dimanche 20 septembre 2015

The Amazing Mr Blunden

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The Amazing Mr Blunden est l’un de ces films de fantômes aux vaporeuses allures de conte que l’on aime regarder à l’approche des fêtes de fin d’année. Certes un peu kitsch – il date de 1972, c’était l’époque – il n’a néanmoins pas si mal vieilli que l’on pourrait le craindre.
Tout commence lors d’une veille de Noël en 1918. Un vieux gentleman toque à la porte d’une veuve désargentée et lui propose un emploi de gardienne, mais quand celle-ci s’éclipse pour s’occuper du bébé malade, il tient à ses deux aînés des propos sibyllins.
Alors qu’ils tentent de s’habituer à leur nouvelle vie, Lucy et Jamie vont se rendre compte que les rumeurs concernant le vieux manoir dont leur mère a la garde ne sont peut-être pas que des superstitions. Dans le parc, ils font une rencontre qui va les conduire cent ans en arrière pour, peut-être, éviter un drame.
J’aime l’ambiance de ce film, même si l’intrigue a quelques accents puérils parfois. C’est une histoire de fantômes très british, qui n’est pas faite pour effrayer mais plutôt pour laisser l’esprit dériver aux limites du merveilleux. Elle réveille les souvenirs enfouis de l’enfance, quand on s’imagine que tout est possible. Elle joue sur des motifs connus, mais sans lourdeur. C’est agréable à regarder. Un humour grinçant et subtil, irrévérencieux autant qu’ironique, ajoute un peu de piquant à cette intrigue qui serait sinon un peu trop enfantine avec ses grosses ficelles et ses méchants caricaturaux. De fait, The Amazing Mr Blunden peut plaire autant aux adultes qu’aux plus jeunes.
Si ce n’est clairement pas un film époustouflant dans son esthétique ou ses effets, il est cependant très soigné dans ses détails. Je pense notamment aux chansons (non, ne vous inquiétez pas, ce n’est pas un Disney ou une comédie musicale, on ne chante pas toutes les deux secondes) ; même quand on entend uniquement des bribes sur le passage de Mr Blunden, elles sont toujours significatives.
J’ai vu ce film pour la première fois il y a une bonne dizaine d’années et il est demeuré dans ma mémoire. Quelque chose dans cette histoire me touche, sans que je sache vraiment définir quoi. Cela se cache dans l’ambiance fantastique, dans la magie et le symbolisme du récit, peut-être. J’ai un faible pour les histoires de fantômes aussi, je dois bien l’avouer.
Je l’avais vu doublé en français, mais cette version semble introuvable aujourd’hui. J’ai donc dû me contenter de sous-titres en anglais. Cela dit, le vocabulaire est tout à fait accessible.
J’ai passé un moment agréable à me remémorer des détails que j’avais oubliés. Si vous n’avez pas peur du kitsch, si vous aimez les histoires de fantômes à l’ancienne et que vous avez envie de retomber en enfance pour une heure, suivez donc Mr Blunden et les enfants dans leur quête.


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RVLFC

samedi 19 septembre 2015

Challenge Bulles et Vignettes

Ce challenge est organisé par Vampires et Sorcières et comme le titre l'indique il nous invite à lire des BD, des comics, des mangas, mais aussi des livres illustrés.
Il a commencé le 1er septembre (oui, je suis en retard) et se terminera le 31 décembre 2015. On peut encore s'inscrire.


Chaque lecture rapporte des points, avec un bonus quand les ouvrages abordent certains thèmes et il y a des goodies à gagner.
Toutes les modalités et les lots sont sur la page du challenge.


Venez buller avec nous !


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mercredi 9 septembre 2015

The Pink Tea Time Club

Un fix-up rose bonbon de Cécile Guillot, publié aux éditions du chat noir.


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Présentation de l'éditeur :
Lottie est une jeune Londonienne bien sous tous rapports, même si elle préfère s'informer des dernières modes plutôt que d'apprendre les convenances d'une future femme à marier. Cependant, lorsque des engeances monstrueuses sorties tout droit d'une dimension parallèle s'attaquent à elle au cours d'une promenade, la lady saute sur l'occasion de chambouler son quotidien. Mise au parfum par Mr Rabbit, un jeune horloger garant de la fermeture de ces portails, Lottie décide de partir à l'aventure. Dans son empressement passionné, elle embrigade sa sœur et sa meilleure amie avec lesquelles elle forme désormais le Pink Tea Time Club. Un groupe de lecture, en apparences, où l'on parle monstres, créatures fantastiques, royaumes féériques et autres mondes. Pour la soif de découverte, pour sauver Londres mais surtout, pour passer le temps. En toute bienséance, cela va de soi...



Préalablement publiées sous forme de feuilleton numérique, les nouvelles composant The Pink Tea Time Club ont été regroupées dans une version papier. Les liens entre les intrigues placent ainsi l’ouvrage à la lisière entre le recueil et le roman. Je pense que le plaisir de lecture et la perception de la continuité ne sont pas les mêmes quand on lit tout à la suite, d’où cette précision. Cela est d’autant plus frappant que l’ouvrage et très court et se lit en quelques heures. J’aurais probablement eu plus de patience avec l’un des personnages si j’avais découvert ces aventures petit à petit.
Cécile Guillot nous entraîne cette fois à l’ère victorienne, sur les traces d’une troupe des plus improbables. Elijah Rabbit, héros un peu tiède et hésitant chargé d’empêcher l’intrusion de créatures venant d’autres dimensions, se trouve affublé bien malgré lui d’assistantes pour le moins inattendues. Sous l’égide de l’inconséquente Lottie, trois demoiselles de bonne famille vont s’immiscer dans ses activités ésotériques, pour le pire et le meilleur… L’horloger est facilement débordé par cette bande de jeunes filles, mais les uns vont évoluer au contact des autres et s’affirmer dans leurs choix de vie. C’est ce qu’il y a de plaisant dans ces histoires qui, cela mis à part, manquent un peu de profondeur.
Les personnages eux-mêmes, s’ils sont pour la plupart sympathiques, ne sont pas particulièrement développés. La pragmatique Vivian, qui a ma préférence, assure la bonne marche de l’équipe et sa cohésion, mais c’est sans nul doute Lottie, capricieuse bien que dotée d’un grand cœur, qui évolue le plus. Pour autant, j’avoue avoir eu un peu de mal à supporter les gamineries de cette dernière, mais les histoires sont sympathiques. On plonge dans une ambiance girly, rubans roses et tasses de thé qui n’est pas déplaisante. Les clins d’œil à de grands classiques de la littérature sont nombreux et amusants. Cette lecture est idéale pour mettre un peu de légèreté dans votre vie au cours d’un après-midi pluvieux.

lundi 7 septembre 2015

La légende de Dugong

Une nouvelle de Salyna Cushing-Price, parue en numérique aux éditions Flammèche.


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Présentation de l'éditeur :
Il est des légendes que les Humains ne devraient pas oublier...


Marega et sa tribu vivent paisiblement sur l’île tropicale qui les abrite. Mais un jour tout bascule : un immense bateau apparait au milieu du lagon et des hommes à la peau claire débarquent. Ils recherchent quelque chose de bien particulier, qu’ils ne pourraient trouver nulle part ailleurs : une sirène.


Les chefs du village acceptent de laisser les étrangers emporter la créature considérée comme maudite, pourvu qu’ils s’en aillent vite. Mais Marega ne l’entend pas de cette oreille. Faisant fi des avertissements, il est prêt à tout pour sauver cette femme mi-humaine, mi-requin. Même aux plus terribles des sacrifices...



La légende de Dugong porte bien son titre car, fantasy aux contours flous, elle prend très vite des allures de mythe. J’apprécie beaucoup ce genre de récits en général car je trouve de l’intérêt à leurs échos et motifs ainsi que de la richesse dans leurs inspirations. Me ravissent en outre leurs divers niveaux de lecture. En digne représentante du genre, cette nouvelle a comblé mes attentes.
Elle nous conte avec sensibilité et intelligence une quête personnelle de vengeance et d’expiation mêlée. On y trouve tous les travers habituels de l’humanité, mais sans verser pour autant dans la caricature. De même, les créatures marines que nous présente le récit échappent aux lieux communs.
La lecture fut plaisante, intense sur la fin, et chargée en émotions. Quelques coquilles se sont malheureusement glissées dans ce texte, mais le style est très agréable et fluide. Je suis entrée petit à petit dans l’histoire, m’imprégnant doucement de son atmosphère, et les personnages m’ont émue. Ce fut une belle découverte.


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vendredi 4 septembre 2015

Les Soldats de la mer

Un recueil de nouvelles d'Yves et Ada Rémy, publié en papier et numérique aux éditions Dystopia. Version revue par les auteurs.
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Les Soldats de la mer est un fix-up. Les nouvelles qui le composent s’entrelacent pour former un tout. Ces Chroniques Illégitimes Sous la Fédération sont l’ébauche d’un monde brumeux, à la fois reflet avancé (pour son époque) du nôtre et résonance lointaine de nos songes et chimères. Elles relatent des faits étranges qui ne peuvent prétendre à une place dans les livres d’Histoire de cette Europe, bien qu’elle n’en porte pas le nom, jumelle de la nôtre.
Dans ce monde parallèle et pourvu de deux lunes, naît et se développe la Fédération, coalition de nations figurant la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, etc. Celle-ci prend, au fur et à mesure de ses conquêtes et alliances, des allures d’Empire puissant mais perpétuellement en guerre. On apprend à la connaître au fil des nouvelles, par touches discrètes tout d’abord, comme si ce n’était pas vraiment le propos. Les récits s’articulent autour des soldats qui la servent et elle paraît n’être qu’un personnage secondaire, malgré un statut d’entité qu’on ne peut nier.
Je ne suis pas férue d’histoires militaires, mais je me suis laissée bercer par l’ambiance onirique des nouvelles. C’est, en grande partie, du Fantastique de haute volée, élégant, revisitant des thèmes classiques avec brio et originalité. Fantômes, vampires et revenants de tout poil raviront les amateurs du genre. Aucun de ces récits n’est convenu et la conclusion se révèle époustouflante.
Ce recueil est immersif, on sent l’odeur des embruns, le brouillard qui colle à la peau et glace l’échine, les fantômes qui rôdent. Le style, superbe, délié, est pour beaucoup dans le plaisir de lecture. J’avais déjà aimé Le Prophète et le Vizir, diptyque de nouvelles lu quelques semaines auparavant, mais Les Soldats de la mer m’a indubitablement impressionnée. L’ambiance de ces textes, et plus encore dans les derniers, m’a beaucoup rappelé celle des écrits de Julien Gracq, un auteur qui a durablement marqué mon imaginaire et mes perceptions littéraires. L’attente et l’étrange, les non-dits et l’onirisme sont d’importantes composantes de ces histoires.
Cet ouvrage est typique du Fantastique à la fois pour les thèmes visités, l’ambiguïté et l’atmosphère des récits, mais aussi l’élégance raffinée de l’écriture. Cependant, au-delà de l’amateur habituel de Fantastique à l’ancienne, tous les lecteurs aimant la belle littérature apprécieront ces nouvelles.
Je ne remercierai jamais assez les éditions Dystopia d'avoir réédité ce chef-d’œuvre, me permettant ainsi de le lire et, j’espère, de vous le faire connaître et aimer à votre tour.
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CRAAA

mardi 1 septembre 2015

Challenge E-books

Je croule déjà sous les challenges (et je suis en retard pour chacun d'entre eux), mais je ne résiste pas à celui-ci qui est organisé par ma petite peste préférée et qui en outre peut facilement se coupler aux autres défis que j'ai choisis.


Le challenge se déroulera du 1er septembre au 31 décembre et il est basé sur un système de points.
Allez voir sur De Fil en Histoire pour les détails de l'aventure, Laura a présenté son challenge de manière très amusante.


J'ai choisi le grade de Dompteuse de créatures ailées, ce qui équivaut à lire 10 e-books.
Toutefois, ce n'est pas si simple, la petite peste a corsé le challenge en ajoutant quelques thèmes imposés (mais rien de bien méchant) :




- Lire un E-book de 300-350 pages
- Lire un E-Book où il y a une représentation de la magie de la glace, du froid (ça peut être une couverture, un univers, un personnage…), et/ou de la royauté (royaume, roi, reine) Thématique large pour plus de facilité
- Lire un recueil de nouvelles ou plusieurs nouvelles si vous n’avez pas de recueil.



C'est parti pour les lectures numériques !


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challenge ebooks

lundi 10 août 2015

De mort naturelle

Un thriller paranormal, premier volume de la série Les enquêtes de Tony McLean de James Oswald.


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Présentation de l'éditeur :
Tony McLean vient d’être nommé inspecteur. En plus des affaires courantes qui font son quotidien au commissariat – suicides, meurtres,
cambriolages et autres accidents –, il hérite d’un cold case dont personne ne veut se charger. Le corps d’une jeune femme, crucifiée et atrocement mutilée, a été découvert au sous-sol d’une maison abandonnée. Tout porte à croire qu’elle a été victime d’un meurtre rituel. Au siècle dernier.
Le présent est nourri du passé et certains démons ne demandent qu’à se réveiller. Lorsqu’une série de meurtres sanglants s’abat sur la ville d’Édimbourg, McLean et son équipe – l’inspecteur Robert Laird, dit Bob la Grogne, et le « bleu » Stuart MacBride –, ne savent plus où donner de la tête. Pour un peu, ils dormiraient tous à la morgue, où le médecin légiste voit les cadavres s’empiler…



Le prologue, qui plonge immédiatement le lecteur dans un crime glaçant, semblait des plus prometteurs. Malheureusement, cette première enquête de la série Tony McLean ne s’est pas révélée à la hauteur de mes attentes. Très vite l’intrigue s’enlise, devenant assez poussive. Si l’action s’accélère vers la fin du roman, c’est un peu trop tard pour le lecteur circonspect qui a tout vu venir depuis le début.
Cela démarrait bien, pourtant, avec plusieurs enquêtes pour brouiller les pistes, un meurtre rituel sanglant et l’Écosse comme décor. Cependant l’auteur a choisi la facilité et cousu son histoire d’un fil blanc bien visible qui se défait aux entournures. Les connexions se font plus vite dans l’esprit du lecteur que dans celui de l’inspecteur, contribuant ainsi à renforcer l’impression de lenteur qui pèse sur le récit.
La dimension surnaturelle de l’intrigue, au lieu de lui faire gagner en mystère et en complexité, la fait davantage encore verser dans la commodité. C’est, je pense, ce qui m’a le plus déçue car les polars surnaturels sont légion ; quand on choisit d’explorer ce filon, il faut y mettre de l’originalité ou s’abstenir. Les aspects les plus intéressants sont laissés de côté. Les réponses à certaines questions concernant l’histoire personnelle de McLean sont peut-être réservées à une éventuelle suite. Quant aux zones d’ombre bien pratiques ou explications capillotractées qui font tenir l’ensemble, il faudra faire avec.
Tout est trop prévisible dans ce roman, pas le moindre rebondissement ne m’a surprise, et ce n’est pas ce que j’attends d’un polar. Cela part un peu dans tous les sens à un moment, plus focalisé sur la vie plan-plan du personnage principal que sur les enquêtes. Comme celui-ci manque de relief, ça ne passe pas vraiment.
Tony McLean, inspecteur à la criminelle, est assez distant. Il reste en papier en quelque sorte, tel une ébauche. On a envie de s’attacher à lui, mais il manque quelque chose. Il est un peu falot et a des réactions étranges pour son âge. Les personnages secondaires ne sont pas plus étoffés, versant même davantage encore dans la caricature. Ils ne sont pas spécialement sympathiques ou attachants, ce qui est problématique dans le cas d’une série de livres puisque nous sommes appelés à les revoir.
Tout comme l’histoire, le style est plat. Certaines tournures m’ont laissée perplexe tant elles paraissaient être le résultat d’une traduction mot à mot. C’est agaçant, mais ce récit est de ceux qui se lisent vite sans rester plus longtemps en mémoire. De mort naturelle est un polar de plage qu’on peut poser sans regret et reprendre sans avoir à craindre d’avoir perdu le fil.
Malgré tous ces défauts, la lecture reste distrayante, néanmoins ce n’est pas l’idée que je me fais d’un thriller et je pense que les habitués du genre n’y trouveront pas leur compte. Si suite il y a, je lui donnerai peut-être une chance pour tenter de ne pas demeurer sur une mauvaise impression, mais sans grand enthousiasme.


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