vendredi 30 mars 2018

Élixir de nouvelles steampunk

Un recueil de Delphine Schmitz, publié chez Séma éditions.

Présentation de l'éditeur :
Dans ce monde de vapeur et de rouages où science et magie se côtoient, vous rencontrerez des inventeurs plus loufoques les uns que les autres, parfois charmants, d'autres fois terrifiants. Vous découvrirez un appareil photographique qui n'en fait qu'à sa tête, un sous-marin en quête de créatures fabuleuses, un musée de cire où les statues prennent vie, le premier ordinateur de l'Histoire, et bien d'autres choses encore. Au fur et à mesure de votre lecture, d'étranges liens entre les textes éveilleront votre intérêt. Vous ne pourrez vous empêcher de remarquer la présence fugace mais récurrente de mystérieux matériaux aux étonnants pouvoirs. Et si la dernière nouvelle vous livrait leur secret ?
Quelle excellente surprise que ce recueil ! Je survole généralement les quatrièmes de couverture et je ne savais pas trop à quoi m’attendre, mais du steampunk et des nouvelles… cela suffisait à me convaincre. Quel ne fut pas mon étonnement au fil de ma lecture en constatant qu’en fait cet ouvrage est presque un fix up. Il faut dire que j’étais frustrée à la fin de la première nouvelle, mécontente d’en rester à cette chute abrupte. Alors, quand j’ai vu que l’histoire n’était finalement pas totalement en suspens, cela m’a ravie.
Les liens entre les textes sont subtils, à peine évoqués dans les premiers récits, puis de plus en plus prégnants. Cette façon de construire l’univers, comme une toile d’araignée dans laquelle le lecteur se laisse prendre puis entraîner jusqu’au centre, m’a beaucoup plu. J’ai adoré regarder le motif se dessiner, chercher à comprendre l’origine des artefacts qui hantent ces histoires, dénicher les liens entre les personnages, retrouver ces derniers, parfois, dans une autre histoire. Il faut dire que certains parviennent en peu de pages à se rendre très attachants.
L’écriture de Delphine Schmitz est très agréable et donne l’impression d’écouter une conteuse. Son imaginaire m’a tout de suite séduite.
Tout cela contribue à impliquer le lecteur et les pages se tournent de plus en plus vite. On se sent un peu triste quand arrive la fin, mais content.
Dans ce tissage uchronique vous verrez des inventions étonnantes (et des matières qui le sont tout autant), des amours transcendant la mort, des automates (évidemment), un super-héros comme on les aime (c’est un ptéranodon, pas une chauve-souris bon sang !), un pirate damné, vous suivrez des enquêtes, voyagerez dans un sous-marin, vous attendrirez parfois et, avec les personnages, tenterez de changer le cours du temps.
Je vous conseille chaleureusement cette très chouette lecture, même si vous n’êtes pas amateurs de nouvelles, vous tomberez sans nul doute sous le charme de cet univers haut-en-couleur.

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