Présentation de l'éditeur :« Le Café de la pleine lune n’a pas d’adresse fixe. De temps à autre, il apparaît là où bon lui semble : dans une rue commerçante, une gare, au bord d’une rivière. »À Kyoto, un café ambulant tenu par des chats maîtres en astrologie fait son apparition comme par magie les soirs de pleine lune. À la lueur des étoiles, cette mystérieuse roulotte accueille les humains qui en ont besoin.Fondant au chocolat et sa glace de pleine lune, café glacé au sirop d’aurore… En dégustant les desserts préparés sur mesure, les clients se confient aux étonnants tenanciers à moustaches. Et grâce à la lecture de leur thème astral, tous comprennent peu à peu à quel moment ils se sont égarés. L’interprétation de la carte du ciel leur permettra-t-elle de surmonter les obstacles qui les empêchent de trouver le bonheur ? Inspiré de la croyance populaire japonaise des chats portebonheur, ce roman magique allie sagesse orientale et lecture des étoiles.Le roman qui a conquis le coeur des lecteurs japonais !Mai Mochizuki est née à Hokkaido et vit aujourd’hui à Kyoto. Elle est membre du Japan Mystery Writers Association et du Unconventional Mystery Writers Club. Le Café secret des nuits de pleine lune, son premier roman traduit en français, a rencontré un tel succès au Japon qu’il est devenu une série et est en cours de traduction en 17 langues.Traduit du japonais par Alice Hureau
lundi 11 novembre 2024
Le Café secret des nuits de pleine lune
mardi 7 mai 2024
Le Mystère des mangeurs d'histoires, Sorcières Sorcières T2
mercredi 1 décembre 2021
Les dix mille portes de January
Présentation de l'éditeur :Un voyage aux confins des mondes, une aventure fantastique, entre Terremer et À la Croisée des mondes.Selon January Ruddy, il n’y a qu’une façon de s’échapper de sa propre histoire : c’est de se faufiler dans celle de quelqu’un d’autre…grâce à une des Dix Milles Portes…Pénétrez, vous aussi, dans le monde magique de l’Ecrit…où certaines paroles tracées ont le pouvoir de modifier le réel, alors que le Mal qui ferme les Portes une à une est sur vos talons…Attention, la magie vient toujours avec un prix
mardi 10 août 2021
Gypsy
Un roman de Megan Lindholm et Steven Burst, publié chez Ménamos.
Présentation de l'éditeur :
Dans la ville de Dakota, Mike Stepovitch est un policier divorcé qui vogue dans les affres de la dépression. Lorsqu'il découvre des victimes assassinées dans le sillage d'un gitan amnésique, il croit tenir là son coupable. Pourtant, des événements étranges et surnaturels le font douter. Alors que le gitan recouvre peu à peu la mémoire, Stepovitch sait que ce dernier sera son seul allié pour combattre la magie du monde souterrain qui s'abat sur les habitants. Il lui faudra se tenir aux portes du Monde d'en bas, un univers de ténèbres dont la menace plane sur sa petite ville si paisible...
Entre rêve et réalité, du monde d’en bas où règne une Dame maléfique assoiffée de pouvoir, à un univers de fable, dans lequel évoluent un loup, un blaireau, un corbeau, ce récit à l’ambiance nocturne et saturé de magie demande au lecteur d’accepter de perdre un peu pied pour mieux reconstruire le savant puzzle.
mercredi 22 juillet 2020
La Mer sans Étoiles
Présentation de l'éditeur :
" Aucune histoire ne s'achève jamais vraiment tant qu'elle continue à être racontée. "
Dans la bibliothèque de son université, Zachary Ezra Rawlins trouve un livre mystérieux, sans titre ni auteur. Découvrant avec stupéfaction qu'une scène de son enfance y est décrite, il décide d'en savoir davantage. C'est le début d'une quête qui le mènera à un étrange labyrinthe souterrain, sur les rives de la mer sans Étoiles. Un monde merveilleux fait de tunnels tortueux, de cités perdues et d'histoires à préserver, quel qu'en soit le prix...
mercredi 13 mai 2020
Le Cycle d'Oz t1
lundi 27 avril 2020
Ninu et la Mère des Vents
mardi 3 décembre 2019
Caligo Lane
Présentation de l'éditeur :
1940 : L’ori-kami permet de replier l’espace sur lui-même pour en relier deux points.
À San Francisco, Franny maîtrise cet art et compte l'utiliser pour ramener sa sœur, prisonnière de cette guerre mondiale qui ravage l'Europe.
Mais la magie suffira-t-elle face à l'horreur ?
lundi 2 décembre 2019
Passing Strange
Présentation de l'éditeur :
San Francisco, 1940. Six femmes, avocate, artiste ou scientifique, choisissent d’assumer librement leurs vies et leur homosexualité dans une société dominée par les hommes. Elles essayent de faire plier la ville des brumes par la force de leurs désirs… ou par celle de l’ori-kami. Mais en science comme en magie, il y a toujours un prix à payer quand la réalité reprend ses droits.
Ellen Klages est une autrice américaine d’imaginaire qui vit à San Francisco. Passing Strange, a été finaliste du prix Nebula avant de remporter les World, British Fantasy et Gaylactic Spectrum Award 2018.
mardi 29 octobre 2019
Délius, une chanson d'été
Présentation de l'éditeur :
XIXe siècle. Un poète assassin sème la terreur autour du monde, ses victimes sacrifiées aux cours d'horribles rituels floraux. Sur ses traces, Bertrand Lacejambe, un botaniste excentrique et son fidèle Fenby, elficologue amateur. Aux portes de la folie et de la magie, ils vont devoir braver les dangers de Féerie pour dévoiler la terrible menace que fait peser le Diadème sur nos rêves.
Délius, une chanson d'été nous plonge dans une fantasy victorienne étourdissante, dans un univers merveilleux et effroyable, au coeur d'une enquête délirante sur un ton souvent décalé.
jeudi 3 octobre 2019
Les Ombres d'Esver
Présentation de l'éditeur :
Amaryllis a 16 ans et n’a jamais connu que la maison où elle est née, le domaine d’Esver, reculé, magnifique, mystérieux. Dans ce manoir qui tombe en ruines où elle vit seule avec sa mère austère, elle étudie la botanique avec l’espoir d’en faire son métier... Le jour où elles reçoivent une lettre du père annonçant la vente du domaine et le mariage forcé d’Amaryllis à un de ses associés, tout bascule. Pour échapper à ce destin, malgré les ombres qui hantent ses nuits, la jeune fille répondra-t-elle à l’aventure fantastique qui se cache derrière les portes fermées d’Esver ?
Katia Lanero Zamora est actuellement consultante en écriture à la RTBF dans l’unité fiction séries. Elle a notamment publié la trilogie des Chroniques des Hémisphères aux éditions Les Impressions Nouvelles et propose ici un somptueux roman aux accents gothiques.
Décidément, la collection Naos me séduit de plus en plus. Les Ombres d’Esver est une pépite.
mardi 30 avril 2019
Blueberry Girl
jeudi 12 juillet 2018
L'Ombre de l'Ankou
vendredi 18 mai 2018
Mary et la Fleur de la sorcière
mardi 15 mai 2018
Le Mystère du jeteur de sorts, Sorcières sorcières T1
Présentation de l'éditeur :
À Pamprelune, tous les habitants sont des sorciers et des sorcières. Dans ce petit village fantastique où des dragons apprivoisés côtoient des citrouilles-boîtes-aux-lettres et où magie et sortilèges font partie du quotidien, trois petites sorcières de huit ans sont victimes tour à tour d'un mauvais sort. Harmonie, petite sorcière elle aussi, est la principale suspecte. Elle aura sans doute voulu venger sa petite sœur Miette, souffre-douleur des trois premières... Mais Harmonie est innocente ! Elle est aussi la seule à pouvoir enquêter et à découvrir qui est le mystérieux enchanteur....
vendredi 24 novembre 2017
Réalités volume II
Existe en papier et en numérique.

- Les Punaises de Loïc Daverat
- FredJ de Vivien Esnault
- Le Semeur de Colonnes de Wilfried Renaut
- La Fable du Dragon et du Rat de Manon Bousquet
- Dans l’Épave du Horn Sylwen Norden
- Alors le marché fut conclu de KeoT
- La Griffe de l’Être Miroir de Romain Jolly
- La légende d’un homme de Jean-Pierre Baratte
- Five o’clock tea de Marlène Charine
- Pas de quoi fouetter un chat de Jean-Marc Sire
À mon grand déplaisir, les nouvelles n’ont pas la côte en France, d‘autant plus quand elles sont l’œuvre d’auteurs peu ou pas connus. Elles sont pourtant l’un des piliers de la SFFF anglo-saxonne que nous avons si souvent tendance à ériger en modèle. La nouvelle est un art difficile, qui répond à ses propres codes et dont on exige toujours beaucoup plus qu’on ne le fait d’un roman. On doit mettre en avant des personnages, mais sans oublier de donner corps à leur univers. L’intrigue doit être ciselée, sans pour autant devenir expéditive. C’est un équilibre à maintenir et les auteurs de cet ouvrage l’ont bien compris. Les anthologies étant souvent inégales, cela vaut la peine d’être souligné : ici tous les textes sont de qualité.
Les punaises, une nouvelle à la limite du réalisme magique, ouvre le bal. Débuter l’anthologie par ce texte était un excellent choix. Il permet au lecteur de se glisser dans le bon état d’esprit pour apprécier au mieux ce qu’il va découvrir au fil des pages. En tout cas, il m’a beaucoup plu.
FredJ est un long texte, que je survolais au début, jusqu’à ce que je me laisse entraîner dans l’histoire et que je ressente un brin de sympathie pour le personnage. Petit à petit, le récit devient prenant. Le cynisme est bien dosé et cela donne un texte qui reste en mémoire bien après avoir tourné la dernière page.
Le Semeur de Colonnes nous emmène ensuite vers une ambiance plus douce, à la saveur de légende.
Ce très beau texte, très poétique, m’a surtout plu pour le monde qu’il décrit. J’ai seulement déploré la fin, un peu trop convenue à mon goût. C’est dommage car, dans sa construction et ses thèmes, il m’a un peu évoqué l’univers de Christian Léourier (que je vénère). Néanmoins, cela reste un très joli récit dont le style m’a charmée.
J’ai adoré La Fable du Dragon et du Rat à la fois pour l’histoire elle-même (avec moi les contes ont toujours du succès) mais aussi pour le ton sur lequel elle est contée. À chaque fois que je découvre un texte de Manon Bousquet, je me fais la réflexion que j’aimerais en lire plus.
Réalités II n’hésite pas à souffler le chaud et le froid. Dans l’Épave du Horn nous offre une ambiance radicalement opposée à celle du texte précédent. On nous emmène sur une planète blafarde, décrite de façon si admirable qu’on a l’impression d’y être, avec des thèmes plus sombres et d’intéressantes pistes de réflexion.
Après la SF, un peu de Fantasy avec Alors le marché fut conclu. Cette nouvelle dépoussière allègrement les classiques en faisant d’un Gobelin son personnage principal dans un monde où se côtoient magie et technologie. Je suis un peu restée sur ma faim car ce texte m’a fait l’effet d’être l’introduction à un récit plus long. J’ai toutefois apprécié le background.
Avec son ambiance de polar, La Griffe de l’Être Miroir nous offre une intrigue tout en faux-semblants, pleine de suspense et de rebondissements. Sombre et efficace. Ici aussi on se surprend à en attendre davantage bien que le texte se suffise à lui-même.
La légende d’un homme est un texte très intelligemment construit, un puzzle dans lequel la vérité est multiple et dont l’image finale change selon le point de vue adopté. À quoi ressemblerait une chanson de geste du futur, une chanson de geste interstellaire ? Entre références littéraires et corrélation avec des faits divers, cette nouvelle semble déployer devant le lecteur diverses faces d’une réalité dont la sienne serait une infime partie. J’ai trouvé grand intérêt à cette lecture.
Il est difficile de parler sans spoiler de Five o’clock tea, texte aux implications glaçantes qui attise l’humanité du lecteur tout en cherchant à ranimer celle des personnages. Marlène Charine a fait preuve de beaucoup de subtilité et c’est un très beau texte.
L’anthologie se clôt sur une nouvelle amusante et un peu barrée : Pas de quoi fouetter un chat de Jean-Marc Sire. De quoi rester sur une note un peu moins déprimante, même si elle est teintée d’un humour assez grinçant. Et puis quand même, l’anthologie aurait manqué de chats…
Pour ce deuxième volume, le pari est encore une fois gagné. Tous ces textes m’ont offert d’excellents moments de lecture. J’ai apprécié leur diversité autant que les thèmes abordés et leurs qualités littéraires. Je ne le dirai jamais assez : lisez des nouvelles.
vendredi 26 mai 2017
Flying Witch T2
Un manga de Chihiro Ishizuka, publié chez Nobi Nobi.
Il comporte cinq volumes, le troisième est prévu pour juillet.
Vous pouvez également consulter mon avis sur l’anime et sur le tome 1.
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Dans ce tome, Makoto continue sa découverte de la vie à la campagne, tout en profitant des joies du quotidien avec ses cousins. C’est le printemps, cueillette de légumes sauvages, nouvelles amitiés, festival des cerisiers en fleurs sont au programme. Le récit est toujours empreint de douceur, de tranquillité et de bien-être. Rien de nouveau si vous avez vu l’anime, juste la joie de retrouver les personnages et de les suivre dans leur petite vie saupoudrée de magie évanescente.
Notre jeune sorcière est cette fois un peu en retrait. On apprend à mieux connaître son entourage. On voit notamment un peu plus les parents de Kei et Chinatsu qui sont des gens plutôt sympas. Dans ce volume, on rencontre également une autre sorcière que j’avais déjà beaucoup aimée dans l’anime et que j’aimerais voir un peu plus dans la suite. Quant à la petite Chinatsu, de plus en plus attirée par l’univers de ses cousines, elle veut à son tour devenir une sorcière. Cette gamine est vraiment adorable.
Les chapitres forment des histoires simples et brèves et c’est là le seul défaut de ce manga : on en voudrait toujours plus. C’est un festival de petites magies avec un ancrage réel et culturel assez crédible. De fait, je me sens toujours proche des personnages et j’aime les voir évoluer.
Je l’ai déjà dit en parlant du tome précédent : Flying Witch est typiquement un manga doudou, une sucrerie idéale pour les jours où le moral est en berne.
samedi 18 mars 2017
Flying Witch T1
Un manga de Chihiro Ishizuka, publié chez Nobi Nobi.
Il comporte cinq volumes, le deuxième est prévu pour mai et le troisième pour juin.
Vous pouvez également consulter mon avis sur l'anime.
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Présentation de l'éditeur :
À son entrée au lycée, la jeune Makoto quitte la région de Tokyo pour le nord-est du Japon. Hébergée chez ses cousins Kei et Chinatsu, elle découvre les petits plaisirs d’une vie plus proche de la nature, où le temps semble s’écouler plus doucement. Mais le quotidien à la campagne ne s’annonce pas de tout repos pour autant, car Makoto est aussi une apprentie sorcière un peu étourdie !
Flying Witch est un manga en cinq volumes. Il a été adapté en anime en 2016, ce qui nous vaut la sortie du manga en français cette année. Ayant adoré l’anime, j’étais très impatiente de me replonger dans la vie de Makoto, jeune sorcière en apprentissage.
Cependant, ne vous méprenez pas, on est loin de Charmed et Harry Potter. Mako a une vie simple, presque normale, qui n’est pas pour les fans d’action ou de sortilèges impressionnants. Cette série s’adresse davantage aux contemplatifs, ceux qui pensent qu’une sorcière n’est pas là pour lutter contre des démons, mais pour créer de l’harmonie. Le manga et l’anime sont une bulle de douceur, un moment de détente et de bien-être nous rappelant que le bonheur est fait de petites choses. Ils sont très apaisants. L’ambiance tient du réalisme magique, le surnaturel arrive par petites touches. Le tout est fantasque et optimiste.
Les personnages sont très crédibles, même si un peu loufoques aussi, et surtout attachants. C’est le quotidien d’une jeune fille banale, avec juste une petite touche de bizarrerie qui fait rêver.
Dans Flying Witch, une sorcière qui atteint ses quinze ans doit devenir indépendante. Mais les temps sont durs pour les sorcières et les parents de la jeune fille préfèrent qu’elle continue ses études. Elle sera donc hébergée chez des cousins éloignés à la campagne. Mako, qui a toujours vécu en ville, découvre donc les joies de la cueillette ainsi que celles d’entretenir son propre potager. Elle se fait de nouveaux amis, humains ou non, et apporte sa magie douce dans le quotidien de sa famille. Généreuse, optimiste et maladroite, c’est le genre de personnage que l’on craint de voir devenir caricatural alors qu’en fait pas du tout. Il y a quelque chose de résolument lumineux dans ce manga et cela passe par des personnages très humains.
On rencontre la petite Chinatsu, qui oscille entre la crainte et l’enthousiasme face aux pouvoirs de sa cousine, son frère Kei, qui n’aime pas trop les études mais connaît si bien la nature et adore cuisiner, Nao la pragmatique et les autres sorcières dont on fera la connaissance dans les volumes suivants… Tous apportent quelque chose à l’ensemble et on passe d’excellents moments en leur compagnie.
Ce volume couvre les trois premiers épisodes de l’anime. Les deux formats sont très proches, mais l’anime me semble plus développé. Je pense notamment aux scènes de cuisine, mais aussi d’autres anecdotes comme la vieille dame évoquant son amie sorcière, ce qui tient en deux pages dans le manga.
J’ai vraiment eu un grand coup de cœur pour l’anime et la version papier peut sembler un peu plate à côté. Mais cela reste une lecture très douce et relaxante, avec cette jeune sorcière maladroite à laquelle on s’attache très vite.
J’ai aimé retrouver l’univers et les personnages, je lirai la suite, mais j’espère quand même de nouveaux épisodes pour l’anime.
vendredi 28 octobre 2016
Como agua para chocolate - le film

Como agua para chocolate, Les épices de la passion en français (ouais, je sais…), est un film mexicain réalisé par Alfonso Arau et basé sur le roman éponyme de Laura Esquivel. Celle-ci en a d’ailleurs écrit le scénario. En français, le roman s’intitule Chocolat amer et tous les amateurs de réalisme magique devraient le lire. L’histoire se déroule au début du XXe siècle au Mexique. Laura Esquivel nous conte le destin de Tita, dernière-née d’une femme revêche qui, sous prétexte de tradition, veut la garder auprès d’elle et l’empêcher de se marier. Or, Tita est courtisée… Pour se rapprocher de la femme qu’il aime et qu’on lui refuse, Pedro fait donc le choix d’épouser Rosaura, la sœur aînée de celle-ci. Il s’installe chez sa belle-famille, avivant ainsi les tensions. Ma première rencontre avec Tita s’est faite par le biais de mes cours d’espagnol au lycée. J’ai eu à traduire l’un des premiers chapitres du roman et j’ai été touchée par l’histoire de cette jeune femme sur laquelle sa mère a reporté toutes les frustrations de son existence. Cependant, au-delà du fait que mama Elena est une sacrée peau de vache, la tradition est réelle. Cela donne à réfléchir. Pour autant, n’imaginez pas que le film et le roman soient pesants ou emplis de rancœur. On est dans le réalisme magique, le fantasque, le romanesque. Le contexte historique troublé n’apparaît qu’en fond, les femmes sont au cœur du récit. Il y a Tita et sa mère, bien sûr, mais aussi Nacha, la vieille servante qui a élevé la petite dernière, et les autres filles de la maison. On s’attache vite à certaines d’entre elles. Le roman développe davantage leurs histoires personnelles, surtout pour Gertrudis, la cadette, et j’admets avoir préféré de loin la lecture. Elle date un peu, mais je me souviens de chapitres courts, d’une écriture douce qui donne l’impression de chuchoter des confidences et de notes culinaires… Le film est fidèle au roman, mais ne possède pas sa magie. À vrai dire, je ne lui aurais peut-être pas trouvé grand intérêt si je n’avais pas connu toutes les ramifications de cette histoire familiale. La vie de Tita est intimement liée à la cuisine. Chocolat amer est à rapprocher de ces romans qui vous entraînent dans un univers lié aux sens, avec cet éclat de petite magie du quotidien qui fait la différence, sans pour autant verser dans le surnaturel débridé. Pour exemple je citerai La Maîtresse des épices de Chitra Banerjee Divakaruni, qui est assez connu. Film ou roman, Laura Esquivel nous offre un récit d’accomplissement. Il parle de ce que l’on choisit de transmettre, en bien ou en mal, et de la difficulté que l’on peut avoir à se libérer des traditions pour n’en garder que le meilleur et construire sa propre vie. Vous adhèrerez ou non aux choix de Tita, mais vous ressentirez autour d’elle cette présence, ces liens qui l’unissent à plusieurs générations de femmes. C’est une sensation familière quand on répète soi-même les gestes que l’on a appris de ses parents ou de ses proches. C’est un savoir inconscient qui nous accompagne toute notre vie. Le film date de 1992. C’est en le trouvant dans le catalogue de Netflix que je m’en suis souvenue et ai eu envie de retrouver ces personnages. Il peut paraître un peu vieillot, mais il n’est pas mauvais malgré quelques raccourcis à l’emporte-pièce. Je conseille de toute façon de lire le roman avant. Je crois sincèrement qu’à voir le film en premier vous vous gâcheriez la découverte.
mardi 18 octobre 2016
Flying Witch

Flying Witch est une série animée japonaise adaptée d’un manga de Chihiro Ishizuka. La première saison compte douze épisodes.
On y fait la rencontre de Makoto Kowata, une jeune sorcière de quinze ans. Selon la tradition, elle doit prendre son indépendance, mais ses parents s’inquiètent pour elle. La vie est dure pour les sorcières de nos jours, ils préfèrent qu’elle continue ses études et loge chez des proches. Elle s’installe donc à la campagne et retrouve son cousin Kei, sensiblement du même âge, et la petite Chinatsu.
Makoto aime s’habiller en noir et a pour familier un chat (devinez sa couleur). Elle est l’un des archétypes de la sorcière qui hantent notre imaginaire collectif. La bonne sorcière, bien entendu. Mako est vraiment adorable. Elle n’a aucun sens de l’orientation, elle commet plein de bourdes par naïveté, mais elle n'est pas stupide. C’est un personnage très attachant et suivre son quotidien se révèle un réel plaisir. Avec ses cousins, elle apprend à reconnaître les plantes comestibles sauvages et à s’occuper d’un potager. En échange, elle apporte un peu de sa magie et de ses bizarreries dans leur vie.
Entre superstitions, personnages étranges et apprentissage de la magie, les épisodes paraissent bien trop courts (alors que le générique dure des plombes). On se laisse imprégner par le réalisme magique de ces histoires, on a envie d’en apprendre davantage sur les sorcières et en même temps leur vie n’est pas si extraordinaire que ça, juste un rien plus magique. N'attendez pas des sorts époustouflants et des combats, mais laissez-vous ensorceler par la bienveillance douce et loufoque de ces sorcières.
La série nous offre un panel de personnages intéressants : la famille de Mako et ses nouveaux amis, d’autres sorcières et des créatures surnaturelles. Tous sont très réussis. Chaque épisode est une découverte. J'ai particulièrement aimé le salon de thé.
L’animation est jolie. J’aime beaucoup les couleurs, l’ambiance, la douceur de cette série. C’est le genre d’anime que l’on regarde en sirotant une tasse de thé, après une très longue journée, pour retrouver un peu de sérénité. C’est très mignon, mais pas cucul. Les amateurs de sorcières ne pourront qu’adhérer, quel que soit leur âge.
J’ai eu un coup de cœur pour cet anime et j’espère qu’il y aura une suite.


















