thème. Je peux le comprendre, mais j’aurais espéré un peu plus de diversité quand même.
Ces recettes n’ont pas éveillé mon intérêt et je trouve les explications plutôt succinctes. Prenons l’exemple des croissants, une recette qu’il est d’ailleurs assez facile de végétaliser. D’ailleurs, n’en déplaise à Pierre Hermé, la plupart des boulangeries ne proposent plus de croissants au beurre depuis bien longtemps. Ce qui ne veut pas dire qu’ils sont végétaux, mais je cesse-là ma digression. Revenons aux croissants. La recette, qui est exploitée pour quatre préparations et se déploie donc sur un nombre conséquent de pages, ne donne aucune indication sur le tourage. Mon père était pâtissier alors je sais ce que je dois faire. Bien sûr, vous trouverez sur internet de nombreuses vidéos qui vous montreront ce que l’on attend de vous, mais vous ne devriez pas avoir à les chercher. Ce type de livre est censé vous offrir des explications claires au minimum. Ou alors vous êtes déjà un bon pâtissier et vous n’avez pas besoin d’un tel ouvrage pour expérimenter et trouver votre pâte à croissants végétale idéale.
Ce sont de bonnes recettes, équilibrées et certainement toutes savoureuses, je ne le nie pas. Cependant elles ne tiennent pas autant que je m’y serais attendue les promesses de la préface et de l’introduction . Celles-ci évoquaient le goût et la créativité. Elles proposaient de réinventer la pâtisserie plutôt que d’offrir de simples équivalences. Or, ce sont des équivalences que j’ai trouvées ici, ni plus ni moins, avec des produits coûteux de préférence. Je vois tout à fait l’intérêt de ces denrées en pâtisserie, surtout quand on veut recréer des textures. Néanmoins, on pourrait davantage exploiter des produits plus courants, qui ont des propriétés étonnantes en pâtisserie sans pour autant altérer le goût. Créer de nouvelles recettes plutôt que chercher à imiter est aussi « réinventer ».
La préface parlait de « désapprendre [les] bases et s’ouvrir à d’autres » mais de mon point de vue — en tant que personne s’intéressant à la pâtisserie végétale depuis des années — cela n’a été abordé que de façon frileuse. La pâtisserie végétale peut être aussi riche et variée que la traditionnelle, tout en restant accessible au commun des mortels. Elle a beaucoup plus à offrir, en termes d’ingéniosité aussi bien que d’inspiration, que ce qu’on trouve dans cet ouvrage.

mardi 17 octobre 2023

Meurtres et cupcakes au caramel - Les enquêtes d'Hannah Swensen T5

 Un roman de Joanne Fluke, publié chez Le Cherche Midi pour la version papier et Audible pour la version audio. Celle-ci est lue par Flora Brunier.


Chroniques des tomes précédents :



On retrouve Hannah en automne en train de préparer Halloween et Thanksgiving. C’est une bonne saison pour ce type de roman car cela participe à l’aspect douillet du récit, d’autant que l’autrice nous offre au passage quelques recettes appétissantes qui aident à se mettre dans l’ambiance.
Comme toujours Hannah a beaucoup à faire avec son travail et sa famille. Sa sœur est enceinte et son beau-frère se présente aux élections pour le poste de shérif. Elle prépare aussi un livre de cuisine avec l’aide de ses voisines et l’une d’elles a mis la main sur une recette que sa belle-mère avait toujours refusé de lui donner de son vivant. Toutefois ladite recette comporte un ingrédient secret et c’est l’occasion pour le lecteur de faire tourner ses méninges en compagne d’Hannah et Lisa. Je dois dire que j’ai apprécié cette chasse à l’ingrédient mystère davantage que l’enquête sur le meurtre. Celle-ci est néanmoins plutôt bien construite quoique poussive. Hannah doit encore une fois se mêler des affaires de la police pour pouvoir innocenter l’un de ses proches et elle a toujours du mal à voir plus loin que le bout de son nez.
J’avais détesté le précédent tome, celui-ci est un peu mieux, néanmoins Joanne Fluke devrait quand même se renouveler, dans le fond comme la forme. Je me demande parfois si elle a fait une liste dont elle coche les entrées à chaque tome. On a de nouveau droit aux mêmes répétitions sur le chat qui est obsédé par la nourriture et les appels matinaux de l’insupportable mère, les mêmes réflexions sur les mêmes voisins... Ce sont des pages vite remplies et c’est lassant. Le schéma de l’histoire ne varie jamais non plus, tant et si bien qu’à la fin on se prend d’envie qu’Hannah y passe pour de bon tant c’est exaspérant de la voir toujours tomber dans le même piège. Les lecteurs ne sont pas aussi oublieux que l’héroïne, même sans enchaîner les tomes. On n’est pas des poissons rouges !
Le pire demeurant bien sûr le triangle amoureux le moins sexy de toute la littérature à travers les âges. Tout ça parce que Joanne Fluke persiste à penser qu’une femme non mariée est un problème à régler et que même si ça l’arrange pour l’instant qu’elle soit célibataire (et qu’elle le reste), il faut qu’on sache que son personnage est hétérosexuel et désirable. C’en est assez ridicule. Hannah n’aime pas Norman mais voudrait qu’il la demande en mariage, essentiellement pour sa maison. Elle continue cependant de fréquenter Mike, ce qui se résume à aller au resto de temps en temps avec lui et à lui rouler une pelle une fois par roman. Malgré les tentatives de l’autrice pour nous faire croire qu’il y a entre eux une attirance brûlante, ils ont ensemble la sexitude d’un fascicule promotionnel de supermarché.
Je suis team Norman, si tant est que je prenne la peine de me poser la question. Il a le même humour de merde qu’Hannah et ils sont compatibles sur bien des plans. Pourtant je sais qu’elle ne finira jamais avec Norman parce qu’elle semble éprouver envers lui le même enthousiasme qu’un enfant devant une assiette de brocolis vapeur. Toutefois. il est intelligent et sympathique. En outre, il ne la traite pas comme une faible femme (et c’est sans doute pour ça qu’elle ne l’aime pas, cette crétine). Mike est un bourrin qui n’a pour charme que son physique (et encore faut-il avoir les goûts d’Hannah qui kiffe les bûcherons moustachus bas de plafond). C’est un macho exécrable. 
Ce qui m’exaspère le plus est que je ne pense pas que l’une de ces relations soit vouée à évoluer. Je sens bien que l’autrice va nous sortir un autre homme de son chapeau à un moment ou un autre, probablement dans le dernier tome de sa série. Elle ne fait que meubler. Et si c’est le cas, ce serait vraiment se foutre de la gueule de ses lecteurs...
Joanne Fluke a des principes plutôt vieillots sur l’amour, sur le mariage et sur le fait qu’il faut laisser les hommes croire qu’ils sont plus intelligents que les femmes. Bon, Hannah n’étant pas très futée (elle bat son propre record de bêtise sur la fin cette fois), c’est dire à quel point les hommes en question sont abrutis… C’est pénible à force. Et j’aimerais aussi que pour une fois l’assassin soit plus nuancé, qu’il ait une conscience et des sentiments humains malgré l’horreur de ses actions. Que certains n’aient pas de scrupules, je le comprends, mais tous ?!
De manière générale, les personnages sont assez caricaturaux, toutefois ils restent l’intérêt principal de cette série, avec l’ambiance. On en aime certains, on en déteste d’autres, mais on a envie de les voir évoluer, même si ça se fait très lentement. J’aime beaucoup la relation d’amitié entre les deux sœurs. Elles sont très différentes mais elles commencent à mieux vivre avec ça et elles se soutiennent de plus en plus. Bon, Hannah devrait quand même faire gaffe, elle ressemble de plus en plus à sa mère… Elle est extrêmement dirigiste et critique envers ses sœurs.
Malgré tout, ce roman se laisse écouter. Flora Brunier, qui interprète la version audio, fait de gros efforts pour rendre cette histoire vivante et c’est tout à son honneur. 
Cette série ne casse pas trois pattes à un canard, c’est le genre de truc qui m’occupe bien quand je tricote ou que je fais des tâches ménagères (j’ai besoin de toujours garder mon cerveau occupé un minimum) et il n’existe malheureusement pas tant que ça de cosy mysteries en audio et en français.... 
Cependant, si j’écoute les tomes suivants (ce qui n’est pas gagné… J’étais plus intéressée par la recette de cupcake que par le résumé quand j’ai acheté le livre), je ne les chroniquerai plus. J’ai l’impression d’en dire toujours la même chose et bien que cela soit cohérent avec le contenu, ce n’est pas très utile. On lit des avis quand on hésite à commencer une série ou si elle évolue beaucoup au fil des tomes. Au cinquième, le ton est donné et il est clair que ça ne changera pas de sitôt alors je vais en rester là.

vendredi 21 juillet 2023

Ça c'est de la tarte ! Sucrée, mais pas trop

Un livre de recettes de Marie et Maud Chioca, publié aux éditions Terre Vivante.

Présentation de l'éditeur :

40 recettes de tartes pour le dessert ou le goûter, délicieuses et saines (moins de beurre, de sucre, de crème), très fruitées, innovantes, appétissantes et inratables…Tout pour se faire plaisir et épater la galerie, sans ruiner sa santé !
Si vous vous intéressez à la cuisine à indice glycémique bas, vous connaissez sans doute déjà les ouvrages de Marie Chioca. Je possède pour ma part un livre de recettes de soupes que j’aime beaucoup car il offre de bonnes astuces pour des soupes plus saines et digestes. Le livre sur les tartes, qu’elle a écrit avec sa fille Maud, est du même acabit. 
On pourrait se poser la question de l’utilité réelle d’un tel ouvrage. Les livres sur le thème des tartes, surtout quand elles ne sont que sucrées, sont souvent redondants. Ce n’est pas le cas ici. La quarantaine de recettes que vous y trouverez est plutôt variée. Les recettes sont simples, pour la plupart, mais gourmandes et les ingrédients relativement faciles à se procurer en supermarché. Bien sûr dans ce genre de recettes on vous proposera d’utiliser des farines complètes et parfois des purées d’oléagineux, différentes sortes d’huile et de sucres ainsi que de l’agar-agar. Tout ces ingrédients sont devenus courants de nos jours, mais ont néanmoins un coût. Si vous ne pouvez ou ne voulez pas en utiliser certains, les autrices ont pensé à vous proposer des alternatives à peu près équivalentes (elles expliquent cela en début d’ouvrage), mais gardez à l’esprit que cela peut apporter des variations au résultat ainsi qu’à l’indice glycémique. Cela étant, plusieurs recettes ne demandent que des ingrédients on ne peut plus traditionnels, donc vous avez quand même du choix.
Marie et Maud ont raison : c’est une bonne pâte qui fait une tarte réussie. Elles en propose plusieurs bases, travaillées pour s’adapter parfaitement à leur garniture. Elles ont aussi pensé aux personnes allergiques. Elles proposent des bases de pâte variées, dont certaines sans gluten et d’autres ne contiennent pas d’œuf ou de produits laitiers. En revanche, elles utilisent aussi souvent de l’huile de coco, dont je ne suis pas fan.
Les autrices vont à l’essentiel, ce qui est une grande qualité pour un livre de cuisine. Après une courte introduction et une liste de très bonnes astuces (mon père étant pâtissier, je sais de quoi je parle), on passe aux recettes classées par saison. Les fiches sont concises mais claires et agrémentées d’autres astuces utiles. Je regrette juste que lesdites astuces soient imprimées en orange, ce n’est pas ce qu’on a fait de plus lisible.
Une petite erreur m’a aussi chiffonnée, la lemongrass, qui est de la citronnelle, est une plante exotique qui n’a rien à voir avec la verveine citronnelle. Mais bon, je chipote… L’une et l’autre sont tout à fait utilisables en cuisine.
J’ai eu de belles surprises en feuilletant ce livre, notamment une tarte au curd de pomelos. J’adore préparer des curds. Parmis mes préférés on trouve bien sûr l’habituel curd au citron, mais aussi celui à la pomme. Je me réjouis donc d’essayer cette nouvelle recette quand reviendra la saison. Ce livre propose des classiques revisités, certes, mais aussi des tartes plus originales et toujours de jolis dressages. Les photos sont d’ailleurs magnifiques. Les recettes sont à la portée de tout le monde, bien que deux ou trois soient ambitieuses, et même ceux qui ne sont pas habitués à pâtisser devraient s’en sortir. C’est un bon livre, je vous le recommande.

mardi 14 février 2023

Meurtres et tarte au citron meringuée - Les enquêtes d'Hannah Swensen T4

Un roman de Joanne Fluke, publié chez Le Cherche Midi pour la version papier et Audible pour la version audio. Celle-ci est lue par Flora Brunier.

Chroniques des tomes précédents :

Présentation de l'éditeur : 
Du sucre, de la bonne humeur, et un zeste de mystère... 
Ravis de célébrer le 4 Juillet, jour de l'Indépendance, les habitants de Lake Eden se préparent à faire la fête. Mais au Cookie Jar, la boutique de gâteaux d'Hannah Swensen, l'ambiance n'est pas vraiment au beau fixe. Hannah doit se mettre au régime, son chat lui en fait voir de toutes les couleurs et Norman, son prétendant, s'apprête à acheter une maison pour qu'ils s'y installent ensemble. Ce qui, pour elle, est un peu prématuré. Mais ce quotidien un peu morose va voler en éclats lors de la visite de cette maison. Au milieu des meubles anciens, notre héroïne et sa mère découvrent en effet le corps de la propriétaire, Rhonda Scharf. Et les restes d'un dîner pour deux, avec l'une des fameuses tartes au citron meringuées de chez Hannah. Qui était donc ce mystérieux visiteur, client du Cookie Jar, qui a disparu en laissant un cadavre derrière lui ? Tout le monde déconseille à la jeune femme de s'en mêler. Mais on connaît maintenant Hannah. Comment résister à une nouvelle enquête, surtout si elle commence dans sa propre boutique ?

Avec plus de six millions d'exemplaires vendus dans le monde, les aventures d'Hannah sont devenues un véritable phénomène. Autant vous prévenir tout de suite : ce nouvel ouvrage est hautement addictif. Tout autant que les recettes sucrées du Cookie Jar inclues dans ses pages !
Rien ne va plus à Lake Eden, un cadavre a été trouvé dans la maison que Norman vient d’acheter et ça va retarder les travaux, c’est terrible ! (Hannah et moi on a des priorités différentes faut croire…) Et, autre drame, Hannah doit perdre du poids sous peine de ne jamais trouver un mari. Pour oublier le chocolat, rien de mieux qu’enquêter sur un meurtre !
Je pensais qu’Hannah et moi avions trouvé un terrain d’entente, mais c’était avant d’entamer ce tome qui m’a tapé sur les nerfs d’un bout à l’autre.
Je veux bien passer outre les passages quasiment copiés/collés d’un roman à l’autre, même si honnêtement la routine matinale d’Hannah me gave et que, c’est bon, au bout de quatre tomes j’ai bien compris que son chat essaie par tous les moyens d’ouvrir le placard où sont rangées les croquettes, je n’ai plus besoin qu’on me le répète et je m’en fous. Ceci dit je note un effort de l’autrice cette fois car elle a décidé de troller Hannah lors du traditionnel appel qui l’empêche de partir au boulot et c’est plutôt amusant.
En revanche, j’ai eu beaucoup de mal à supporter les préjugés d’Hannah sur les tatouages, les filles qui s’habillent de façon légère et tant d’autres choses qui ne la regardent pas. Même quand elle pense soutenir sa jeune sœur, elle montre juste que son esprit est étriqué. Si tu penses « couple mixte », Hannah, c’est que tu n’es pas encore arrivée à bon port… Un couple est un couple, c’est tout, peu importe l’origine ou le genre des personnes qui le composent. Et je ne m’appesantirai qu’à peine sur sa critique constante de ce qu’elle appelle le « politiquement correct » qui fleure bon la boomer attitude. Ce roman a été publié dans sa version originale au cours des années 2000 et est censé se passer à cette époque. Pourtant, on dirait qu’il se déroule dans les années cinquante si on exclut les références, peu nombreuses, aux téléphones portables et aux ordinateurs. Joanne Fluke a le double de l’âge de son personnage et nous le fait bien sentir.
Ajoutons à cela que je suis assez perplexe face aux réflexions d’Hannah sur sa vie amoureuse. Un de ses prétendants construit une maison et elle a peur qu’il la demande en mariage (ce qui ne risque pas d’arriver vu qu’elle n’entretient pas de relation sérieuse avec lui) et quand il ne le fait pas, elle est déçue et… se met au régime. Elle a constaté qu’un de ses pantalons ne lui va plus, donc l’absence de demande en mariage ne peut venir que de cela. Quant à l’autre prétendant, elle oublie systématiquement qu’il se comporte comme un homme des cavernes juste parce qu’il lui fait mouiller sa culotte. Il est vraiment très condescendant et dirigiste, en plus il se permet des crises de jalousie régulièrement alors qu’il l’a prévenue qu’ayant perdu sa femme il ne veut pas de relation sérieuse. Dans le genre masculinité toxique, on ne fait pas mieux, mais apparemment dans le Minnesota, ça s’appelle être viril. C’est déplorable. Et on passe plus de temps à subir ces simagrées, et à glaner des astuces pour être une bonne femme au foyer (le recyclage des pots de confiture c’est important et on a attendu Hannah Swensen pour le savoir), qu’à mener l’enquête.
Parlons-en d’ailleurs de cette enquête… Le hasard, les zones d’ombres, les raccourcis défoncés et les facilités de toutes sortes n’ont jamais été aussi présents que dans ce tome. De surcroît Hannah est toujours aussi lente à la détente et l’autrice ne s’embête même plus à esquisser un semblant de fausse piste. On va droit vers le tueur, mais on ne sait toujours pas ce qu’il faisait là au même moment que sa victime. Je comprends bien qu’on lit ce genre de roman pour se détendre, mais un peu de substance, même dans les arcs secondaires et même si Joanne Fluke et moi n’avons clairement pas les mêmes opinions (c’est son droit), ça ne ferait pas de mal.
Ce tome est celui qui m’a le moins convaincue jusqu’à présent. Je vais faire une pause, probablement très longue.

vendredi 13 mai 2022

Meurtres et muffins aux myrtilles - Les enquêtes d'Hannah Swensen T3

Un roman de Joanne Fluke, publié chez Le Cherche Midi pour la version papier et Audible pour la version audio. Celle-ci est lue par Flora Brunier.


Présentation de l'éditeur :

Eden Lake est sur le point de célébrer son premier carnaval d'hiver. Au menu ? Sports de glace, activités pour les enfants et, bien évidemment, les délicieuses pâtisseries du Cookie Jar, amoureusement préparées par la charmante Hannah Swensen. Cerise sur le muffin, Connie MacIntyre, vedette d'une célèbre émission de cuisine, doit venir signer son livre. Toute la ville est sur le pont - même la mère d'Hannah, qui passe généralement son temps à essayer de la marier. Mais quand Connie MacIntyre est retrouvée morte dans la boutique d'Hannah, cette dernière ne va pas résister très longtemps à son envie de mener une enquête qui va s'avérer pleine de rebondissements.

Une énigme à résoudre, un déluge de sucreries et de nouvelles recettes de pâtisserie, criminellement délicieuses, à faire chez vous. Que demander de mieux pour passer l'hiver ?

Hannah Swensen est de retour pour le Carnaval d’hiver de Lake Eden. Au programme : concours de bonhommes de neige, concours de pêche, reconstitution historique, séance de dédicace de la star très caractérielle d’une émission culinaire et un petit meurtre histoire de s’occuper entre les différents jeux organisés par la mairie.
Ce volume est pour l’instant mon préféré de la série, non que l’enquête soit trépidante, mais l’ambiance du carnaval est sympa et il fait la part belle aux relations entre les personnages. J’aime beaucoup la façon dont évolue la relation entre Andrea et Hannah et l’ambiance de leur petite ville. C’est le genre de roman qu’on lit pour l’ambiance plus que pour son intrigue. Bien sûr, Joanne Fluke force souvent le trait, mais je suis plus tolérante à ce genre de défaut dans les cosy mysteries que pour n’importe quel autre genre.
Les amours d’Hannah sont le point noir du tableau, ça en devient embarrassant tant ça n’a aucun sens. Il n’y a aucune évolution et on a vraiment l’impression que l’autrice se sent obligée de bidouiller un semblant de romance. Peut-être craint-elle qu’on s’imagine qu’Hannah n’est pas séduisante (sans doute parce qu’elle passe son temps à se rabaisser). Cependant, comme dans le tome précédent, ça ne prend pas beaucoup de place alors on fait avec. Et, de la même manière, on oublie les « fillers », ces inévitables répétitions d’un tome à l’autre qui lui font gagner des pages.
Tout est toujours extrêmement accommodant dans cette intrigue. Les gens confient des secrets à Hannah comme un rien (pile au bon moment) et elle s’imagine avoir une grande capacité de déduction alors que c’est le hasard qui joue pour elle. Et je ne parle même pas des personnes qui se trouvent comme par enchantement en relation alors qu’il y avait peu de chances qu’elles se rencontrent un jour. Mais quelle importance ? C’est un roman sans prétention qui n’essaie pas de se faire passer pour ce qu’il n’est pas. Il est très distrayant à écouter et ne demande pas une grande attention, toutefois je ne sais pas si cela aurait le même effet en lecture, je crois que je serais tentée de sauter des pages.
C’est une série sympathique si on arrive à s’attacher aux personnages, sans prise de tête et avec des recettes en prime. Pour l’instant, ça me va.

lundi 14 mars 2022

Meurtres et charlotte aux fraises - Les enquêtes d'Hannah Swensen T2

Un roman de Joanne Fluke, publié chez Le Cherche Midi pour la version papier et Audible pour la version audio. Celle-ci est lue par Flora Brunier.

Vous pouvez aussi consulter mon avis sur le premier tome.



Dans cette suite directe du roman précédent, Hannah est bien décidée à laisser les enquêtes et les cadavres derrière elle. Son travail au Cookie Jar lui prend beaucoup de temps et elle doit en outre jongler entre ses deux prétendants et son rôle de juge dans un concours de pâtisserie télévisé dont les retombées médiatiques seront aussi importantes pour sa ville que pour son commerce. Mais peut-être que, comme le pense sa mère, elle est vouée à attirer les cadavres car elle va en trouver un de plus et se sentir obligée de mener l’enquête pour aider une amie.
Cette écoute a été bien plus agréable que celle du volume précédent. Elle m’a accompagnée pendant mes séances de pâtisserie de fin d’année et m’a apporté son lot de nouvelles recettes à tester. Je ne suis toujours pas une grande fan de la personnalité d’Hannah (on sent quand même beaucoup que l’autrice a le double de l’âge de son personnage… Je veux bien qu’Hannah soit un peu old school, mais c’est parfois déroutant), cependant j’aime bien sa sœur Andrea (moins pimbêche dans ce tome) et j’ai apprécié de les voir faire équipe. Elles sont très différentes l’une de l’autre et se complètent bien. En outre, leur relation évolue. Dans la vie réelle, elles seraient plus un boulet qu’une aide pour la police, mais passons, on ne lit pas ce genre de romans pour le réalisme. Certes, il y a des cosy mysteries plus construits et je les préfère, mais une lecture/écoute zéro cerveau c’est bien aussi parfois, surtout quand on mesure des ingrédients pendant qu’Hannah fait parler ses voisins. Il ne faut pas attendre trop de logique ni de suspense de cette enquête. Disons qu’elle fait son job en étant distrayante et que son ambiance hivernale m’a ravie.
Il est plaisant de retrouver des personnages que l’on connaît déjà, cela donne une impression de familiarité et permet de s’immerger plus facilement dans le récit quand on l’écoute au lieu de le lire et qu’on veut faire autre chose en même temps. L’autrice a choisi d’explorer une piste secondaire du précédent tome, ce qui est une bonne idée. Certains personnages méritaient d’être davantage développés et de se retrouver sur le devant de la scène.
J’ai nettement plus apprécié ce volume que le premier, bien qu’il souffre de défauts assez similaires. Cela est surtout gênant vers la fin car l’autrice fait un copier/coller des mêmes ressorts scénaristiques pour mettre en scène son dénouement. On comprend bien avant Hannah ce qui se passe. Elle est très, très lente à la détente, au point qu’on a envie de la secouer, et se met une fois de plus dans le pétrin de manière stupide.
Les amours d’Hannah sont en toile de fond et n’ont pas grand intérêt. Elles émergent en pointillés de temps en temps et je m’en serais bien passée tant ses relations avec ses deux soupirants manquent de naturel. Elle est tiraillée (un bien grand mot) entre Norman le dentiste sympa et Mike le flic bourru (avec qui elle a noué une relation sans même qu’on sache trop comment puisque cela s’est passé hors champ. Et on se demande aussi pourquoi car il est exécrable, mais c’est une autre affaire.) On sent bien qu’aucun des deux ne lui plaît vraiment et on dirait que l’autrice a cherché à cocher des cases dans un cahier des charges… Ceci dit, ce n’est pas la part la plus importante de l’intrigue, donc il est assez facile de passer outre.
Ce roman m’a donné ce que j’attendais, ni plus ni moins. J’apprécie toujours de trouver des recettes entre les chapitres et quand j’aurai besoin d’un livre pour accompagner mes heures de tricot et/ou de pâtisserie il est fort probable que je continue cette série.

dimanche 26 décembre 2021

Meurtres et pépites de chocolat - Les enquêtes d'Hannah Swensen T1

Un roman de Joanne Fluke, publié chez Le Cherche Midi pour la version papier et Audible pour la version audio. Celle-ci est lue par Flora Brunier.


Hannah Swensen est une jeune femme qui approche des trente ans, est « tragiquement célibataire » comme sa mère n’arrête pas de le lui rappeler, accro à la caféine et dingue de son chat. Vous voyez le topo : l’autrice aime bien les clichés. Hannah a interrompu ses études universitaires pour revenir à Lake Eden, sa ville natale, afin de soutenir sa mère après la mort de son père. Honnêtement, cette dernière ne semble pas en avoir besoin car elle a une vie sociale très active (elle n’a pas besoin de travailler). Tenter de caser sa fille aînée semble être son loisir favori alors c’était peut-être ça le but. Hannah ignore de son mieux les tentatives de sa mère et a créé une pâtisserie spécialisée dans les cookies qui a beaucoup de succès. Elle mène une vie tranquille dans sa bourgade d’environ trois mille habitants, jusqu’au jour où elle tombe sur un cadavre dans la ruelle à l’arrière de son magasin et que, pour aider son beau-frère à obtenir une promotion, elle va petit à petit se mêler de l’enquête.
Ce premier tome des Enquêtes d’Hannah Swensen semble un peu suranné. Il se passe au début des années 2000 alors les gens n’ont pas souvent recours à des téléphones portables ou à internet, c’est là qu’on se rend compte de la façon dont ces technologies ont envahi notre vie. Il est toutefois agréable de faire un petit bond dans le passé.
L’enquête est sympa, quoique facile. Les gens racontent tout à Hannah avec une aisance déconcertante et elle tombe toujours pile au bon moment, mais ça passe. Il n’y a guère que la fin qui m’a un peu ennuyée tant elle est expéditive. Cependant je n’attendais pas quelque chose d’exceptionnel. Le problème de ce récit tient surtout dans le fait que les personnages ne sont pas sympathiques. Hannah oscille entre vivacité d’esprit et manque de discernement presque ridicule. Sa mère et sa sœur sont des clichés sur pattes (encore que malgré cela j’aime bien la frangine) et ça ne donne pas une image très positive de la gent féminine. Non, je ne pense pas qu’il faille encenser les femmes, cependant certains clichés me tapent sur les nerfs. La mère d’Hannah est insupportable (et stupide). Toutes les femmes du roman adorent colporter des ragots et jugent à l’emporte-pièce. Elles passent leur vie à critiquer l’apparence les unes des autres, ça en devient vite pénible… C’est donc un mystery pas si cozy que ça au final. J’espère que cela s’arrange dans la suite car je vais persister. J’ai bien aimé le fait que l’histoire se passe dans un coin paumé du Minnesota (où les hivers sont rudes) et le fait que l’autrice émaille son récit des recettes qu’évoquent les personnages. Eh oui, pour moi les recettes sont le point fort de ce livre… Il faut dire qu’elles font envie. Elles sont données en mesures américaines, mais il y a une table de conversion à la fin.
Le roman est suivi d’une nouvelle de noël qui commence bien, même si elle est aussi un peu clichée. Cependant, comme le roman, elle s’enlise sur la fin et m’a laissé sceptique.
J’ai opté pour la version audio. J’aime beaucoup écouter des livres quand je tricote ou que je pâtisse et les cozy mysteries sont parfaits pour cela. Celui-ci est idéal pour les vacances de fin d’année. La lectrice est agréable même si parfois sa prononciation de certains mots laisse perplexe (comme Moshe le chat qui devient Moche). Ce n’est pas le meilleur cozy que j’ai pu écouter, mais il est distrayant et il vous donnera certainement envie de faire des biscuits.
J’ai écrit cette chronique il y a plusieurs semaines et je l’a laissée dans mes brouillons comme quelques autres.. J’y disais que je comptais écouter le deuxième tome pour passer le temps quand je confectionnerais mes biscuits de Yule et les pains d’épices de Noël, parce que ça prend du temps. C’est ce que j’ai fait. Je n’ai pas encore terminé ce tome, mais j’apprécie que l’enquête soit liée à des personnages rencontrés dans Meurtres et pépites de chocolat. La continuité est aussi un avantage de ce genre de séries, on a le temps de mieux connaître les protagonistes et de voir se développer les axes secondaires.

lundi 1 novembre 2021

The Great Witches Baking Show

Un roman de Nancy Warren, publié chez Ambleside Publishing.

Présentation de l'éditeur :

Poppy Wilkinson is thrilled to be chosen as a contestant on The Great British Baking Contest. As an American with English roots, winning the crown as Britain’s Best Baker would open doors she’s dreamed of. In more ways than one. Appearing on the reality show is her chance to get into Broomewode Hall and uncover the secrets of her past.

But strange things are happening on the show’s set: accusations of sabotage, a black cat that shadows Poppy, suspiciously unsociable residents at Broomewode Hall—and the judges can be real witches.There are murmurs that Broomewode is an energy vortex. It certainly makes Poppy see and do things that aren’t exactly normal, and seems to draw interesting characters to the neighborhood.

When a fellow contestant dies in mysterious circumstances, Poppy has more to worry about than burned pies and cakes that won’t rise. There’s a murderer on the loose and it’s up to Poppy and her new friends to solve the crime before it becomes a real show-stopper.

Après de nombreux mois d’efforts et de préparation, Poppy a enfin réussi à intégrer le casting du Great British Baking Contest. Pâtissière émérite, ce n’est pourtant pas pour cela — et encore moins pour grappiller un peu de notoriété — qu’elle a tant tenu à rejoindre le concours. Poppy a un secret. En fait, elle en a même plusieurs et elle est là pour résoudre le mystère de ses origines. Abandonnée dans une boîte en carton quand elle était bébé, elle ne sait rien de ses parents biologiques, mais elle pourrait avoir hérité d’eux certains talents pour le moins inhabituels.
Dès le premier jour, elle se lie d’amitié avec un autre concurrent, Gerry le charmeur. Mais très vite celui-ci commence à proférer des accusations de sabotage. Est-il un mauvais perdant ou a-t-il mis le doigt sur un réel complot contre lui ?
Ce tome est le premier d’une série de cozy mysteries qui me semble très prometteuse. C’est sans prétention et néanmoins très agréable à lire (ou écouter dans mon cas). Je me suis vite laissé entraîner dans l’histoire. Poppy est un personnage très attachant et sympathique. L’ambiance du concours est parfaitement rendue et j’ai hâte de mieux connaître les autres candidats dans les prochains tomes. Ils sont nombreux et on n’a pu seulement entrevoir certains de leurs traits de caractère pour l’instant. Je suis certaine qu’il y aura beaucoup à en dire.
C’est un tome d’exposition et l’enquête n’est pas transcendante, on s’attache davantage à la mise en place du décor et à faire connaissance avec les personnages principaux. Cependant, j’ose espérer que l’autrice approfondira le tout dans la suite. Je lis également son autre série : The Vampire Knitting Club. J’ai donc pu constater que pour celle-ci aussi le premier tome constitue surtout une mise en place et que la suite se révèle bien meilleure.
Quoi qu’il en soit, Nancy Warren sait comment créer de belles ambiances et des décors qu’on a envie d’arpenter aux côtés de ses personnages. Même s’il y a une touche de romance dans ses histoires, elle ne se focalise pas là-dessus. D’ailleurs, il n’en est pas encore question dans ce premier tome, même si on devine que cela risque de changer par la suite. Elle est plus attachée à donner de la personnalité et du relief à ses personnages. Ses enquêtes sont typiques du genre et elles fonctionnent plutôt bien en général.
Je pense que je vais préférer cette série, avec ses sorcières et ces fantômes (je me lasse très vite des vampires même si j’aime beaucoup Lucy, la sorcière du Vampire Knitting Club). Et je suis vraiment intriguée par les mystères entourant la naissance et l’abandon de Poppy.
J’ai choisi de découvrir ce roman dans sa version audio et j’ai profité d’une offre regroupant les trois premiers tomes sur Audible. Je n’étais pas emballée par la narratrice dans les premiers chapitres et je suis revenue sur cette opinion de manière plutôt drastique. Hollis McCarthy fait vraiment un excellent travail. J’ai pris plaisir à l’écouter et je serai ravie de la retrouver dans la suite.
À noter aussi que ce roman contient une recette de tarte au citron (celle que Poppy est censée avoir présentée au concours). C'est le genre d'ajout que j'adore et la recette fait vraiment envie, même si je n'échangerais celle de mon père pour rien au monde. ;)