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jeudi 25 janvier 2024

Comment bien rater son mariage à Noël

Un roman de Lucie Castel publié chez Saga Egmont pour la version audio, lu par M. J. Gilbert. Disponible en poche chez Charleston.


J’ai choisi ce titre dans la sélection des livres audio gratuits sur Audible parce que j’aime bien Lucie Castel et que j’avais besoin de quelque chose de léger. Cela n’est pas indiqué sur la page du livre audio, mais il s’agit d’un deuxième tome. Le premier, Pas si simple, n’existe pas dans ce format. Vous pouvez cependant écouter Comment bien rater son mariage à Noël sans vous perdre en route car l’autrice résume les événements du premier tome au fur et à mesure.
Une semaine avant Noël, Scarlett est censée boucler les préparatifs de son mariage, mais bien sûr rien ne va se passer comme prévu. Honnêtement, si elle avait prêté attention aux circonstances dans lesquelles avait été faite la demande en mariage, elle aurait dû s’y attendre. J’dis ça, j’dis rien… Entre sa mère (qui elle sait reconnaître un présage quand elle en voit un. Ou pas...), sa sœur qui plane, son beau-frère envahissant, son fiancé qui passe son temps au travail, les tantes qui débarquent de Corse après une décennie de guerre froide, sans parler du reste de sa belle-famille, elle était de toute façon mal barrée.
Si la pauvre Scarlett n’a pas fini d’en voir, cela reste très drôle pour le lecteur/auditeur, mais aussi émouvant parfois. Entre les lignes et les clichés dont on se moque sont abordés des sujets plus sérieux. Lucie Castel est certes drôle, mais elle a une vision du monde bien a elle, sensible et intelligente, et c’est ce que j’aime chez cette autrice.
Pour ce roman, elle a créé une belle galerie de personnages et j’ai aimé apprendre à les connaître.
Comment bien rater son mariage à Noël est une comédie agréable à lire pendant les vacances de fin d’année, pour se détendre et rire un peu. J’aime beaucoup l’humour de Lucie Castel et la lectrice, M.J. Gilbert, fait un excellent boulot. Elle apporte beaucoup de vie à l’histoire.
Je crois que j’aurais davantage apprécié mon écoute si j’avais lu Pas si simple avant. Je ne sais pas si je le lirai, je crois que je connais un peu trop les personnages et l’histoire maintenant, mais j’aimerais bien une suite avec des personnages secondaires. Ils ont en grand potentiel. En tout cas, j’ai passé un bon moment avec ce roman.

dimanche 24 décembre 2023

Retour à St Mary Hill - Cosy Christmas Mystery

Un roman de Carine Pitocchi, publié chez Robert Laffont 



Apprenant que son compagnon la trompe, Jo-Ann Brown, scénariste à succès, s’enfuit sans le moindre mot pour se terrer dans le cottage qu’elle a hérité d’une cousine. Si tout le monde la croit morte, tant mieux, ça fera les pieds à son ex. 
Cela vous rappelle quelque chose ? Oui, Agatha Christie. Ce roman est clairement placé sous le patronage de cette dernière ainsi que celui de Louisa May Alcott. Cela pour mon plus grand bonheur car ces autrices talentueuses ont bercé mon enfance. J’ai adoré toutes les références à leurs œuvres ainsi qu’à leur vie que Carine Pitocchi a glissées dans son propre ouvrage.
Le résumé de l’éditeur, quant à lui, nous vend une héroïne à la Bridget Jones. Ce n’est pas le cas et tant mieux ! J’aimais bien Bridget autrefois, mais j’ai lu ses mésaventures quand j’avais dix-sept ans et je la trouve assez insupportable aujourd’hui que j’en ai plus de quarante. Cela étant dit, j’ai néanmoins eu du mal avec le tempérament de Jo. 
Elle est très en colère au début, ce qui se comprend, je peux donc lui pardonner d’être exécrable. En revanche, quand elle a commencé à mettre sur le dos de son ex des choix qu’elle-même a faits, ça m’a tapé sur les nerfs. Entendons-nous bien, elle était en couple avec un abruti de compétition, mais c’est trop facile de tout justifier, surtout des petites lâchetés qui l’arrangeaient bien, en disant « c’est la faute d’Andrew, je faisais tout ce qu’il me disait ».
Jo et moi avons donc pris un mauvais départ et j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à elle. Je l’ai mieux comprise au fil de l’histoire, mais je n’ai jamais vraiment réussi à l’aimer. Tout au plus, je l’apprécie. Cependant ce manque d’affect est largement compensé grâce aux personnages secondaires. J’ai adoré Daisy, l’assistante débonnaire de Jo, avec son côté peste et son grand cœur. Alex, le neveu délaissé par son père, a lui aussi facilement gagné mon cœur, tout comme Jack, Judith, Violette et, le dernier mais pas le moindre, Lawrie, l’ami d’enfance de Jo.
Ce roman est de ceux que l’on lit pour leur ambiance aussi bien que pour le développement des personnages et en cela j’ai été ravie. Je me suis plu à St Mary Hill, qui m’a un peu rappelé le village où vivait ma grand-mère, et je n’avais pas envie d’en partir.
N’attendez pas grand-chose de l’enquête, elle est prévisible du début à la fin (et souffre d’un défaut de logique assez conséquent), mais cela n’a pas vraiment d’importance. Elle est un élément de décor, pas la trame principale de l’histoire. Ce sont les personnages qui importent : des gens tous un peu paumés à leur manière, qui se trouvent et forment une famille. En cela, Daisy et Alex sont particulièrement touchants, chacun à leur manière, et j’ai particulièrement aimé voir le jeune garçon s’intégrer dans un groupe de filles et sympathiser avec le voisin âgé de sa tante.
Jo, quant à elle, a encore pas mal de chemin à faire pour se guérir de ses blessures psychologiques et des angoisses qu’elles ont générées, néanmoins j’ai aimé la voir progresser et finalement montrer un peu de ses bons côtés.
Ce cosy mystery est idéal pour les vacances de Noël. Il était pile ce qu’il me fallait pour entrer dans l’hiver et l’ambiance des fêtes de fin d’année. Je me suis aussi bien marrée avec ce roman et il donne le ton d’une série qui pourrait bien devenir ma favorite dans le genre.

mardi 28 décembre 2021

Dans tes bras

Un roman de Talia Hibbert, publié exclusivement en numérique dans la collection Kobo Originals.


C’est parti pour une petite romance de Noël.
D’un côté nous avons Abbie, revêche mais juste assez pour cacher ses faiblesses. Parce qu’Abbie a grandi dans une tribu de garçons et qu’apparemment être gentille équivalait à tendre le bâton pour se faire battre, même si ses frères l’adorent. Et puis la vie ne l’a pas aidée à s’ouvrir aux autres. Elle sort d’un mariage désastreux et pense que le seul mec qui l’intéresse vraiment est devenu inaccessible. Donc Abbie est dévorée par toutes sortes d’angoisses, mais elle travaille là-dessus.
De l’autre côté nous avons Will, qui a grandi juste à côté de chez Abbie et qui s’est quasiment fait adopter par la fratrie. Il est devenu acteur, a conquis le monde entier, mais il reste le gars simple qu’il a toujours été. Le fait de n’avoir pas toujours eu la vie facile l’aide bien à garder les pieds sur terre.
Bien sûr ces deux-là sont amoureux depuis l’enfance, mais n’ont jamais osé se le dire… Peut-être en trouveront-ils l’occasion durant ces fêtes de Noël, censées se passer en famille dans la ferme écossaise de la grand-mère d’Abbie. En tout cas, c’est ce qu’espère Will. Et il a un plan.
Bon, disons-le tout de suite, je n’ai pas été enchantée par cette romance. C’est mignon, ça se lit vite et ça commençait plutôt bien, mais ça manque de relief. Ce roman est un squelette sans muscles ni chair. Il n’est pas abouti et c’est là son problème majeur. 
On dirait que l’autrice a voulu terminer son histoire le plus vite possible. Cela est flagrant dans la façon dont elle ébauche à peine ses personnages secondaires. Par exemple, les trois frères d’Abbie, dont deux sont plus âgés et un est son jumeau, ne semblent pas avoir de partenaires ni d’enfants. Certes, ils ont le droit, mais ça fait beaucoup d’adultes de plus de trente ans célibataires dans la même famille, non ? Ce sont des plantes vertes dans un décor en carton. Néanmoins cela pourrait passer, si la romance était plus construite. Pas forcément plus profonde (je n’en attendais pas tant), mais plus vivante.
Malheureusement, dans le même esprit d’économie d’intrigue ou de descriptions, il ne se passe pas grand-chose. Will dit « je veux » et Abbie répond « j’ai peur », pendant une centaine de pages (le roman en compte 119). Le schéma est vraiment répétitif car la majeure partie du récit se concentre sur l’analyse des sentiments des personnages. On se focalise sur l’un ou sur l’autre et sur leurs questionnements qui tournent en spirales. Ils ressassent leurs désirs et angoisses parce qu’ils ont peur du rejet et surtout de n’être pas aimés en retour autant qu’ils aiment, chacun étant persuadé que ses sentiments sont si forts que l’autre ne pourra pas le supporter… L’autrice aurait pu rendre cela plus vivant en racontant certains de leurs souvenirs, pour montrer comment ils sont tombés amoureux ou en les faisant davantage interagir durant ces retrouvailles, toutefois elle a préféré les monologues intérieurs. On sort de ce roman sans réellement connaître Abbie et Will.
Je trouve cela dommage parce que pour une fois le personnage masculin n’est pas un gars toxique. Will respecte les limites de la femme qu’il aime et c’est bienvenu quand on sait que la romance fait plutôt la part belle aux pervers narcissiques en général. En revanche, si Abbie est un personnage plutôt crédible (pas forcément sympathique, mais dont on peut en tout cas comprendre le comportement) je me suis souvent demandé de quelle planète venait Will… Comme si être gentil était forcément synonyme d’abruti dans la tête de l’autrice... il a le QI d’une huître et la capacité d’attention d’un chiot. Sérieusement, j’ai essayé de l’apprécier mais il est complètement à l’ouest les trois quarts du temps. J’ai même eu pitié. C’est à se demander comment ce gars retenait ses dialogues. Ceci dit, il explique lui même qu’il doit tout à sa belle gueule et qu’il ne se sert pas souvent de son cerveau. Au moins il en a conscience et sa créatrice aussi… Alors oui, un gars distrait peut avoir un certain charme, mais lui raisonne et agit comme un enfant.. C’est perturbant. Enfin, au moins il m’aura fait rire. De consternation, mais c’est déjà ça.
J’ai bien conscience d’être aussi revêche qu’Abbie dans cette chronique, cependant j’ai vraiment essayé de voir les bons côtés de ce roman. Je crois qu’il aurait gagné à être étoffé. N’en attendez pas trop, mais si vous voulez une lecture rapide et peu exigeante, une romance moderne sans macho ultra possessif, il pourrait vous plaire.


tous les livres sur Babelio.com

mardi 7 décembre 2021

Dash & Lily


Dash & Lily est une série d’une seule saison en huit épisodes d’environ vingt-cinq minutes chacun. Elle est tirée du roman Dash & Lily’s Book of Dares de Rachel Cohn et David Levithan. Ce roman a eu deux suites. Je ne l’ai pas lu, mais c’est le fait d’en avoir entendu parler qui m’a fait m’intéresser à la série lors d’une journée à buller pendant les vacances de Noël de 2020. Je n’avais pas lu le résumé puisque je connaissais vaguement celui du livre et je pensais qu’il s’agissait d’un film… Autant dire que j’ai été très surprise par le générique de fin du premier épisode. Or, il se trouve que Dash & Lily c’est comme les schokobons : on n’en mange qu’à noël, mais quand on en prend un, il est difficile de s’arrêter. Bon, je vous rassure tout de suite, ce n’est pas aussi écœurant et vous ne risquez pas d’être malade si vous enchaînez les épisodes comme moi l’an dernier, même si vous êtes allergiques aux séries pour ados et aux films de Noël.
Tout commence avec un carnet rouge d’une célèbre marque, déposé dans le rayon d’une librairie tout aussi célèbre, juste à côté de Franny & Zooey de Salinger. Dash, dix-sept ans, promène sa déprime de fin d’année dans ledit rayon (ses deux parents lui donnent la vive impression de ne pas vouloir de lui pendant les fêtes et le bonheur ambiant l’étouffe). Bien sûr il tombe sur le carnet, l’ouvre et y découvre les énigmes laissées par une fille de son âge.
Comme Dash, Lily est une solitaire, mais dans son cas ce n’est pas par choix. Elle peine à se faire des amis, elle se trouve trop bizarre et elle n’a pas les mêmes centres d’intérêt que les jeunes de son âge. Et c’est encore plus dur cette année car elle se retrouve seule avec son frère (qui débute une nouvelle relation amoureuse et n’est pas disposé à passer du temps avec elle). Lily adore Noël, mais le fait d’être privée de sa famille et de voir tout le monde en couple autour d’elle lui pèse, d’où le carnet rouge, véritable bouteille lancée à la mer.
Dash et Lily vont apprendre à se connaître par l’entremise de ce carnet. Ils vont se défier aussi, sortir de leur zone de confort, s’aider à grandir un peu également. Mais vont-ils finir par se rencontrer ? Et surtout l’image qu’ils se sont faite l’un de l’autre sera-t-elle à la hauteur ?
Résumé comme cela, on pourrait croire à une histoire de romance à trois sous, mais c’est beaucoup mieux que ça. Cette série a été une excellente surprise. C’est mignon tout plein et bien dans l’esprit de Noël, c’est drôle et intelligent.
J’ai beaucoup aimé les deux personnages principaux. Dash est un gars un peu grincheux et dépressif, trop intelligent pour son propre bien, mais qui au fond a juste du mal avec les interaction sociales. Quant à Lily, derrière tout son enthousiasme et son côté optimiste guimauve, elle cache de nombreuses blessures ainsi qu’une grande envie de trouver sa place. Ce que j’aime particulièrement chez elle, c’est qu’elle ne veut pas pour autant cesser d’être elle-même, ce qui serait une solution de facilité. Je les ai trouvés l’un et l’autre aussi crédibles qu’attachants.
Les personnages secondaires sont moins fouillés, mais se jouent des clichés pour la plupart, ce qui est somme toute rafraîchissant. J’aurais vraiment voulu une deuxième saison qui leur aurait donné plus d’espace. Ceci dit, la première a une bonne fin et se suffit à elle-même. Je l’ai revue avec plaisir et je pense qu’elle est en train de devenir un de mes classiques de Noël.

De Rachel Cohn et David Levithan, j’ai lu La playlist infinie de Nick et Norah. Je ne l’ai pas chroniqué, mais c’est un chouette livre. Norah est un rien geignarde, cependant je me dois de saluer une romance YA moderne qui sort des clichés habituels.


vendredi 15 mai 2020

La vie a plus d'imagination que nous

Un roman de Clarisse Sabard, publié aux éditions Charleston.
La version audio est une exclusivité Audible.


Présentation de l'éditeur :
Après sa récente rupture avec Clément, Léna redoutait une fois encore les vacances de Noël dans sa famille quelque peu agitée. Mais elle n'imaginait pas avoir affaire à un nouveau cataclysme. Cette fois, c'est son père qui fait des siennes ! Une semaine avant Noël, la voilà forcée de venir le chercher à l'hôpital, car il a été ramassé ivre mort devant la grille du cimetière de Vallenot... Qu'est-ce qui lui a pris ? Et pourquoi a-t-il rompu avec sa dernière conquête ? Comme si cela ne suffisait pas, sa mère a décidé de la recaser avec Clément, Mamie Jacotte l'a inscrite en secret sur un site de rencontres et son oncle Xavier a invité un SDF pour les fêtes... Cette année encore, les vacances ne s'annoncent pas de tout repos ! Heureusement qu'il y aura la neige, le chocolat chaud, le marché de Noël et les traditionnelles décorations au programme !
En ce moment, j’ai besoin d’ambiances chaleureuses, de personnages attachants et de lectures sans prise de tête. Si en plus cela me rappelle l’hiver (l’été qui arrive me déprime. Oui, il y a des gens comme ça…) c’est parfait. Ainsi, puisque j’ai beaucoup aimé le premier tome, La vie a plus d’imagination que nous m’a semblé être une valeur sûre.
J’ai retrouvé avec grand plaisir Léna ainsi que les autres membres de la famille Pichon, pour qui Noël n’est décidément pas une période de tout repos.
Cette année, Léna a de nouveau le blues face à ses amours qui partent à la dérive. Mais elle n’a pas vraiment le temps de s’apitoyer sur son sort entre son père qui a reçu un choc psychologique violent dont il refuse de parler, la demi-sœur de sa grand-mère qui a décidé de s’inviter pour les fêtes avec sa petite fille et les rumeurs qui circulent au village, elle va avoir de quoi faire. Comme dans le précédent volume, les histoires de famille se mêlent aux situations cocasses de la vie quotidienne, avec un soupçon de mystère et un brin de romance. Ce mélange des genres forme un ensemble étrangement cohérent et l’on prend plaisir à découvrir un peu plus l’histoire de cette famille. Même si les personnages sont un peu caricaturaux parfois, je les aime bien. J’ai néanmoins mis un certains temps à apprécier les nouveaux venus et ne me suis pas spécialement passionnée pour les secrets de famille qu’ils se sont employés à déterrer.
Il faut dire que les rebondissements sont très prévisibles, plus encore que dans le premier tome, et Léna, qui n’a pas la comprenette rapide, n’aide pas à les faire mieux passer. Cependant, le tout fonctionne bien car on ne s’ennuie pas. En outre, l’autrice n’en fait pas non plus des caisses avec toutes ces révélations et on lui en sait gré. C’est du divertissement, pas un roman de mœurs.
Comme pour le premier tome, j’ai opté pour la version audio. De prime abord, j’ai été un brin désappointée que ce roman soit narré par une nouvelle lectrice, j’aimais bien la première. Toutefois, Flora Brunier est une bonne lectrice et j’ai beaucoup apprécié de l’écouter. C’est tout à fait le style de roman qui passe très bien en audio, sans doute même davantage qu’à l’écrit.
Peu ou prou, ce roman m’a offert ce que j’en espérais, même si j’ai préféré son prédécesseur, et j’ai passé un agréable moment à l’écouter. Si Clarisse Sabard lui offre une suite, je la lirai ou l’écouterai volontiers.

vendredi 1 mai 2020

La vie est belle et drôle à la fois

Un roman de Clarisse Sabard, publié aux éditions Charleston.
La version audio est une exclusivité Audible.

Présentation de l'éditeur :
"Il me reste quelques rêves à réaliser et le moment est venu de m'y atteler. Je vous aime très fort. À très bientôt ! Maman." Léna n'en revient pas. Comment sa mère, qui l'a convoquée pour passer Noël dans la maison de son enfance, a-t-elle pu disparaître en ne lui laissant que ce message sibyllin ? La voilà donc coincée dans le petit village de Vallenot au cœur des Alpes de Haute-Provence et condamnée à passer la fête qu'elle hait plus que tout, entourée de sa famille pour le moins... haute en couleur ! Mais les fêtes de famille ont le don de faire rejaillir les secrets enfouis. Les douloureux, ceux qu'on voudrait oublier, mais aussi ceux qui permettent d'avancer...

Ce roman a été une excellente surprise. À l’instar de Léna, la narratrice, je ne suis pas une grande fan de Noël et je n’attendais pas grand-chose de cette lecture. Je voulais juste un roman sans prise de tête à écouter pour passer le temps et me reposer. Je me suis laissé bercer par la voix agréable de la lectrice et il ne m’a pas fallu plus de deux chapitres pour être happée par cette amusante histoire et m’attacher aux personnages.
Léna est une fille sympa, malheureuse en amour et nantie d’une famille haute en couleur. Elle est aussi allergique à Noël pour de mystérieuses raisons et se retrouve bien malgré elle forcée de passer les fêtes dans son village d’enfance pour faire plaisir à son frère au bord du divorce et à sa mère… absente. Si cette dernière est l’instigatrice de cette réunion de famille, elle n’en a pas moins mis les voiles en laissant une explication très vague à sa progéniture.
J’ai beaucoup apprécié cette histoire, la quête de Léna pour éclaircir un point nébuleux de son passé qui la fait souffrir, le mystère derrière la disparition de la fantasque Judith et toutes les petites histoires de famille qui accompagnent ce séjour hivernal. Ce n’est jamais pesant ou ennuyeux, on se laisse glisser tranquillement entre les effluves d’épices et de chocolat chaud, on apprend à connaître tous ces gens et à les aimer. On rit, on s’attriste et cela n’est jamais « dans l’excès » comme le dirait Violette. C’est le parfait roman de Noël à mon avis.
En outre, on trouve à la fin deux appétissantes recettes. J’aime ce genre de bonus qui prolonge un peu le magie d’un roman.
Je ne vais pas attendre bien longtemps avant d’écouter le second tome.

samedi 11 janvier 2020

Ar Men-Ir – Christmas Kouign-Amann

Une nouvelle de Jean-Marc Sire, publiée chez Realities Inc.


Tous les ans, les éditions Realities Inc. Nous gratifient d’une nouvelle de Noël. Celle de 2019 revisite la nativité avec humour et un chouïa d’absurde.
Que feriez-vous si pendant le réveillon de Noël un couple de golems, dont la femme est enceinte, sonnait à votre porte pour réclamer l’aide de votre poivrot de père ? Eh bien vous les installez dans la grange  pendant que votre mère prépare des sandwichs en espérant qu’il ait une illumination. Ce qui, vous vous en doutez, n’est pas gagné… Bien entendu, vous n’êtes pas au bout de vos surprises.
Ce texte empreint de dérision se lit d’une traite. On apprécie tous les détournements auxquels l’auteur se livre sans vergogne et on passe un moment agréable. Que demander de plus ?

Les autres nouvelles de Noël chroniquées sur ce blog :

samedi 23 novembre 2019

Klaus


Jesper est un jeune homme beaucoup trop gâté que son père désespère de mettre au boulot. Pour le punir autant que pour lui apprendre la valeur du travail, il l’envoie créer un réseau postal sur une île perdue et sinistre dont les habitants, divisés en deux clans, passent leur temps à se battre.
Pour avoir le droit de rentrer et de retrouver ses draps de soie, il doit distribuer six mille lettres. Cependant la faune locale est tout sauf coopérative… Pour se sortir de ce pétrin, Jesper va devoir se montrer très inventif.
Jesper est l’un de ces anti-héros que l’on aime moquer, du moins au début. Il est fainéant, roublard, pleurnicheur… Cela le rend souvent très drôle. On ne compatit pas vraiment à ses ennuis parce que quand même il les mérite. Cependant, on finit par s’attacher à lui car, bien sûr, il n’est pas si mauvais.
Et puis il y a les autres personnages, tous aussi bien construits. Les chefs de clan qui comptent bien perpétuer une longue tradition de querelles, l’ex institutrice blasée qui s’est reconvertie en poissonnière et surtout le mystérieux Klaus qui vit seul dans les bois. Tous sortent des sentiers battus et c’est une bouffée d’air frais.
Ce dessin animé est un petit bijou d’intelligence et de beauté. L’histoire est jolie, jamais mièvre, elle est pleine d’un humour plutôt caustique. Tout est toujours pris à contre-pied et donne aux traditions qui entourent noël des explications aussi cocasses qu’originales. C’est toujours bien trouvé et amusant. 
L’animation est superbe. Il y a une fluidité et une chaleur particulière dans ces images qui rendent le visionnage très agréable.
Klaus n’est pas un récit de noël plein de bons sentiments, pourtant c’est une belle histoire où l’égoïsme devient altruisme, où une bonne action en entraîne d’autres en avalanche et c’est, avant tout, une belle histoire d’amitié. J’ai adoré.
Si vous ne devez regarder qu’un dessin animé de noël cette année, c’est celui-ci !

jeudi 27 décembre 2018

Ilex aquifolium

Une nouvelle de Marie-Lucie Bougon, publiée aux éditions Realities Inc.

La version numérique est gratuite jusqu'au téléchargement des mille premiers exemplaires, alors profitez-en vite.

Présentation de l'éditeur : 
Les contes l’ont imaginée blanche, liliale, la chevelure ornée de douces étoiles de givre, le regard clair. Mais je peux désormais vous dire que la Reine des Neiges est une flamme rouge, une gemme écarlate livrée à l’inconstance des cieux, une torche vive. Je n’ai jamais trouvé le froid si différent de la chaleur : une même sensation jaillit dans cette intensité, dans cette foudre qui emplit le corps lorsque ces deux extrêmes ensemble éclosent. Toucher la neige, c’est toucher le feu, glacer sa chair jusqu’à ce qu’elle ne soit plus qu’une violente brûlure. Tenter de faire ployer le givre, c’est plonger dans un bûcher, périr dans une gerbe de flammes blanches. Je me souviens encore de la première fois que je vis de la neige à New Shanghai, au cours de cet hiver cendreux de l’an passé, le plus rude, disait-on, depuis presque cent ans...
Cette année encore, les éditions Realities Inc. nous emmènent à la redécouverte de Noël dans un lointain système solaire. Je vous invite au passage à lire De Rouille et de Glace, la nouvelle de l’an dernier que j’ai beaucoup aimée. De manière générale, leurs nouvelles de saison sont toujours de belles surprises. 
Dans Ilex aquifolium, nous faisons la rencontre d’Aran et Dee. Ils vivent sur une planète où tout est trop uniforme et ennuyeux. C’est une petite attention d’Aran pour sa compagne qui va leur en faire prendre davantage conscience et pousser Dee, très intéressée par les coutumes de l’ancien monde, à faire des recherches sur la symbolique de Noël. 
Ce texte est fort court, pourtant il semble s’étirer comme l’hiver. On ressent le froid, la chaleur du foyer, l’attente fébrile et on vit la quête des personnages. J’ai pris grand plaisir à savourer ce conte initiatique moderne. 
Marie-Lucie Bougon souffle sur les braises de vieilles croyances qui s’entremêlent et qui, bien au-delà de leur aspect religieux, peuvent parler à tout le monde grâce à leur nature symbolique. Ce récit nous invite à réenchanter notre quotidien en entretenant notre flamme personnelle avec des bonheurs simples, il nous invite à prendre le temps de ressentir. Nous avons besoin de symboles et de mythes dans notre vie autant que de froide logique et de raison. Non pour nous bercer d’illusions, mais pour nourrir cette part de notre esprit souvent laissée de côté. On n’est pas complet sans rêve et sans sensations. 
J’ai apprécié la réflexion portée par la nouvelle et relu avec plaisir La Reine des Neiges qui lui fait suite. Ce conte a toujours été l’un de mes favoris. Je ne me lasserai jamais de ce que je peux y redécouvrir. À n’en pas douter, Ilex aquifolium deviendra aussi l’un de ces récits que j’aime relire.

mercredi 26 décembre 2018

Pain d'épices

Tous les ans, je suis chargée de préparer le pain d’épices pour le réveillon. Croyez bien qu’avec un père pâtissier c’est plus qu’un honneur d’être considérée comme la plus qualifiée pour cette tâche. :P 
Bon, en vrai je le dois à mon palais plus qu’à ma technique. Un mélange d’épices s’ajuste au goût. Sans parler du choix du miel… 

Techniquement, ce n’est pas du vrai pain d’épices traditionnel, mais moi je l’aime comme ça. 

Bref. Si je vous présente cette recette aujourd’hui, c’est dans le cadre du challenge madeleine de Proust

Tranche de pain d'épices attendant sereinement d'être dévorée pour le petit-déjeuner.

Ingrédients : 

- 250g farine 
- 50g de sucre (celui que vous voulez. Après avoir longtemps utilisé de la cassonade, je suis passée au sucre complet. J’y laisse toujours macérer des gousses de vanille, mais vous pouvez vous en passer.) 
- 1 sachet de levure 
- 75g de beurre (ou de margarine) 
- 150ml de lait ou boisson végétale (ça fait des années que j’utilise du soja ou de l’avoine et ils ne s’en sont toujours pas aperçu...) 
- Deux œufs (ou pas, ajoutez alors un peu plus de lait). 
- 250g de miel (et ouais, rien que ça… Du bon miel hein, pas l’immondice vendue en bouteille.) 
Et les épices (Cuillères rases. Mesures à titre indicatif, en plus en vrai je mesure en creux de paume. Moi j’y vais à fond les ballons, mais t’es pas obligé de faire pareil, chacun ses goûts. :P ) : 
- 2 cuillères à soupe de cannelle 
- 1 cuillère à soupe de cardamome 
- 1 cuillère à soupe gingembre 
- 1 cuillère à café de badiane (anis étoilé) 
- 1 pincée de noix de muscade 

Préchauffez le four à 150°. 

Mélangez tous les ingrédients secs : farine, sucre, levure, épices. Si vous craignez que le mélange d’épices soit trop fort pour vous, attendez de verser la partie liquide de la préparation pour ajouter les épices et goûtez au fur et à mesure. 
Pour la suite, ne dites JAMAIS à mon père que je fais ça, il me tuerait : faites chauffer le lait, ajoutez le miel pour qu’il fonde, mélangez bien. Quand c’est homogène, rajoutez le beurre en morceaux et mélangez jusqu’à ce qu’il fonde. 
Attendez que ça refroidisse un peu avant de le verser, pour ne pas brûler votre levure. Mélangez bien. Goûtez pour ajuster les épices. 
Ajoutez les œufs (ou pas). Puis versez dans votre moule. 

La cuisson prend environ 45 minutes. Toujours à 150°, chaleur tournante.

mercredi 1 février 2017

De Rouille et de Glace

Une nouvelle de Manon Bousquet, publiée chez Realities Inc.

Disponible en numérique à 0,99€.
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Sur une lointaine planète, un androïde raconte de vieux contes venus de la Terre à des orphelins de guerre de diverses origines. Mais l’histoire qu’il a choisie ce soir-là est bien triste et les enfants ne posent pas les questions auxquelles il s’attendait. Alors, pour leur remonter le moral, il décide de célébrer une ancienne fête terrienne tombée dans l’oubli, sans trop savoir de quelle manière s’y prendre…
Mais comment un androïde s’est-il trouvé à la tête de ce troupeau d’enfants dont personne ne semble vouloir ?
C’est une bien belle histoire que nous offre Manon Bousquet, un vrai conte de Noël dans la plus pure tradition du genre, avec une touche de modernité insufflée par le cadre et les valeurs de la science-fiction. Tous les ingrédients sont là : ambiance douce-amère mâtinée d’espoir, tendresse, le tintement de grelot des joies simples, des personnages touchants et solidaires… ainsi que de l’inventivité pour rafraîchir le tout.
J’ai été charmée par la douceur de cette nouvelle, par les questions qu’elle pose et les réponses qu’elle laisse à la discrétion du lecteur. Je vous la recommande.
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JLNND-Je-lis-des-nouvelles-et-des-novellas

vendredi 23 décembre 2016

Box Chakaiclub décembre 2016 – Noël ici et ailleurs

Le 10 décembre est arrivée ma deuxième pochette Chakaiclub (j’ai pris un abonnement de trois mois). J’ai mis un peu de temps à tout goûter car j’avais, entre autres, mon calendrier de l’Avent théiné (du Chakaiclub également).
J’ai tout de suite été enthousiasmée par ces thés qui changent beaucoup de ce qui est habituellement proposé pour les fêtes de fin d’année.


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chakaiclub-decembre-2016


Désolée pour la photo floue, mon téléphone n'est pas très coopératif ces derniers temps...


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Le magazine est toujours très chouette. Il présente les thés, mais pas seulement. On y apprend des choses de façon ludique et ça me plaît. Il y a un article de fond, des jeux, des astuces, des recettes… Ça donne toujours envie de le lire au lieu de juste le feuilleter.


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Les thés :


L’une des choses que j’apprécie chez les thés Chakaiclub, c’est que les ingrédients sont listés sur chaque paquet, ce qui est vraiment pratique pour les personnes souffrant d’allergies ou ne souhaitant pas consommer certains produits.


Vive le Vent
Thé blanc, amande, citron, mandarine, raisin
J’avais déjà eu le plaisir de le goûter grâce au calendrier de l’Avent. C’est un thé léger, agréable, rafraichissant et festif à la fois. Il porte bien son nom. Les agrumes ne sont pas agressifs, mais tout doux en bouche, comme une confiserie. Je n’ai pas senti l’amande.
Ce thé est un bonheur en ces temps où les repas se font de plus en plus lourds.


Dans la hotte du Père Noël
Un thé noir à l’orange et l’ananas, avec un rien de cannelle, qui rappelle les bonbons. Je n’aime pas trop l’orange en général, mais le mélange de ces deux saveurs acidulées m’a beaucoup plu.
Même trop infusé de quelques minutes (le temps file parfois très vite) il n’est pas astringent.


Noël à Sydney
Un rooibos coco et ananas
J’aime beaucoup le rooibos, surtout associé à des saveurs fruitées comme c’est le cas pour celui-ci. L’odeur à elle seule éveille les papilles. C’est une boisson très douce, très agréable en soirée pour se réchauffer.
Tant que j’y suis, si vous aimez la noix de coco, le thé noir Sous les cocotiers de Chakaiclub est vraiment excellent.


Noël à Buenos Aires
Un mélange de thés verts et blanc à la pomme et aux pétales de rose qui titille les papilles par sa saveur acidulée. Encore une fois, un thé très doux, léger, rafraichissant tout en ayant une petite touche gourmande.


Sencha de Corée du Sud
Ah, le thé nature du mois ! Un très bon choix.
J’aime énormément le sencha et celui-ci est très bon, très boisé et végétal, un rien organique également, sans que ce soit écœurant. Il est aussi un peu sucré en arrière-bouche. Il m’a beaucoup plu.


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Les surprises :


Une mesure à thé :
Elle m’a plu tout de suite car elle est pratique : demi-sphère pour ne rien renverser et longue tige pour les grandes boîtes. Elle complète à merveille celle que j’utilise depuis des années mais qui a une plus grande contenance.
Je la préfère à celle de ma box Envouthé de décembre car, même si elle a un design plus simple, elle pourra me servir au quotidien. Elle est d’ores-et-déjà adoptée.


Et une pâte de fruit pour la petite touche régressive. C’est une attention sympathique et ça rappelle des tas de souvenirs.


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Les maîtres-mots de cette pochette de noël sont : festive, exotique, dépaysement, légèreté. Et ça fait du bien durant cette période où il fait froid et que la cuisine est un peu plus lourde. Ces thés apportent un vent de fraîcheur joyeuse. Leur originalité m’a conquise (je n’aurais pas aimé avoir les traditionnels orange-épices, j’arrive à saturation). Et puis j’adore ma nouvelle mesure.

dimanche 18 décembre 2016

Box Envouthé Décembre 2016 – Conte de Noël

Je suis restée abonnée pour la box de noël, réputée être la plus élaborée. C’était un risque car parmi les rares saveurs que je n’apprécie pas associées au thé on trouve l’orange et les clous de girofle qui sont typiquement de saison.
J’ai eu quelques surprises. Pour la plupart des thés de cette box, il n’y a pas de demi-mesure : on adore ou on déteste.


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Cette box contient :


-Thé de Vendôme (thé noir, pamplemousse, orange) - Nina's Paris - 4 sachets
- Umami Matcha (thé vert matcha, chocolat blanc) - Umami - 25g (pour un seul mug)
- RUDOLF (thé noir, pain d'épices, groseille) - Envouthé - 15g
- Orange-Chocolat (thé noir bio, coques de fèves de cacao, orange, vanille) - Thés de la Pagode - 20g
- Cerise-Vanille (infusion hibiscus, églantier, cerise, vanille, pomme, baies de sureau) - Ochaya - 15g
- Des sablés artisanaux aux pépites de chocolat - La Sablésienne (deux sachets de trois biscuits)
- Une cuillère à thé - Sabre
- Un carnet de dégustation pour infuser au mieux les thés et infusions de la sélection


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Le magazine est égal à lui-même, à savoir très clair et pratique.
Il présente chaque thé : histoire, caractéristiques et conseils de dégustation. On a la possibilité de prendre des notes sur la fiche du thé.
Je ne suis toujours pas convaincue par les accords mets et thés proposés, mais ça c’est une question de goût.
À la fin est disponible le récapitulatif des cinq thés du mois et leur quantité, ce que j’apprécie.
Cette fois, se trouvent en outre deux pages supplémentaires pour noter des idées en rapport avec les fêtes.


La carte cadeau que vous voyez sur la photo à côté du livret est en fait de la pub. Si vous achetez un chèque cadeau, vous pouvez y écrire un mot ainsi que le code.
Un petit plus, cadeau ou réduction, pour la personne à qui on veut offrir la carte aurait été le bienvenu. À quoi sert d’être abonné si c’est la même offre qu’en boutique ? Je suis un peu désappointée.


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Les thés :


Orange-Chocolat - Thés de la Pagode
Thé noir bio, coques de fèves de cacao, orange, vanille
Je ne suis pas amatrice du mélange orange-chocolat (c’est peu de le dire), cependant ce thé ravira ceux qui le sont. Il est parfaitement dosé et gourmand. Il m’a rappelé les pim’s (que je n’aime pas, mais c’est une comparaison très parlante…). On sent aussi bien l’orange et le chocolat que le thé noir.
Il est également agréable une fois refroidi : on sent alors plus la vanille et elle donne à ce thé une douceur réconfortante. Je l’ai préféré ainsi.
Même s’il n’est pas à mon goût, c’est un très bon thé.


Umami Matcha
Thé vert matcha, chocolat blanc
Le carnet de dégustation indique que pour un mug de 250ml il faut utiliser tout le paquet, soit 25g. Je suis assez parcimonieuse avec le matcha et, même si celui-ci n’était pas pur et destiné à être mélangé à du lait, je trouvais que cela faisait beaucoup. J’ai néanmoins décidé de jouer le jeu. Je l’ai même infusé dans du lait de vache. J’ai juste prélevé, par curiosité, un peu de poudre pour la goûter avant dans de l’eau.
Au final, je pense que j’aurais pu faire deux mugs avec cette quantité, mais c’est vraiment une question de goût. C’est comme pour le lait, j’aurais dû prendre du soja. C’était trop lourd pour moi.
J’ai trouvé ce matcha latte un peu amer, sans que ce soit gênant. Il y a une petite touche sucrée, mais si je n’avais pas su ce que c’était, je n’aurais pas identifié cela comme du chocolat blanc, sans doute à cause du lait.
C’était en tout cas une idée très originale et plaisante pour une box de noël.


Thé de Vendôme - Nina's Paris
Thé noir, pamplemousse, orange
Bon, honnêtement celui-ci non plus n’est pas à mon goût. Il sent très fort le pamplemousse, l’orange est plus discrète. Il est un peu amer, mais ça n’est pas dérangeant pour moi. J’aurais bien du mal à décrire ce qui m’a déplu.


Rudolf – une création d’Envouthé
Thé noir, pain d'épices, groseille
Celui-ci est délicieux. Pour ceux que les épices effraient, elles sont subtiles, juste assez présentes pour vous réchauffer. J’ai beaucoup apprécié le goût acidulé de la groseille qui donne du peps à cette boisson.
C’est un mélange atypique pour un thé de noël, une très chouette découverte.


Cerise-Vanille – Ochaya
Infusion hibiscus, églantier, cerise, vanille, pomme, baies de sureau
Ce parfum ! La vanille a sur moi un effet réconfortant, j’étais séduite rien qu’à l’odeur. Par contre, connaissant l’astringence de l’hibiscus pour l’utiliser très souvent, j’ai laissé cette tisane infuser au minimum du temps conseillé afin qu’il ne prenne pas le pas sur le reste. Au final ça n’a pas changé grand-chose. La vanille et les fruits rouges sont en arrière-plan, l’acidité emporte la mise. Je trouve cela dommage, même si j’aime l’hibiscus et que j’ai beaucoup apprécié cette tisane, je sais que beaucoup ne l’aimeront pas.


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Comme je vous le disais dans mon introduction, les thés de ce mois-ci ont des spécificités qui les rendent soit très attrayants soit rédhibitoires, mais ils sont toujours de qualité.
Globalement, j’ai quand même apprécié mes découvertes.


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Les surprises :


La surprise utile est une cuillère de noël.
Comme quelqu’un l’a fait remarquer sur la page d’Envouthé, nous avons déjà eu une cuillère le mois précédent. Il lui a été répondu que celle de novembre sert à pêcher les sachets alors que celle de décembre sert à mesurer le thé.
Mouais, je ne suis pas convaincue… Pour moi, une mesure à thé doit être pratique, en demi-sphère pour une ou deux tasses ou en pelle pour de plus grandes quantités, afin de ne rien renverser. Par contre, elle est très jolie.


Les sablés :
Dans la petite boîte cartonnée au joli design, il y avait deux paquets contenant chacun trois sablés aux pépites de chocolat.
Ils ne m’ont pas plu, mais c’est plus une affaire de goût que de qualité. Mon père est pâtissier, je suis très difficile.


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J’en reste là avec Envouthé, surtout pour une question de budget et de soucis de livraison. C’est une chouette box mais un peu chère.
Ce qu’il y a de bien, c’est que le thème est annoncé en début de mois et à partir de cette date on a encore dix jours pour s’abonner et recevoir la box (c’est moins cher que de l’acheter à la pièce). Peut-être me laisserai-je tenter à l’occasion si un thème m’enthousiasme vraiment.


En guise de bilan pour ces trois mois d'abonnement :


Les + :
- La diversité des thés proposés.
- Des thés globalement de qualité.
- Des maisons de thés pas toujours connues.
- Des thématiques sympas.
- Les gourmandises sont bonnes et pas bourrées d’additifs.


Les - :
- La quantité est aléatoire selon les mois, parfois ça fait cher pour ce que c’est.
- La livraison ! Ma première box a été livrée par la poste, mais pour les deux autres j’ai eu quelques déboires avec le transporteur Colis privé…
- Le service client n’est pas très réactif. Et quand on finit par vous répondre c’est à côté de la plaque.

vendredi 8 janvier 2016

Douces nuits

Diptyque de novellas de Ros Clarke et Faye Robertson publié chez Milady.


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Je vous épargne le résumé de quatrième de couverture beaucoup trop prolixe.


Puisque ma précédente lecture n’avait pas eu raison de ma patience, je me suis dit que j’allais continuer sur ma lancée et tenter d’achever ma bronchite avec une dose supplémentaire de guimauve. On m’avait conseillé Douces nuits, une autre lecture bien de saison, en me disant que la première novella n’était pas terrible mais que la seconde valait le coup. Je me suis dit « pourquoi pas » et… au final je me demande si j’ai vraiment lu le bon livre ou si je suis encore trop exigeante.
Douces nuits, mini recueil composé de deux novellas, est un peu l’équivalent livresque des téléfilms de Noël, quoique dans deux styles résolument différents. C’est plein de bons sentiments, ça se lit plutôt vite et il ne faut pas trop en attendre. En outre, le traducteur semble avoir un léger problème en ce qui concerne l’accord des pronoms personnels. Vous êtes prévenus.


Sous le gui de Ros Clarke, dont le titre original (qui n’aurait pas dû être traduit à mon avis puisque la référence à la chanson éponyme est clairement établie dans le texte) est All I want for Christmas, se révèle un texte gentillet jusqu’à l’écœurement. Tout à fait dans l’esprit « à Noël tout est possible et les gentils sont toujours récompensés ».
On y rencontre Anna, comptable trentenaire, qui apparaît d’emblée comme superficielle, immature et capricieuse. On se rend assez vite compte qu’il n’en est rien, mais je n’ai pas réussi pour autant à la trouver sympathique. Et j’ai déjà oublié le prénom de son soupirant qui est mignon, sans plus…
Cette histoire n’est pas si légère qu’on pourrait le croire. Elle parle d’un thème douloureux, mais en jouant à fond sur le pathos. Cela devient vite très niais et manque de profondeur, de réalisme ainsi que, paradoxalement, d’un peu de légèreté pour dédramatiser le tout.
Cela ne m’a pas plu du tout, je déteste qu’on veuille forcer ma compassion avec si peu de subtilité, et je crois que j’aurais même préféré regarder un téléfilm, c’est dire…


Double ration de dinde, après la gentille Anna, on va faire la connaissance de Holly Jones dans Une seconde chance pour Noël de Faye Robertson.
Toute ressemblance de cette chère Holly avec Bridget Jones n’est absolument pas fortuite, c’est même une composante essentielle de l’histoire.
Cette seconde novella est un peu plus moderne, dans le style comédie de Noël. Il faut aimer l’humour un peu relou. Ce n’est pas mon cas donc j’ai eu du mal au début et puis je m’y suis habituée. Ça a au minimum le mérite d’être moins dramatique que le précédent texte, même si les personnages traînent aussi leurs casseroles.
Holly est une prof de musique délurée, pas très finaude, qui passe très facilement du coq à l’âne. Elle va se faire larguer juste avant Noël par son détestable petit ami qui est juste un cliché sur pattes. Les pompiers apprécieront la vision que l’auteur donne d’eux… J’ai eu beaucoup de mal à trouver ce couple réaliste, mais passons.
Sur une impulsion, un collègue qu’elle connaît à peine l’invite à passer les fêtes avec lui en Écosse. Enfin, « avec lui » c’est beaucoup dire… Disons qu’il lui propose de partager le cottage d’un de ses amis. Noël, le collègue, a lui-même ses soucis en cette fin d’année et il n’a pas franchement envie de passer du temps avec Holly…
Le ton est badin, Noël est charmant, Holly oublie parfois de jouer la dinde, et si je n’ai pas franchement rigolé ni ne me suis impliquée dans leur histoire, je ne l’ai pas trouvée si désagréable à lire que le début, avec son humour et ses clichés, me le laissait présager.


Douces nuits ne restera pas gravé dans ma mémoire et j’aurais du mal à le conseiller même aux amatrices du genre, surtout en ce qui concerne la première novella. Ceci dit si vous êtes en manque de guimauve, que vous avez un peu de temps à perdre et que vous cherchez vraiment une comédie de Noël, le second texte passera comme une part de bûche (une c’est bien, en abuser ça craint).

jeudi 7 janvier 2016

Nuit de Noël à Friday Harbor

Un roman de Lisa Kleypas publié chez J'ai lu.


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Présentation de l'éditeur :


"Cher Père Noël, cette année, je veux juste une chose : une maman"... Lorsqu'il découvre ce message de sa nièce Holly, Mark Nolan est profondément désemparé. Célibataire dans l'âme, il a dû composer avec le quotidien de cette petite fille fragile, qui a perdu la parole à la mort de sa mère, dont il est désormais le tuteur. Car il aime Holly comme son propre enfant. Lui offrir la douceur d'un foyer uni ? Pas facile quand on a comme modèle une famille saccagée par des parents calamiteux. Mark est pourtant prêt à tenter l'aventure avec Maggie, la jolie rousse qui vient d'ouvrir une boutique de jouets merveilleuse à Friday Harbor. Elle seule a su rendre à Holly plus que le sourire. Sauf que, après le drame qui a chamboulé sa vie, Maggie ne veut plus livrer son cœur à quiconque.



Si vous suivez un minimum mes péripéties de lectrice, vous savez que la romance n’est pas du tout mon délire. Ce ne sont pas tant les grandes histoires d’amour qui me posent problème, mais les clichés éhontés ainsi que les schémas très répétitifs propres à ce genre.
Cependant, en cette fin d’année, j’avais besoin de me vider la tête après des lectures émotionnellement très exigeantes et un surcroît de fatigue qui amoindrissait considérablement mes capacités d’attention. Or, j’avais promis à Chani il y a des lustres que je réessaierai de lire du Lisa Kleypas et je me souviens qu’on avait parlé de cette série en particulier. C’était le moment de l’année parfait pour la découvrir et en plus j’aime bien les romans qui se passent sur des îles.


Dans la série Friday Harbor, ce tome est le 0,5 (surtout ne me demandez pas pourquoi il n’est pas tout simplement le premier…). C’était bien une lecture de saison même si, à ma grande surprise, seule la fin se passe à Noël. J’étais désappointée au départ, mais ai vite oublié ce détail.
Dans ce roman, on fait la connaissance de Mark Nolan et Maggie Conroy. Cette dernière est une jeune veuve traumatisée par la longue maladie et le décès de son époux. C’est une jeune femme sympathique, pleine d’énergie et très créative. Elle ne s’apitoie pas sur son sort. Mark, lui, est un trentenaire pas vraiment pressé de s’engager qui se voit brutalement forcé de grandir un peu quand sa sœur décède, faisant de lui le tuteur légal de sa nièce Holly. Il fait tout ce qu’il peut pour assurer un certain équilibre à l’enfant. Les changements dans sa vie surviennent petit à petit ce qui m’a agréablement surprise. Les personnages, comme l’intrigue, sont relativement réalistes (pour une romance…).
L’enjeu du bouquin est bien entendu l’inévitable rapprochement entre Mark et Maggie. Cependant nous n’assistons qu’aux prémices de leur histoire d’amour dans ce tome. J’ai un peu levé les yeux au ciel par moment, mais je me suis laissé prendre au jeu. L’auteur ne joue pas à fond sur les clichés et les personnages ne sont pas des caricatures sur pattes, ce dont j’ai été reconnaissante parce que je n‘aurais pas eu la patience de supporter trop de niaiserie. J’ai nettement préféré ce roman à ma première lecture de Lisa Kleypas.
Ça ne casse pas trois pattes à un canard, mais finalement c’était reposant et sympathique à lire. Je n’en demandais pas plus.


Vous pouvez lire l'avis de Chani ici.


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Challenge mauvaise influence

jeudi 19 mars 2015

Nouvelles en vrac (5)

J’avais un bon d’achat sur la boutique des éditions Mythologica, c’était donc l’occasion parfaite pour découvrir quelques nouvelles numériques.
J’ai avant tout opté pour du fantastique car cela reste mon genre de prédilection.


Ces nouvelles ne sont pas disponibles sur toutes les plateformes de téléchargement. Je vous encourage vivement à vous les procurer via le site de l’éditeur.


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La Nuit toutes les Dames sont blanches d’Élodie Meste


Une nouvelle très courte, mais efficace. Elle a connu une première publication dans Ghost stories, une anthologie publiée chez Asgard (que je n’ai toujours pas lue… J’avais dit que je le ferais, d’ailleurs ce ne serait pas une contrainte, mais ce livre joue les fantômes dans ma bibliothèque, j’en suis persuadée !).
Bien évidemment, il s’agit d’une histoire de fantôme. Cependant, l’auteur joue avec les codes du genre et c’est plutôt agréable à lire. Elle intrigue plus qu’elle n’effraie, pourtant l’ambiance est sombre à souhait. Elle l’a écrite pour qu’on la relise une fois la chute découverte et c’est une bonne idée.
J’avais pressenti la fin, du moins en partie, mais cela ne m’a pas gênée. La réinterprétation de cette légende urbaine est très plaisante.


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L’impératrice des gnomes de Pénélope Labruyère


Âmes sensibles s’abstenir !
Si l’Horreur ne se trouvait pas si souvent estampillée Fantastique, cela m’éviterait de tomber sur de telles nouvelles, même si, honnêtement, j’aurais pu me douter de ce qui m’attendait, malgré un résumé de présentation extrêmement succinct. La frontière est mince entre ces deux genres et ce texte-là a clairement basculé du côté le plus obscur…
Je n’ai pas apprécié cette lecture, cependant la qualité du texte n’est pas du tout en cause. Il est très bien écrit, dégueulasse à souhait et si vous aimez ce genre de récits bien crades et suintants, il est fait pour vous. Moi, par contre, je ne suis pas cliente et j’ai pourtant le cœur suffisamment accroché à mon goût. J’ai lu des texte violents et immondes par le passé, mais j’ai beaucoup de mal avec le fait que cette horreur-là ne serve pas un but précis, à part celui de vous retourner l’estomac.


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Hell’s Hope de Delphine Imbert


Les textes signés Delphine Imbert sont fort rares et je suis toujours ravie quand j’en découvre un. Si j’aime suivre cette auteur, c’est parce qu’elle a une Voix particulière. En plus d’un beau style, elle met de la profondeur, de l’humanité dans ses écrits.
Cette nouvelle-ci ne fait pas exception à la règle. Elle est magnifique, sombre, passionnante et, bien sûr, magnifiquement écrite. Le fantastique s’y insinue peu à peu, pour flirter ensuite avec la fantasy, mais ce n’est pas cela le plus important.
J’ai été bouleversée par le personnage principal, jeune femme à la fois fragile et forte, intelligente, sensible, mais en demi-teinte. Hope est complexe, cependant l’auteur arrive à nous la rendre accessible en bien peu de pages. Son histoire est troublante et laisse une grande part à l’imagination du lecteur, sans pourtant donner l’impression qu’il aurait fallu la développer davantage.
Ce texte mérite largement la mention coup de cœur.


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Le tribunal des corbeaux de Delphine Imbert


J’aime les corbeaux et les écrits de Delphine Imbert, ceci pourrait être aussi simple que cela, mais j’aimerais savoir comment faire passer, en quelques phrases, toutes les émotions que cette lecture m’a procurées. J’en frissonne encore.
Le texte est magnifique, poétique, mais pour être franche je n’en attendais pas moins venant de cet auteur. L’histoire m’a également interpellée, mais semble bien difficile à résumer. Je tiens à vous laisser le plaisir de la découverte.
Cette nouvelle est riche de symbolisme et réveille des échos dans ma mémoire. D’anciennes lectures tourbillonnaient dans ma tête, me rapprochant inexorablement du personnage, attisant l’empathie comme l’immersion dans le récit.
C’est de l’excellent fantastique et encore un autre coup de cœur.


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Contes des temps d’avant Noël de Nathalie Dau


Avant Noël et même avant Yule, les mythes étaient tout neufs et se prélassaient sous le soleil d’un monde plus jeune. Ils aidaient l’humanité à appréhender son environnement par le symbole. J’ai une tendresse particulière pour eux car ils sont le terreau de notre imaginaire. Cela, Nathalie Dau l’a bien compris. Ses écrits sont toujours nourris de mythes, de contes, de légendes, tout en ayant leur propre originalité.
Avec ce récit, elle nous offre l’un de ces mythes prompts à révéler des souvenirs enfouis. Elle conte à merveille l’une des nombreuses facettes de Yule, mais également de Noël, car tout est lié.
J’ai souri tout au long de ma lecture. Ce conte est superbe et peut être lu à tout âge. Je dirais même qu’il a été écrit pour être partagé, lisez-le donc à vos enfants, de préférence en décembre.


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