samedi 31 décembre 2011

La bande de la belle Alliette

Souvenir judiciaire.
Un roman d'Eugène Chavette, visiblement tiré d'un fait réel.

Quatrième de couverture :
Nous sommes en 1838, à Paris. Le «Vieillard» sort du bagne, déjà serré au plus près par deux agents de la Sûreté. Il rejoint une bande de voleurs qui élaborent un coup qu'ils pensent facile et enrichissant. Nos deux agents se joignent à eux, se faisant passer pour des malfrats. Mais la vie réserve parfois de surprises, et ils en auront tous leur comptant...

La petite histoire, avant que je vous donne mon avis sur cet ouvrage...
Il me fallait un ultime classique pour terminer, à la dernière minute comme il est d'usage pour moi, le défi lecture d'ABFA et Vampires & Sorcières. J'avais choisi Moll Flanders, un bon vieux pavé, mais pour diverses raisons ne me suis que peu avancée dans cette lecture... Alors je me suis dit qu'un truc rapide à lire, un polar par exemple, ça ne me ferait pas de mal. La dernière minute décidée à s'écouler bien trop vite j'ai dû faire avec ce que j'ai trouvé ce matin pour me débarrasser de la corvée...
Cruelle erreur.
Lecteurs, lectrices, ne soyez jamais fainéants, même à l'approche du réveillon quand vous avez mille choses à faire.
Parce que j'aurais pu choisir un bon vieux Agatha Christie, Maurice Leblanc ou Conan Doyle et que nenni, j'ai voulu un truc que je n'avais pas déjà lu...
Enfin bref, vous verrez bien que je l'ai payé, j'ai pourri ma matinée avec ça, alors écoutez mon conseil : Ne soyez jamais de fainéants lecteurs.

Franchement, ça avait l'air sympa... Ça sentait le roman noir populaire, ce qui n'est pas pour me déplaire. Roublardises, magouilles et coups fumants, un brin d'argot, des personnages qui paraissaient piquants et gouailleurs, un style vif...
Ouais, bon, tout ça c'était au début.
Le style vif devient vite lapidaire, sans élégance, intérêt ou raffinement quelconque. Il se fait même pénible tant il finit par ressembler à une lente énumération de faits. Le compte-rendu final du procès est tout particulièrement indigeste.
Alors oui je comprends la nécessité de coller aux faits puisque l'ouvrage est inspiré d'une affaire réelle (ce que je ne savais malheureusement pas en tournant ma première page), mais entre la partie romancée déjà pas terrible en soi, avec ses morceaux de récits découpés à l'emporte-pièce, et les notes du procès qu'on nous sert sans la moindre mise en forme, on peut difficilement faire plus mal écrit. C'est à se demander pourquoi vouloir tirer un roman de cette histoire si l'on n'en exploite pas la matière.
Ce texte n'a ni l'attrait du roman, ni l'intérêt du documentaire qui décortiquerait une affaire judiciaire de façon pointue et objective.
Et les personnages... Pourtant intéressants au départ ils perdent vite toute substance. Que ce soit le chef de bande, la beauté un peu trop futée, le flic têtu ou le gamin désespérant de cynisme, tous, après avoir pourtant harponné mon attention, ont fini par me lasser irrémédiablement. C'est à croire qu'à mi-chemin de son récit l'auteur avait décidé de torcher le tout vite fait.
J'ai donc fait de même avec ma lecture et espère l'oublier bien vite.
Je n'ai rien trouvé qui précise quel était le but de l'auteur ou les circonstances dans lesquelles ce roman est né. Donc si vous pouvez remédier à mon inculture, ne vous gênez pas. J'avoue que ça m'a laissée perplexe.

Mais c'est avec cette purge que je termine néanmoins le défi lecture ABFA et V&S 2011.
J'espère que celui de 2012 se finira sur une meilleure note.

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