vendredi 9 août 2013

Roji ! T2

Un manga de Keisuke Kotobuki, publié chez Ki-oon.


Roji ! 2




À Kamishiro, la vie suit tranquillement son cours. Tranquillement ? Pas si sûr ! Alors qu’elles recherchent un peu d’ombre, Yuzu, Karin et Azusa découvrent une mystérieuse galerie. À l’intérieur, une étrange gravure les attend… Aurait-elle un lien avec tous les phénomènes inexpliqués qui ont lieu en ville depuis quelque temps ?
Une chose est certaine, nos détectives en herbe ne sont pas au bout de leurs surprises !



Pour mieux saisir la façon dont je perçois l’évolution de cette série, je vous invite à lire mon avis sur le tome 1.


Le premier volume de Roji ! m’avait laissé une impression mitigée. Je n’étais pas sûre de lire la suite malgré les qualités de ce manga et si je n’avais pas pensé, à tort, qu’il s’agissait d’un dyptique, je ne m’y serais pas essayée.
La formule est toujours la même, chaque chapitre proposant une petite histoire, mais elles sont moins indépendantes les unes des autres. Par contre, petite déception, j’espérais une suite directe du précédent volume car le dernier chapitre semblait s’ouvrir sur quelque chose d’important. Ça n’a pas été le cas, mais l’histoire est globalement restée dans la continuité, jusqu’à revenir brièvement à ce point-là. On apprend de nouvelles choses sur la présence des fées et la magie dans la ville de Kamishiro, mais rien de très concret.
Cela étant dit, j’ai trouvé le deuxième tome mieux construit et plus abouti. Même si je suis définitivement trop vieille pour ce manga, l’amélioration demeure notable.
Dans ce tome 2 on retrouve Yuzu, Karin et toute leur bande de copains, toujours prêts à faire les quatre cents coups. Zanzibar le chat est moins présent, mais il paraît surveiller les enfants. Le merveilleux, diffus et éthéré dans le premier volume, semble imprégner de plus en plus le petit univers des gamins, jusqu’à ce qu’ils ne puissent plus l’ignorer ou le croire sorti de leur imagination. C’est heureux car cela nous offre des histoires plus étoffées et l’on voit que finalement les trames de toutes ces petites anecdotes qui construisaient le tome 1 sont liées entre elles. Certes on pouvait déjà le deviner, mais cela restait très superficiel et les histoires semblaient laissées de côté sans avoir révélé leur potentiel. Yuzu commence à s’interroger et, de fait, à chercher des réponses. Nous n’en obtenons pas vraiment, mais ça donne à ce manga un regain d’intérêt.
Les personnages sont toujours aussi mignons, ils deviennent même plus attachants, et, avec ses couleurs vives et son ambiance lumineuse, ils font de cet ouvrage une lecture très agréable pour des enfants. Mais c’est la fantaisie légère et joyeuse qui nimbe toutes ces petites histoires qui fait définitivement le charme de ce manga.
Ma curiosité a été légèrement piquée par ces deux premiers tomes, mais je ne pense pas lire la suite. Cela manque trop de profondeur à mon goût. Cependant, si la série continue d’évoluer ainsi, nul doute qu’elle ravira les enfants de six à dix ans. Je ne pensais pas cela après lecture du premier volume car la superficialité des récits, qui souvent se terminaient en queue de poisson ne semblaient pas de nature à réellement capter, et surtout garder, l'attention de jeunes enfants. A eux de voir s'ils veulent bien donner sa chance à cette série.

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