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mardi 17 juillet 2018

Les Enfants de la Baleine


Imaginez un océan de sable. Pas un désert, non, un véritable océan. Immense, mouvant, soumis aux tempêtes et surtout meurtrier. Au gré des courants, une île divague, abritant quelques centaines de personnes qui ne savent rien du reste du monde si ce n’est qu’elles en sont exilées pour un crime dont elles n’ont, pour les plus jeunes, nulle connaissance. Certaines d’entre elles, les marqués, possèdent un pouvoir magique, mais meurent avant leurs trente ans, d’autres sont dénuées de don, mais vivent beaucoup plus longtemps. Tant bien que mal, ces gens survivent, même si certains deviennent fous à tourner en rond sur cette minuscule portion de terre soumise aux éléments.
Ils auraient pu errer ainsi indéfiniment si leur chemin n’avait pas croisé celui d’une autre île et de son unique occupante. Ce sera pour eux le début des révélations, mais aussi celui des ennuis…
Les Enfants de la Baleine est un anime intéressant pour toute la mythologie qu’il met en place, mais également un peu épuisant par tout le pathos qu’il déploie. Les personnages meurent à la pelle, cependant, moi qui reproche souvent trop de complaisance aux auteurs et scénaristes qui se montrent trop gentils, je ne vais pas pleurnicher pour cela. En revanche, ce permanent déballage de bons sentiments finit par écœurer car il est en outre teinté de manichéisme. Quelque chose m’a vraiment dérangée dans cet anime, sans que je sache expliquer clairement de quoi il s’agit.
Je n’ai pas du tout aimé les méchants de l’histoire tant leurs motivations sont floues et leurs caractères lisses. On sent toutefois qu’il y a peut-être plus de profondeur dans leurs motivations, mais sans réelle certitude. Il y a encore de quoi creuser de leur côté, cependant, si suite il y a, espérons qu’elle tergiversera moins.
Les gentils sont tout aussi lisses, néanmoins ils ont pour eux la candeur dans laquelle l’isolement les a maintenus. Pour autant, je ne les ai pas trouvés aussi attachants que j’aurais dû, toujours à cause de ce manichéisme ambiant. L’histoire est également trop répétitive à mon goût. On les attaque, ils se défendent, normal, mais lassant.
Pourtant, malgré tout ce qui m’a dérangée, j’ai regardé toute la saison. Je voulais connaître l’histoire de la Baleine et de la malédiction qui touche ses marqués (même si, soyons honnêtes, on se doute un peu de l’origine de cette dernière).
Les révélations arrivent au compte-goutte et l’histoire de fond demeure originale. Cependant, la saison finit un peu en queue de poisson et pose de nombreuses autres questions. S’il y a une suite, je la regarderai, mais je ne ferai pas l’effort de lire les mangas pour la connaître.

mardi 18 octobre 2016

Flying Witch

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Flying Witch est une série animée japonaise adaptée d’un manga de Chihiro Ishizuka. La première saison compte douze épisodes.
On y fait la rencontre de Makoto Kowata, une jeune sorcière de quinze ans. Selon la tradition, elle doit prendre son indépendance, mais ses parents s’inquiètent pour elle. La vie est dure pour les sorcières de nos jours, ils préfèrent qu’elle continue ses études et loge chez des proches. Elle s’installe donc à la campagne et retrouve son cousin Kei, sensiblement du même âge, et la petite Chinatsu.
Makoto aime s’habiller en noir et a pour familier un chat (devinez sa couleur). Elle est l’un des archétypes de la sorcière qui hantent notre imaginaire collectif. La bonne sorcière, bien entendu. Mako est vraiment adorable. Elle n’a aucun sens de l’orientation, elle commet plein de bourdes par naïveté, mais elle n'est pas stupide. C’est un personnage très attachant et suivre son quotidien se révèle un réel plaisir. Avec ses cousins, elle apprend à reconnaître les plantes comestibles sauvages et à s’occuper d’un potager. En échange, elle apporte un peu de sa magie et de ses bizarreries dans leur vie.
Entre superstitions, personnages étranges et apprentissage de la magie, les épisodes paraissent bien trop courts (alors que le générique dure des plombes). On se laisse imprégner par le réalisme magique de ces histoires, on a envie d’en apprendre davantage sur les sorcières et en même temps leur vie n’est pas si extraordinaire que ça, juste un rien plus magique. N'attendez pas des sorts époustouflants et des combats, mais laissez-vous ensorceler par la bienveillance douce et loufoque de ces sorcières.
La série nous offre un panel de personnages intéressants : la famille de Mako et ses nouveaux amis, d’autres sorcières et des créatures surnaturelles. Tous sont très réussis. Chaque épisode est une découverte. J'ai particulièrement aimé le salon de thé.
L’animation est jolie. J’aime beaucoup les couleurs, l’ambiance, la douceur de cette série. C’est le genre d’anime que l’on regarde en sirotant une tasse de thé, après une très longue journée, pour retrouver un peu de sérénité. C’est très mignon, mais pas cucul. Les amateurs de sorcières ne pourront qu’adhérer, quel que soit leur âge.
J’ai eu un coup de cœur pour cet anime et j’espère qu’il y aura une suite.


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